Les épopées de Bloodlust Métal

14 décembre 2018

CR épisode 27, 371 dN

Le champ de bataille autour de lui est couvert de cadavres désarticulés que les corbeaux se disputent déjà. Mais Alberine de Verte la cour n'en a cure. Tout est fini. Il sourit tristement en regardant son glaive brisé avant de le jeter au loin et entreprend maladroitement de se débarrasser de son armure cabossée. Les vainqueurs s'approchent et il tente de se relever. Hors de question de les accueillir à genoux. Pourtant il le faudra. Alberine vient de s'apercevoir que deux flèches se sont fichées dans sa jambe gauche.

"Encore une belle journée sur les plaines de Centre Pôle n'est-ce pas Alberine ?"

Le général vaincu lève les yeux vers celui qui vient de lui parler. Le Suradar Ancelin n'est plus tout jeune et lui aussi est blessé à la jambe. Mais il a encore le port fier. La victoire peut ainsi insuffler des traits de noblesse même à un roturier de basse naissance. Le rustre a sciemment négligé d'utiliser le titre de noblesse d'Alberine quand il s'est adressé à lui. Peu importe. Il est plus que temps d'en finir.

D'un geste souple, Le suradar sort son glaive en savourant le moment. Ce n'est pas tous les jours qu'on exécute un noble scélérat sous les remparts de Pôle.

"Merci Suradar Ancelin se sera tout."

Celui qui vient de suspendre le point final de cette matinée sanglante ne porte pas d'armure. Il est vêtu comme un noble et en a tous les atours. Le visage flasque et la démarche usée, l'homme se dirige vers Alberine et congédie Ancelin comme s'il n'avait jamais été qu'un laquais de bas étage.

"Vous autres, relevez le seigneur de Verte la cour. Croyez-vous qu'il soit normal que le chef d'une des plus illustres familles de l'Empire soir en train de patauger dans son sang au milieu de ces relents de mort !"

Il Porte une main boudinée à son visage et enfouit son gros nez dans un mouchoir de soie parfumé pour illustrer son dégoût. Les serviteurs qui l'accompagnent se chargent immédiatement de placer Alberine sur une charrette et le conduisent avec déférence jusqu'au campement des vainqueurs. Dans la plaine, le noble joufflu écoute d'une oreille satisfaite les hurlements des ennemis blessés que l'on achève méthodiquement.

Alors que le soleil se couche, Alberine ouvre les yeux. Il est soigné mais encore grogui par les épices médicales qu'on lui a administrés. Il est néanmoins assez lucide pour réceptionner dans la douleur son statut de prisonnier. Il est sous une tente militaire qu'il occupe seul avec un esclave qui range du matériel. Alberine allait lui adresser la parole quand le noble bedonnant fait son entrée, un plateau de fruits dans une main et une cruche de vin dans l'autre.

"Guéran de la Treille, favori et premier conseiller de feu l'empereur, de feu tous les empereurs et impératrices d'aussi loin que je me souvienne. Peut-on savoir ce qui me vaut le déplaisir d'être encore en vie ?" Alberine s'était redressé sur sa couchette. Cette fois avec succès.

Guéran s'assied en face de lui. Il remplit deux coupe finement ouvragées de nectar odorant puis  installe le plateau sur un guéridon à portée de main.

"Alberine mon ami c'est ton jour de chance car tu es vaincu. Tu es vaincu et cela signifie que tu peux ramener la stabilité dans l'Empire. Non non non ne m'interromps pas, nous avons peu de temps. Les troupes loyales à Helmuth III sont depuis ce matin maîtresse de Centre Pôle. Nous avons donc repris les routes, les centres de production agricole et les réserves de grains. Pourtant Pôle est toujours aux mains de l'usurpatrice, cette gamine imbuvable dont tu as fait ton impératrice avec tes amis Agrippa et de Plane. Il est hors de question d'assiéger la capitale et encore moins de la prendre d'assaut, tes amis y sont encore retranchés et une attaque frontale sur la capitale avec Agrippa et de Plane dans notre dos ne peut qu'être un désastre. L'image serait catastrophique et nous avons besoin du soutien du peuple. Aussi allons-nous procéder autrement."

Le gros noble engouffre une poignée de dattes et reprend ses explications.

"Tes compagnons Flérin et Bérine sont toujours aux forts. Depuis deux ans maintenant, ils se sont installés dans la région et tentent de fédérer les clans du nord. Ils jouissent d'une certaine aura de prestige depuis qu'ils ont stoppé les piorads lors de leur arrivée. Tout est question d'opportunité semble-t-il... "

Cette fois-ci, c'est une grappe de raisin qui est engloutie goulûment.

"Tu es ruiné Alberine. Ta famille et tes proches sont entre nos mains. Tes biens en dehors de Pôle sont nôtres désormais. Mais rien de tout cela ne doit être définitif. J'ai envoyé mes légions personnelles aux Brumes. Nous y serons rassemblés dans quelques mois. Voilà ce que tu vas faire mon ami : Nous allons te confier la XVII gloire."

Alberine lève un sourcil d'un air étonné. La manigance va dont enfin lui être révélée.

"Avec tu vas te rendre directement au château de la vieille pour soutenir tes compagnons de toujours face à l'assaut qui va venir.

- Tu me confies une gloire pour aller renforcer les troupes du fort qui sont déjà nombreuses et bien installées avec en plus le soutien très probable des clans des Marches et...

- Laisse-moi finir, l'interrompt Guéran! Tu vas voir, la fin va te plaire ! Une fois que tu es dedans nous donnons l'assaut et, au moment le plus opportun (et je te fais confiance sur ce point !) tu te retournes contre les rebelles, tu les massacres jusqu'au dernier et te voilà pardonné ! Tes terres et ta famille te sont rendues, tu deviens conseiller de l'empereur et ton nom retourne luire au soleil de la gloire des favoris de l’empereur !

- Jamais ! Pour qui me prends tu immonde chien ?!

- Allons allons ... Nous pouvons nous passer des insultes de soudards. Reprends-toi Alberine. Je te prends pour quelqu'un qui n'a pas le choix. Ne sois pas stupide. Tu ne veux pas que tes filles soient vendues sur un marché pas plus que tu ne veux finir dans une arène avec tous tes proches capables d'offrir une opposition rafraîchissante à quelques tigres ou à un crotale géant. "

Alberine transpire soudain abondamment alors que Guérin de la Treille lui sert son regard le plus affable. Le double menton du vainqueur gigote de façon grotesque lorsqu'il s'adresse une nouvelle fois à son interlocuteur :

"Alors mon ami ? Comment allons procéder ?"

