Les épopées de Bloodlust Métal

20 juin 2018

CR épisode 16, 458 dN

Manquants à l'appel.

 

Les barbares descendent la colline à toute vitesse. Il ne reste que quelques secondes avant le contact et Stregus en profite pour réorganiser les dérigions en les débarrassant de la présence encombrante des guerriers de Svep encore avinés de la veille. Maelius se mets en retrait pour diriger la réception de la troupe adverse et Marmaille et Victorius font de même mais plus dans l'espoir d'éviter la mort.

Le choc est brutal. Stregus embroche trois barbares d'un coup magistral qui fait exploser sa lance. Marmaille saute par-dessus le mur de ses compagnons pour aller distribuer des coups de griffes et Victorius lance des discours enflammés mais peu motivants tout en distribuant des coups de glaives.

Mais les choses commencent mal. Maecius, l'acréus du groupe reçoit d'entrée de jeu un terrible coup de hache en pleine face qui le prive d'un œil et l'envoi au sol à deux doigts de la mort.

Victorius et Stregus tentent de s'entendre au milieu du fracas des armes. Sur un mal entendu, Victorius part avec la moitié de la troupe et l'acréus blessé sur un promontoire rocheux pour adopter une position défensive alors que Stregus et Marmaille filent au cœur de la mêlée pour porter assistance à Philbert, le chef de Svep.

Loupéo, l'alweg en fuite qui a rejoint la légion, abreuve Maelius de sa gnole maison ce qui permet à l'acréus de se relever. Le crâne ouvert et fou de rage, ce dernier envoie de terribles coups de lance dans la masse des barbares qui les cernent. Victorius, comme ses camarades, est très étonné de ne pas voir intervenir Constance, l'acréus Arme Dieu de la XIII ème splendeur. Il décide donc de rompre les rangs et de partir à sa recherche. Les choses se compliquent pour lui quand deux barbares de Burch bien que passablement blessés le prennent en chasse.

Stregus de son côté voit une opportunité. Delow, le chef de Burch est à porter de lance. Il arme son tir ce qui l'empêche de voir venir le coup d'épée qui lui travers le ventre et l'envoie au sol. C'est finalement Philbert qui en finit avec Delow. Marmaille lui amène alors la tête du vaincu et le chef de Svep décide de la donner à Jojéaz, un notable de Burch qui s'est bien gardé d'intervenir quand Delow était au plus mal. Un plan de carrière sûrement. Philbert lui témoigne par cette tête tranchée du fait qu'il le reconnait comme le nouveau chef de Burch. Le combat cesse, les morts et les blessés sont ramassés. L'histoire du butin qui a disparu est enterrée.

De son côté, Victorus découvre des traces de lutte à l'endroit où Constance et son Porteur Nata attendait. Traces de sang, neige labourée mais pas de corps. Le combat a dû se déplacer. Se sachant traqué, il rebrousse chemin rapidement et sème ses poursuivants.

 

De retour à Svep, l'étape des soins commence. Maecius et Stregus sont hors course pour des semaines. Maecius