 

Presque deux ans plus tard...

Strégus et ses compagnons décident d'en finir une fois pour toutes avec Proback. Pour ce faire, ils décident de massacrer des sentinelles et de s'infiltrer dans le campement à l'aide de leurs frusques. Ils sont rejoints par Maecius qui a fini par retrouver leur trace après avoir escorté quelques convois d'or pour le compte des Agrippa. Un quatrième Porteur ne sera pas de trop. Le groupe lui apprend la mort de Marmaille ce qui plonge le védar dans une grande tristesse.

Dans un ruisseau gelé, des barbares tente d'attraper de saumons. Aussi Strégus choisit-il de commencer par supprimer discrètement ceux qui passent leur tour et se réchauffent près du feu. Deux hommes sont ainsi éliminés en silence. Les trois autres Porteurs chargent et massacrent avec une sauvagerie rare les sentinelles négligentes.

Avec plus ou moins de talent, ils se griment en barbare. Opération complexe pour Kikou le gadhar qui n'a pas la couleur conforme à un groupe de barbares nordique.

Dans le campement, ils décident de s'approcher au maximum de leur cible pour l'éliminer rapidement. Sans chef, la menace barbare sera écartée. Un plan simple est mis sur pied : Magnus ira dans les montagnes attendre Kikou qui s'y téléportera après avoir tué Proback. Strégus et Maecius profiteront de la diversion pour empoisonner les vivres avant de lever le camp eux aussi.

Mais avant cela, Maecius et Strégus laisse trainer leurs oreilles. Ils apprennent que cette troupe est attendu par des bateaux qui vont leur faire traverser la baie XXXXXXXXXXXXX Pour prendre le château de la vieille à revers. Ainsi, ils savent parfaitement comment faire mal aux dérigions retranchés au pire moment. Il s'agit d'une opération préparée par un type à la lèvre fendue.

Kikou utilise la manière forte, brutale et efficace que Constance affectionne tant : Il se téléporte au milieu du conseil des chefs de clans, explose littéralement Proback et se téléporte à nouveau, cette fois en haut de la colline près de Magnus.

Le désordre s'installe immédiatement et déjà les clans barbares se disputent la tête de l'expédition. Strégus en profite pour empoisonner les tonneaux d'eau et d'alcool pendant que Maecius jette de l'huile sur le feu. Rapidement, la situation devient incontrôlable et les pillages, les règlements de comptes et les désertions se multiplient.

Après une brève poursuite (initiée par Maecius pour dégager le noyau dur des fidèles de Proback), Kikou et Magnus sont à l'abri. Ils sont rejoints par leur deux compagnons et ensemble, ils remettent en route vers la chaîne des forts. Les troupes de Proback sont dispersées et le peu qui reste a vidé les réserves dans la nuit. Vu la quantité de poison dispersée par Strégus, ils ne se réveilleront pas demain matin.

Les semaines passent au cœur des Crèts des cendres et les voilà enfin de retour sur les remparts du fort de la vieille. Là les nouvelles arrivent. Tout d'abord Chandu et le borgne ont accompli leur mission : Invall, le chef de Hen est mort. Bon, ils sont revenus tous les deux en pièces détachées donc les habitants de Hen savent d'où vient le coup. C'est pénible mais ils sont désorganisés. Du côté de Skagen, Arnüll, l'hysnaton Porteur de Skern a été informé sur la teneur fallacieuse du document qui fait de lui le gouverneur des basses Marches. Un type à la lèvre fendue lui aurait expliqué qu'elle était signée par un empereur mort depuis trois semaines au moment de la production du dit document. Le chef de clan est très en colère. A Svep, Elrick a défié Philbert, son oncle, et grâce aux épices de Strégus, il était à deux doigts de le vaincre. Malheureusement, il s'est fait éclater le crâne et a été cloué sur la palissade du village (le jeune aiglon crucifié de la vision de Messager vient d'être trouvé).

Bref, le nord n'est pas un soutien mais un joyeux bordel prêt à exploser.

Maecius fait le tour des bordels d'Okpala et prépare les défenses avec Strégus. Sur le front de Cassar l'avant garde harcèle déjà les troupes de la Treille. Elle ne va pas tarder à battre en retraite. Des scorpions et quelques lance projectiles ont été fabriqués. Et puis l'ennemi est là.

Les trébuchets assomment le fort sous les jets de pierres puis viennent les échanges de volées de flèches. Et enfin l'assaut. Les murailles sont prises d'assaut.

Le combat semble se stabiliser quand soudain, deux événements viennent créer du déséquilibre. Tout d'abord les portes sont entrouvertes accidentellement suite à une fausse manœuvre et des troupes de la Treille pénètrent le fortin. Le corps à corps s'engage dans la cour. A l'extérieur, le monstre à neuf bras qui gardait la citadelle naine vient de remonter la piste des Porteurs qui lui ont échappé il y a quelques mois. Le monstre fait des ravages dans les rangs adverses mais veux lui aussi franchir les remparts.

Maecius fonce vers un scorpion pour empaler le monstre tandis que Kikou se téléporte dehors pour détruire le bélier qui tente de briser la porte tout juste renforcée.

Magnus lui, va dormir. Il a fait murer légèrement le passage secret qui permet de quitter les lieux pour ne pas se faire prendre à revers de ce côté-là et espère une vision de Messager. La chose ne tarde pas. Le Porteur apprend que dans une heure ou deux tout au plus, Arnüll sera là avec ses troupes accompagnées par un homme à la lèvre fendu que Magnus voit enfin !

Mais quand il se réveille enfin, les choses vont mal. Le monstre est inarrêtable, la cour est envahie et Maecius est à terre dans son sang grièvement blessé. Couvert par Kikou et Strégus, Maecius court vers son compagnon pour lui porter secours alors que Loupéo peine à le porter.

Soudain, un son retenti. C'est Albérine de Verte la cour qui souffle lui-même dans un gigantesque cor. A ce signal, ses hommes se retournent contre ceux d'Agrippa et de Plane en une effroyable trahison ! En quelques coups de glaives, la situation passe de périlleuse à désespérées. Une fois près de Maecius, Magnus remonte avec ses compagnons jusqu'au passage secret. En route, ils croisent un groupe de fidèles soldats qui portent Flérin Agrippa sérieusement blessé et Bérine de Plane au bord du suicide. Magnus et les Porteurs conduisent tout ce beau monde dans la grotte où ils détruisent le mur pour rejoindre les terres du nord après quelques kilomètres de marche dans les ténèbres. Maecius et Flérin sont soignés pour le mieux mais leur état est très préoccupant.

Au fort de la vieille tout est fini, le suradar Ancelin est victorieux une fois de plus et déjà un messager part annoncer la nouvelle à Guéran de la Treille.

 

Interlude

Les bijoux en or rebondissent en tintinnabulant sur la table de fortune qui trône au milieu de la tente de commandement.

"C'est tout ?"

Albérine de Verte la cour regarde l'homme à la lèvre fendue avec une lueur de colère.

"C'est tout ce qu'ils m'ont laissé Castir. Tu devras faire avec. A toi de retourner les clans du nord contre nos ennemis. A toi de récupérer la frustration des barbares vaincus pour l'utiliser comme une arme. Tu es mon meilleur homme. Porteur de Salamec, le bâton dieu dont la roublardise n'est plus à prouver. Toi seul, avec un tel compagnon, peut préparer le terrain pour la gloire que je commande."

- Vous auriez dû choisir la mort.

- Je sais Castir. Mais celle de ma famille, de mon nom, de tout ce que mes ancêtres ont bâti. Les choses sont ainsi, nous devons faire avec.

Le balafré replonge son regard sur la joaillerie brillante en caressant son arme dieu avec son pouce.

"Ils font très dérigions dans le style. Si quelqu'un les trouve sur un barbare, les soupçons...

- Je n'ai que faire des soupçons ! S'emporta Albérine. Il faut aller vite. Les barbares produisent de l'artisanat de qualité, arrange-toi pour qu'ils en vendent beaucoup plus, joue de tes contacts à Pôle, la petite noblesse raffole de ces accessoires primitifs. Pars maintenant."

L'homme se lève lentement en s'appuyant sur Salamec, fait signe aux serviteurs de remplir les malles avec l'or et se dirige vers les tentures qui masquent la sortie de la tente commandement. Au moment où les bourrasques gelées de l'hivers allaient engloutir sa frêle silhouette, Albérine l'apostropha d'une phrase.

"C'est notre seule chance Castir. Si nous échouons nous sommes perdus.

L'homme à la lèvre fendue s'arrête pour écouter une remarque de son Arme mais ne semble pas vouloir se retourner pour faire face à son chef. Cela le priverait de la caresse rude du vent des Prudences.

- Je sais mon seigneur. Je sais.

 

 

 

Epilogue.

La fièvre a commencé à gagner Flérin Agrippa et elle a fini par l'emporter. Le délire qui a rapidement rongé son esprit ne lui a pas permis de révéler l'endroit où il avait caché son or. Maecius sombre lui aussi dans le délire de la fièvre malgré les soins de ses camarades. Le groupe est traqué pendant des jours et des nuits ce qui l'oblige à fuir toujours plus loin vers le nord jusqu'à ce que les dérigions abandonnent enfin pour laisser le rôle de traqueur aux loups, à l'hiver et aux piorads. La troupe de fuyards perd encore cinq braves soldats dont Loupéo le manchot, tué par le froid, avant de se retrouver cernée par des piorads avinés sur un tertre au centre duquel gît une ruine. Le salut vient des thunks qui massacrent les assaillants avant de soigner Maecius de sa fièvre et de conduire le groupe de survivants toujours plus loin vers le nord.

Au château de la vieille Albérine et le Suradar Ancelin sont bien obligés de cohabiter malgré les rancunes. D'autant plus qu'Ancelin est le nouveau Porteur d'une lance dieu fidèle à l'empire qui répond au nom de Pomélius. Les tensions sont importantes mais la situation est stabilisée.

A Pôle, Helmuth III monte sur le trône. Beléa I est noyée dans un abreuvoir et ses fidèles massacrés. Les de Plane survivants sont réduits à l'état de gladiateurs et les Agrippa épargnés sont exilés sans le moindre bien. Tous sont destitué de leur titre de noblesse.

Les de la Treille ont tenu parole et les Verte la cour reçoivent pardon et honneur pour leur rôle dans le succès de cette bataille qui met un terme à presque quatre ans de guerre fratricide.

Dans une yourte sommaire, parmi les chasseurs thunks, Messager savoure sa victoire. La chaîne des forts est plus puissante que jamais et aucun Piorad ne pourra la franchir avant des siècles. Pôle ne sera pas rasée et la barbarie ne s'installera pas au sud du continent. Son projet de route est lancé, plus vivace que jamais. Et le désarroi de son Porteur ne lui pose aucun problème. La dague dieu doit maintenant attendre d'avoir de nouvelles visions du futur qui lui diront quand et comment agir. En attendant, Messager va regarder vieillir ses prochains Porteurs jusqu'à ce que l'un d'entre eux le conduise à la tête de la route du sud et vers son glorieux futur.

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Anecdotes épisode 27

Thex (mj): bon aller on joue!

Joh (Magnus): Ben on attend pas lemicro?

Thex (Mj): Pour quoi faire? Il va venir, il va crever et puis voilà.

Zell (Strégus): Pas faux.

 

Thex (Mj): Un pote qui se met en couple, c'est un pote que tu perds.

 

Combat contre sept barbares. Durée de l’affrontement : un round. Bilan de Joh (Magnus):

Faudra faire attention quand même, ils ont l'air coriace ces barbares !

 

Kikou (Lemicro): Il est crevé, il est claqué, il est décédé. Je suis vivant. Je suis mieux.

 

Thex (Mj): Alors tu infiltres les piorads mais face à ces grands vikings de type scandinave tu te souviens que tu es noir!

Kikou (Lemicro): Je crois que vous êtes tous racistes! Voilà ce que je crois! Parrrrrfaitement!

 

Maecius (Trem): Il faut buter Proback au milieu de ses hommes.

Stregus (Zell): Si tu veux le buter, je peux te proposer un truc simple...

Kikou (Lemicro): ... Tu peux te sacrifier.

 

Kikou (Lemicro): Téléporte. Je nique le chef. Retéléporte. Les mecs me poursuivent. Qui vient avec moi?

 

Thex (Mj): Bon bougez-vous on va pas y passer la soirée!

Trem (Maecius): Mais on réfléchit pour que Lemicro s'en sorte!

Thex (Mj): Mais qu'est-ce qu'on peut bien en avoir à foutre!?

 

Lemicro (Lemicro): Ce sont nos nouveaux anciens amis. C'est les mecs qu'on va pas trahir.

 

Maecius (Trem): Ils sont combien?

Paysan pnj (Thex): Mille ou deux mille peut être.

Kikou (Lemicro): Aïe. Deux mille on fait pas.

 

Lemicro (Lemicro): Est-ce qu'on est sûr que le nord ne va pas nous emmerder?

Trem (Maecius): On est SUR que le nord va nous emmerder!

 

Jet de combat.

Trem (Maecius): 13!

Zell (Strégus): Mais pourquoi es-tu aussi faible?

 

Loupéo pnj (Thex): Courage Maecius, je te mets à l'abri. Tu es mon meilleur ami!

Maecius (Trem): C'est sympa! Surtout si on considère que tu pourrais récupérer mon business si j'y reste.

Loupéo pnj (Thex): ... ... Crève!

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30 octobre 2018

Mélancolie

Tooled rondel dagger sheath by 3wunder

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Skern

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29 octobre 2018

CR épisode 26, 371 dN

Du sang sur la neige.

Strégus décide avec Flérin Agrippa d'envoyer les assassins Chandu et le Borgne régler le problème d'Invall. Pour le reste, les Marches devront se débrouiller car la légion choisit de lancer les Porteurs au sud, dans les Prudences et dans les Crèts pour traquer et tuer Proback et ainsi éliminer cette menace et laisser arriver les ressources jusqu'au fort. Maecius restera au fort avec Okpala. La capacité de l'Arme à détecter le danger permet à Agrippa et de Plane de mieux dormir la nuit.

Les trois Porteurs passent donc sous la statue de Victorius (construite par son père pour saluer sa mémoire) et descendent jusqu'au pont de Cassar (ou ce qu'il en reste). Là, ils rencontrent un accueil froid. Les habitants n'ont pas digéré les saccages de leur village et de leur pont par les barbares qui ont franchi la chaîne des forts l'an dernier. Strégus laisse un peu d'or pour redorer l'image de la légion et le petit groupe traverse la rivière sur un bac chancelant.

 

Quelques jours plus tard, ils croisent un convoi de pierres escorté par une douzaine de gaillards. Ces derniers leur apprennent qu'ils ont été attaqué par des barbares et que les corps sont encore sur le bord de la route à deux jours de marche. Strégus leur conseil d'attendre que le pont mobile soit construit à Cassar plutôt que d'utiliser le bac, parce que pierre par pierre, il va leur falloir un an pour passer.

Les corps sont effectivement là où le mercenaire le leur a indiqué. Ils décident de partir de là pour rejoindre la scierie qu'ils ont déjà fréquentée il y a quelques mois. Lamar, le chef des ouvriers les reçoit et leur donne les nouvelles du coin contre un peu d'or. Le suradar Ancelin, qui commande les troupes des de la Treille est passé seul pour poser des questions sur des convois de contrebande. Etrange. Il ne sait rien des barbares et ne veut pas s'y frotter. Par contre il y a à l'est un village appelé La Teigne. Ils en sauront plus là-bas peut être.

Magnus décide de demander une vision du futur à Messager. Celui-ci la lui donne de façon énigmatique : une vieille femme poursuivie par un loup dans les bois. Un piège écrase le loup et la vieille est sauvée. Puis un aiglon mort cloué sur une palissade. Très flou.

En route dans les Crèts, ils aperçoivent au loin une troupe de soldat en route vers les forts. Au moins cinq mille hommes. Les de la Treille ont fini d'attendre, l’avenir de l'empire va se jouer sur la chaîne.

 

Le groupe se rend donc à La Teigne où ils reçoivent un accueil froid. Immédiatement, ils se dirigent vers la tour en pierre qui surplombe les maisons. Ils y rencontrent Drenil, le seigneur local, très hostile à la présence de dérigions en cette période troublée d'autant plus que ces dérigions sont des Porteurs. Il ne connait pas de Proback et leur demande de partir. Ils auront l'hospitalité pour la nuit mais demain ils devront quitter les lieux. Drenil demande alors à sa servante Mirdrille de s'occuper des chevaux des visiteurs. Immédiatement, Magnus reconnait en elle la femme de sa vision. Marmaille décide de la filer pour la garder à l'œil pendant que Magnus et Strégus iront à l'auberge.

Marmaille n'a pas à attendre trop longtemps pour la voir la vieille Mirdrille filer dans les bois. La femme se sait suivie et fonce à toute allure pour précipiter Marmaille dans un piège. Ce dernier manque de se faire écraser par un rocher mais la vision de Messager l'avait mis en garde. Il voit finalement sa cible rencontrer un piorad qui la paie pour ses informations. Sur le chemin du retour, elle tombe entre les griffes de Marmaille et lui avoue sans tarder qu'elle a prévenu les pillards de la présence des Porteurs à La Teigne. Elle espionne les environs pour eux. Marmaille l'assomme et la ramène dans sa tanière.

Pendant ce temps, Strégus et Magnus dilapident leur or à la taverne. Rapidement, ils deviennent le centre d'attraction du bourg et apprennent que ce bon Suradar Ancelin est venu poser des questions sur des convois et que justement, il y a un convoi de contrebandiers étrange en ville. L'escorte dort avec le chariot dans une étable et les marchands (qui sont plus probablement des guides) dorment à l'étage dans le dortoir. Ils apprennent aussi qu'un autre village, un peu au nord, appelé Durguette, appartient à Drenil. Troussant la gueuse locale pour se détendre, les deux soldats doivent abandonner leurs réjouissances pour répondre à l'appel de Constance : Marmaille a ramené la vieille.

Ils se retrouvent donc dans la chaumière de la captive où ils se restaurent de quelques pommes. Mirdrille se réveille et répète ses informations mais un stylet vient traverser son crâne d'un coup sec. C'est Drenil qui vient de tuer sa traitresse de servante et accuse les dérigions d'être de mèche avec elle ! Il est le Porteur de Mélancolie, un stylet dieu inconnu mais qui semble lui donner le courage de faire face à trois autres Armes. Ces dernières dialoguent d'ailleurs entre elles pendant que les mortels échangent des menaces. Finalement, comprenant que personne n'est de mèche avec les pillards, Drenil se fond dans le mur et quitte les lieux en rappelant aux indésirables qu'ils ont jusqu'à demain midi pour quitter les lieux.

Magnus va alors voir la sentinelle qui garde le convoi mystérieux. Il s'agit d'un ami de son père qui le reconnait immédiatement ! Il explique qu'il doit mettre à l'abri des effets personnels de Flérin Agrippa quelque part dans les montagnes au nord de la chaîne. Changeant radicalement d'objectif, le groupe décide de filer de loin ce convoi pour assurer sa sécurité.

 

Les choses ne trainent pas, quelques heures de route plus tard, des bruits de combat se font entendre. Magnus et Marmaille chargeront à droite, Strégus, à gauche. Leurs adversaires sont une vingtaine, les hommes d'escorte onze. Ça devrait passer.

Le combat est pourtant rude et ils identifient rapidement les assaillants : des légionnaires. Strégus capture leur chef mais ce dernier refuse de donner l'ordre de se rendre. Pendant ce temps Marmaille est désarçonné et finit au sol. Le malheureux hysnaton n'arrive pas à se défendre face aux dizaines de coups de glaive qui l'assaillent. Il meurt sous le nombre.

Magnus et Strégus, appuyés par les membres de l'escorte reprennent le dessus et un coup d'exal particulièrement violent achève les blessés. Voyant que le chef des assaillants n'hésite pas à se trancher la gorge, Magnus tente de capturer le dernier survivant mais le soldat est plus rapide et s'enfonce son glaive entre les côtes. Un gadhar, membre de l'escorte Agrippa ramasse Constance qui pleure son ancien Porteur bien aimé. Il s'appelle Kikou et quitte ses camarades comme ces derniers s'y attendaient. C'est le destin de tout Porteur que de partir. Magnus reconnait parmi les morts des compagnons d’arme : Ces hommes sont des de la Treille sous les ordres du Suradar Ancelin.

Les survivants décident d'enterrer tout le monde sur place et Magnus soigne efficacement les blessés. Se séparant du convoi, ils font route vers Durguette. Ici aussi l'accueil et froid et quand ils leur parlent des pillards barbares, les villageois expliquent qu'ils font surtout de la petite rapine pour voler des vivres. Cela étonne les Porteurs qui décident d'aller voir sur les lieux d'une attaque de troupeaux.

 

Les bergers ont été massacrés et le troupeau volé. Mais le plus étonnant dans ces traces, c'est le nombre de pillards. Magnus et Strégus évaluent cette troupe à une cinquantaine d'individus. Cinquante barbares pour tuer quatre bergers et voler quelques moutons ? Sans même mettre le village à sac ? Les trois Porteurs vont donc suivre leurs traces pour en avoir le cœur net.

Et les conclusions ne se font pas attendre. Dans une vallée, ils voient Proback haranguer presque un millier de barbares déchus dont un paquet de piorads. Les renégats font des stocks de vivres et se dirigent vers le nord. Une menace supplémentaire plane sur les forts.

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Anecdotes épisode 26

Joh (Magnus): Filips, il était bon. En fait, je le voyais comme un joker.

 

Joh (Magnus): C'est quoi l'anecdote dans le fait de dire que Filips était bon?

 

Strégus (Zell): Pour régler les problèmes des Marches, il faut organiser l'assassinat d'Invall, le chef de Hen.

Flérin Agrippa (Thex): Un assassinat politique? C'est la première fois que j'organise quelque chose de ce genre. Mais je pense que je vais m'en sortir.

 

Marmaille (Lemicro): Pourquoi j'ai des habits d'acréus?

Stregus (Zell): Parce que tu ES acréus peut-être...?

 

Lemicro (Marmaille): Ton Arme a l'aspect "esprit brillant"? Ça veut dire qu'elle brille dans le noir non?

 

Marmaille (Lemicro): C'est quoi comme Arme ça?

Drenil, Porteur de Mélancolie (Thex): C'est un stylet!

Marmaille (Lemicro): Ça sert pas à écrire normalement?

 

Lemicro (Marmaille): J'ai déjà un second perso de prêt... Parce que quand t'as "gros débile" et "violent"...

 

Joh (Magnus): Je voulais faire le mec badass mais là, tout seul dans la montagne, je vais plutôt jouer le mec sympa...

 

Strégus (Zell): Toi Marmaille, tu vas compenser les forces côté gauche en soutenant le couteau.

Messager (Thex): Je suis une dague Dieu! Respecte ma force !

 

Constance (Thex): Marmaille!! Nooooooooon!! Ne meurt pas !

Magnus (Joh): Ah bah merde alors! Je me retrouve seul de mon côté !

 

Marmaille meurt sous l'assaut de ses adversaires. Au même, Trem, absent envoie un sms.

Thex (Mj): Ben Marmaille meurt percé d'une dizaine de coups de glaive.

Trem (Maecius) par SMS: *Ca va la partie ? T'as pas déjà tué mon perso ?*

Thex (Mj): *Ton perso ça va. Marmaille par contre...*

 

Lemicro (Marmaille): Ton perso est intelligent?

Zell (Strégus): Oui.

Thex (Mj): Mais pourquoi tu le joues jamais dans ce sens?

 

Thex (Mj): Vous pensez à renseigner la liste des Porteurs? C'est sympa, je trouve.

Lemicro (Marmaille): Y a plus la place.

 

Zell (Strégus): Cette Arme aime les hysnatons mais déteste les gadhars... Donc en plus d'être zoophile, elle est raciste.

 

Zell (Strégus): C'est vrai qu'achever des mourants dans leur lit c'est pas très...

Thex (Mj): ... glorieux?

Zell (Strégus): Compliqué.

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26 octobre 2018

Victorius

Mort en 371 dN, Victorius était le fils aîné des Agrippa, l'une des 12 grandes familles nobles dérigionne.

Victorius était un homme dont l'arrogance n'avait d'égale que son sens de la classe, son goût du sexe ou de la violence gratuite. Il se voyait tel le soleil, étoile montante et brulant de 1.000 feux, illuminant le monde de sa splendeur ...

Dans son plus jeune âge, il illumina à sa façon la figure de son frère cadet, en la plaquant dans l'âtre de la cheminée et lui brûlant ainsi la moitié du visage. Son père, trouvant ses méthodes perfectibles, décida de l'envoyer chez les Bathranobans afin que ces derniers lui apprennent comment bien faire les choses. Il peaufina ainsi chez eux son art de la torture, du viol, des arcanes de la chambre à coucher -du massage vous aurait-il dit- et de la manipulation.

Une fois son éducation terminée, il retourna auprès des siens mais pour peu de temps car les choses avaient évolué entre temps : son père ayant les dents longues, il décida qu'il était temps de mettre un Agrippa sur le trône et fit donc assassiner l'empereur tout en s'arrangeant pour que sa famille ne puisse pas être directement accusée, avant de prendre le large vers le nord.

Victorius se retrouva ainsi affecté à l'une des garnisons de la chaîne des forts -afin de le garder au frais et à l'abris des troubles de la capitale- où il vécut drapé dans sa somptueuse cape pourpre, cadeau de son védar pour ses bons "massages".

Les choses allaient tranquillement pour Victorius, son étoile montait doucettement, il fit même par devenir Porteur, sa route croisant celle de Messager qui fut ébloui par tant de classe et qui décida de sacrifier son actuel porteur aux pieds de Victorius afin d'en avoir un nouveau plus digne de sa stature. -Ah ils s'étaient bien trouvé ces deux-là je vous le dis !-

La vie continua ainsi tranquillement son cour jusqu'au jour où Victorius, qui illuminait un village de gueux de sa noble splendeur, fut outré qu'une poignée d'entre eux lui refusa le respect auquel il avait naturellement droit. Il se montra donc fort arrogant avec ces 7 misérables qui ne voyait d'un sale arrogant (façon de parler, Victorius était toujours propre ! Même dans la fange !) et ils décidèrent donc de lui donner une bonne correction. Amusé par la scène, les 3 compagnons de Victorius, porteurs également, se reculèrent d'un pas pour mieux profiter du spectacle. Après tout, Victorius était un porteur et donc ne risquait pas grand-chose face à quelques clampins, et puis ça serait peut-être l'occasion de le voir se prendre une correction méritée ...

La correction fût brève et intense, Victorius se fit encerclé et lardé de coups de poignards, gourdins et autre et le temps que ses camarades eurent le temps de mettre un terme au massacre, il était déjà trop tard.

C'est ainsi que l'étoile Victorius se coucha prématurément, dans la fange d'un village perdu au sud de la chaîne des fort, tué par une bande de pouilleux irrités par tant d'arrogance ...

 

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25 octobre 2018

CR épisode 25, 371 dN

En terres naines.

Magnus obtient un répit. Les Porteurs décident de flotter d'un camp à l'autre sans trop s'impliquer histoire de pouvoir filer avec les vainqueurs ou laisser tout ce beau monde s'entretuer le moment venu.

Fort de ce supplément de vie, Magnus décide de mener ses compagnons jusqu'à destination. Marmaille a décidé de remonter la piste des éclaireurs qui les observaient et il arrive le premier en vue de la troupe dérigionne. Les pisteurs étant expert dans leur domaine, il se doutait de ce qu'il allait trouver. Ainsi le voici en haut d'une crête à observer en contre bas deux à trois mille légionnaires. L'armée avance lentement. Les officiers ont délibérément choisi un chemin détourné plus discret et leur permettant d'éviter toute forme d'affrontement mais cela leur coute cher en temps. Ils sont en arrêt devant une immense porte couverte de végétation. Un vestige d'un autre temps dont Marmaille ne comprend rien. Pour Constance par contre c'est plus clair : Il s'agit de l'entrée d'une ancienne cité naine.

 

Strégus, Hadrien et Magnus arrivent sur les lieux. En route ils ont découvert un paysage étrange fait de rochers à forme humaine ou de silhouettes d'écorces tentant de sortir d'un arbre et comme figées dans le temps. Des champignons ont des formes de mains, de pieds, des chutes d'eau ont des visages qui se forment dans leur courant.

Une fois sur place, ils décident d'observer la situation pour y voir plus clair mais Magnus prend les devants et va se rendre auprès d'un groupe de sentinelles. Il annonce être un agrippa qui souhaite rencontrer un Verte la cour, probablement l'officier en chef de cette gloire.

Il est donc mis en présence d'Alberine Verte la cour qui conduit sa propre armée. Cela n'est pas rassurant. Quand un noble conduit lui-même sa troupe vers un trou comme la chaîne des forts c'est qu'il prend la fuite. Les de la Treille, eux, emploi leur Suradar. Sûrs qu'ils sont de leur position à Pôle. Tout va donc se jouer sur les forts.

Alberine le reçoit comme un neveu longtemps perdu de vue. Les Verte la cour et les Agrippa sont amis depuis des lustres et Alberine vient secourir son ami Flérin Agrippa. Il est ravi de rencontrer Magnus. Ensemble, ils font un point sur la situation.

 

Pendant ce temps, en haut de la crête, les Armes font le point sur la situation et sur cette étrange porte aux dimensions cyclopéennes. Hadrien explique d'emblée qu'il ne mettra pas les pieds dans ce trou. Les autres Porteurs s'énervent lui demandent des comptes quant à son refus d'obéir. Les Armes expliquent alors que Messager lui a montré un futur dans lequel tout le monde descendait dans cette grotte mais qu'alors ce serait Magnus le Porteur de Messager et plus lui. Lassé d'explications et de désobéissance, Strégus pulvérise Hadrien et envoie la Dague Dieu voltiger au milieu des arbres.

A ce moment-là, Alberine Verte la cour en personne arrive en personne auprès des Porteurs. Magnus lui a en effet parlé de son escorte et le noble est très curieux de rencontrer trois Porteurs. Voyant les restes pulvérisés de Hadrien, Magnus comprend ce qui vient de se passer et part chercher Messager qui s'est montré discret afin de pas attirer de sentinelles. Visiblement, comme il avait choisi Victorius, il décide d'être encore porté par un Agrippa. Magnus traine un peu à l'arrière de la troupe et finit par trouver Messager planté dans un arbre.

Arrivé dans la grotte, le groupe repère le boiteux de Farö et quelques hommes à lui. Strégus n’ayant aucune confiance en Farö, ce dernier ayant un peu trop tendance à jouer sur les deux tableaux, il demande à son noble hôte de bien vouloir les capturer afin d’éviter tout risque de fuite regrettable. Le noble explique à son invité qu’ils sont là pour vendre un service de sabotage chez les de la Treille près des Brumes mais Verte la cour se méfie de ce genre de tourne casaque et décide d’accéder à la demande de Strégus.

Alberine explique ensuite au groupe que son armée vient de tomber sur un vestige nain et qu'il a bien l'intention d'y trouver une arme des chimères qui lui permettrait de gagner cette guerre. Malheureusement, toutes les troupes envoyées dans la caverne ne reviennent jamais.

Les Porteurs décident donc de s'y rendre.

 

Dans la caverne, ils s'enfoncent profondément au milieu des restes de ce qui a dû être une cité merveilleuse aux dimensions colossales. Dans les profondeurs du gouffre, ils retrouvent les restes des soldats envoyés par Alberine. Certains sont découpés avec une netteté incroyable alors que d'autres ont été mis en pièces.

Dans un recoin, Strégus tombe sur la pièce intacte d'un ancien rouage. Une sorte de boule faite de roues dentées. Sambre devient aussitôt fou de convoitise face à l'objet et Strégus n'a d'autre choix que de l'emporter. L'Arme parle alors de sa liste d'ingrédients mystérieux qui semblent l'appeler. Cette roue en fait partie. Strégus n'insiste pas.

Magnus lui revit un épisode du passé de Messager. L’Arme dieu l'emmène très loin en arrière dans le temps. Il revoit la cité telle qu'elle était et au milieu, une bande naine en train de se disputer. Ils sont en train de fabriquer Messager ! Dans leur crainte des hommes, ils ont conçu une Arme capable de prédire l'avenir. Et Messager les a mis en garde contre les projets d'extermination des hommes. Aussi les chimères se sont-elles enfoui aux fond de la terre pour échapper au massacre. Mais dans leur fuite, elles ont abandonné la dague qui les a sauvés. Messager ne sait pas pourquoi. Mais il éprouve une terrible rancœur vis à vis de ses créateurs qui ne l'ont pas emporté avec eux.

Marmaille quant à lui découvre un nouveau charnier avec en son centre un monstre dont la tête est une main immense. En plus de cette excroissance grotesque, la chose possède quatre bras. Elle est munie de deux sabres très effilés qui semblent être l'explication des coupures nettes. La chose et remplie de rouage dorés que couvre à grand peine une chair rouge vif. C'est un gardien laissé en arrière par les nains. Constance est immédiatement fascinée par cette créature qu'elle nomme le monstre à neuf bras.

Le combat s'engage. Violent et bref. Les Porteurs réunis viennent à bout de la chose au prix d'une terrible fatigue. Malheureusement, ils voient les rouages détruits se remettre en place rapidement. Cette chose n'est pas programmée pour mourir. Autre problème, le combat a libéré un exal terrible et la zone entière est une poche de magie glaude. L'exal libéré semble réparer la cité souterraine tout en fuyant vers l'extérieur. Les Porteurs se précipitent vers la sortie et découvrent que la troupe est partie sans eux. Alberine a laissé une trentaine d'homme en arrière pour les escorter mais ces derniers ont été touché par l'exal et sont maintenant changés en arbre ou en pierre.

 

Après quelques jours de marche, ils rattrapent la gloire des Verte la cour et y retrouvent Maecius. Ce dernier a constaté que plusieurs convois d'or prennent des sentiers de contrebande pour se rendre derrière les forts. Des troupes envoyées par les de la Treille sont spécialement mandatées pour traquer ces convois. Maecius pense que c'est l'or des Agrippa ou des Verte la cour qui quitte Pôle pour être mis à l'abri. Il rapporte aussi que des barbares "rencontrés avec qui il a discuté" parlent encore d'un gars à la lèvre fendue.

Après quelques semaines, les voici tous au fort de la vieille. Ils sont accueillis en sauveurs par les troupes de Plane et Agrippa. Flérin, Bérine et Alberine se retrouvent comme de vieux amis et évoquent le bon vieux temps. Les hommes de Farö font face à une grave crise de manque. Les dérigions les relâchent avec un message simple : Ou Farö les soutiens de tout son réseau et il sera bientôt riche, ou il agit autrement, de quelque manière que ce soit, et il est mort. Simple et clair.

Pourtant le temps n'est pas aux réjouissances. Le pont de Cassar n'étant pas réparé – mais va être lancé le projet de construire un pont mobile -, les pierres n'arrivent toujours pas. D'autant plus que Proback est toujours en activité et n'a pas arrêté ses attaques sur les convois. Même si les empoisonnements de Brameur ont cessé, des convois sont encore perdus et les escortent coutent cher surtout que Farö profite de la situation pour faire grimper les prix de ses services de sécurité.

 

Côté Marches les choses sont encore pires. A Svep, Elrick n'a pas encore osé tuer son oncle pour prendre sa place. Il est d'ailleurs furieux contre Maecius qui avait promis de l'aider dans ce sens contre sa collaboration pleine et entière. Philbert, toujours en poste, refuse l'autorité du soit disant gouverneur des Marches. Strégus propose que soit envoyé à Elrick quelques épices : les tonifiants pour lui, des affaiblissantes pour son oncle … avec ça il n’aura plus qu’à porter ses couilles et défier son oncle en duel. ainsi les choses pourront rentrer dans l'ordre sans que les dérigions ne soient directement impliqué.

Arnüll, gouverneur des Marches (grâce à un faux !) se plaint sans arrêt. A Hen, Invall résiste grâce à des légionnaires déguisés en barbare ! Il vient protester avec un cadavre pour appuyer ses dires. Il parle d'un homme à la lèvre fendue qui apporte une aide dérigionne à cette insurrection. De plus, grâce au marché de l'orfèvrerie barbare qui circule en contre bande, l'or rentre à Hen. Arnüll accuse le fort de la vieille d'être derrière tout ça et d'envenimer les choses. Flerin a bien du mal à expliquer au Porteur de Skern que la situation est aussi un problème pour eux. Heureusement les porteurs sont là pour mettre leur grain de sel et parviennent à convaincre Invall que ces légionnaires ne sont pas de chez nous et que l’on va régler le problème. Des patrouilles seront également détaché pour donner la chasse à ces infiltrés. Quand à ce marché de l’orfèvrerie, les porteurs suggèrent à Flerin de faire en sorte que l’or de cette route juteuse finisse dans les bonnes poches … après tout l’or est le nerf de la guerre.

Les Porteurs décident de repartir vers le sud pour tuer Proback et mettre un terme à la menace barbare au sud qui n’a que trop durée.

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Anecdotes épisode 25

Magnus (Joh): Bon après si tu veux des garanties tu vas chez Darty. Là c'est la guerre.

 

Marmaille (Lemicro): Moi, je comprends rien à la situation, j'exécuterai les ordres. Et sûrement que

je vais aussi devoir exécuter ta gueule...

badass point.

 

Marmaille (Lemicro): Oui alors vous avez droit à la couronne parce que vous avez tué tous les autres prétendants!

Magnus (Joh): Hey! Toi t'as dit que tu ne comprenais rien !

 

Magnus (Joh): Je suis un Agrippa.

Marmaille (Lemicro): Ah ben donc ton plan va foirer c'est sûr! C'est plus clair maintenant.

 

Constance (Thex): Hadrien ne veut pas aller dans la grotte parce que dans sa vision du futur, Messager lui a montré que ce n'était plus lui son Porteur mais Magnus.

Marmaille (Lemicro): Et alors?

 

Marmaille (Lemicro): Hadrien n'est pas avec toi?

Strégus (Zell) : Il ne voulait pas venir.

Marmaille (Lemicro): Et alors?

Strégus (Zell): Ben je l'ai buté.

Marmaille (Lemicro): Ah très bien, bon ben allons y alors...

 

Strégus (Zell): Bon va y avoir un peu d'exal lourd...

Marmaille (Lemicro): Et voilà! Va encore y avoir des gars coincés dans des champignons...

 

Lemicro (Marmaille): Bon alors tu as fait un "oui mais". Donc en fait tu trouves une dague. Mais ce n’est pas Messager.

 

Messager (Thex): Tu es mon nouveau Porteur Magnus! Ensemble nous allons...

Magnus (Joh): Oui! Nous allons...

Messager (Thex): On va...

Magnus (Joh): Voilà...

Messager (Thex): Ouais.

 

Strégus (Zell): Sur ces bonnes torgnoles, on se met en route!

 

Magnus (Joh): Victorius a dû ouvrir sa gueule une fois de trop. Même le soleil se couche.

 

Strégus (Zell): Si on pouvait trouver Probak, j'aimerais avoir une discussion avec lui... De Sambre à tête.

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12 octobre 2018

CR épisode 24, 371 dN

Quittez le navire !

La nouvelle étape des Porteurs est la taverne. Si Hadrien profite de l'étape pour besogner la serveuse, Marmaille et Maecius compte bien demander de comptes à Brameur, le barbare de Hem reconverti en aubergiste. Grâce aux pouvoirs de Constance, Marmaille entre sans difficulté dans la chaumière attenante et ouvre à Maecius. Volant un jambon, il le consomme goulument pendant que cette fine équipe se demande comment procéder une fois qu'ils auront réveillé le gros Brameur qui dort du sommeil des justes.

Finalement, opération à l’ancienne : menace, gifle, et le gros barbare reconverti raconte qu'il empoisonne les convois de pierres pour le compte d'un gars qui a la lèvre fendue. Il ne l'a pas revu depuis un an mais il paie en or, avec des bijoux de valeur (du type de ceux retrouvés sur les chefs barbares). Maecius en profite pour expliquer à Brameur que voilà, maintenant il travaille pour lui et que son bouiboui devient une franchise Okpala. Pour ce qui est du "loyer", il s'arrangera plus tard avec Farö.

De son côté, Strégus a repéré un gars qui les observe un peu trop. Il décide de le suivre dans la forêt où il se rend et l'invite à la discussion en lui envoyant une flèche dans les côtes. Opération quelque peu exagérée puisque l'homme n'a rien à cacher, il vient du campement dérigion et s'y rendait justement pour dire qu'il avait vu les Porteurs dont tout le monde parle dans le coin. Consciencieux, Strégus décide de l'éclater.

Pendant ce temps, Messager a encore des visions du futur. Il voit une tente de commandement qui sent le danger et un oriflamme déchiré. Flou. Pour le moins.

 

Les légionnaires survivants sont renvoyés au fort avec le corps de Victorius. Et les quatre Porteurs se mettent en route vers le camp dérigion de la famille de la Treille, fidèle à Helmuth III, l'empereur légitime (selon les points de vue) chassé du trône par les Agrippa. En effet, Hadrien vient d'apprendre en discutant avec des marchands aimables que la famille Verte la cour a fui la capitale. Ce dernier soutient des Agrippa rejoint les forts pour ce qui va être le combat final. Dans la capitale et à Centre Pôle, tout est perdu. Ils sont en sous nombre mais les murs des forts pourraient bien faire la différence surtout si l'ennemi arrive après des jours de marche dans le froid. Néanmoins, il est peut-être temps de quitter le navire.

Au campement, tout le monde est étonné de les voir arriver. Vu qu'on les cherche un peu partout. Mais c'est parfait, le Suradar va les recevoir. Il est dans la tente de commandement qui sent le danger (dans les visions de Messager). Prudence donc. Farö est à l'intérieur. Justement, il était en train de négocier on ne sait trop quoi avec la légion. D'ailleurs comment un tel géant a-t-il pu entrer dans cette tente ?

Bref, Maecius négocie leur rattachement au groupe loyaliste. Le Suradar en tomberait de son siège. Il cherche depuis des semaines à retourner les Porteurs des Agrippa et en voilà quatre qui se présentent et se proposent spontanément de rejoindre leur bord. Il signe à Maecius un document en faisant l'administrateur général de l'ensemble de la chaîne des forts ce qui ravi les Armes puisque la première phase du plan de Messager est de tenir les piorads loin de la capitale. La Dague n'a que trop vu un futur dans lequel les piorads s'emparent de Pôle et mettent tout à sac sur le continent plongeant Tanaephis dans une ère de chaos très longue. Messager veut bien attendre un millénaire pour réaliser son plan mais pas plus. Donc les piorads resteront dans leurs montagnes.

 

Le Suradar leur propose donc d'aller chercher Magnus, son fidèle messager afin qu'ils partent avec lui jeter un coup d'œil du côté des forces Verte la cour qui viennent d'être repérées à deux jours de marche d'ici. Première mission. Et éventuellement les anéantir ou leur mettre de gros bâtons dans les roues. Bon ils sont quand même plusieurs milliers mais passons.

Ils rencontrent donc Magnus. Il occupe justement la tente à l'oriflamme déchiré. Le type est défiguré, une vieille brûlure. Moche.

Le groupe se met donc en route. Sur le chemin ils trouvent un charriot renversé et les convoyeurs massacrés. Ce sont les marchands aimables rencontrés dans la taverne quelques jours plus tôt. Ce chemin est un choix bien étrange pour ce genre de véhicule. Mais Marmaille découvre de la poussière qui laisse supposer que l'attelage contenait de l'or. Beaucoup d'or. Ceci explique peut-être cela.

 

Mais les questions doivent rester en suspens. Déjà le groupe sent qu'il est espionné. Et c'est pénible. Pourtant ce point doit rester en attente car, sans aucune raison, Magnus explique à ses nouveaux compagnons Porteurs qu'il est le frère de Victorius et qu'il occupe le poste d'agent double au service de la famille Agrippa. Les autres sont stupéfaits. Ils viennent de trahir les Agrippa et Magnus leur explique qu'il est leur ennemi infiltré. Avec pour seule explication que, de toute façon, ce sont les Agrippa qui vont gagner la guerre.

Là, tout de suite, dans la nuit d'une forêt glacée, Magnus est seul entouré de quatre Porteurs qui ne voient pas pourquoi ils devraient le laisser en vie... Commence alors de houleuses discussions où Magnus essaye d’avancer divers arguments tant stratégiques que politiques mais malheureusement ces derniers sont pétris de l’arrogance propre aux Agrippa (ce qui finit d’ôter tout doute quant à sa filiation si doute il y avait) et cela ne l’aide pas à les vendre.

Il faudra bien qu’il y parvienne pourtant, sinon il le père Agrippa apprendra qu’il n’a pas perdu un fils mais deux …

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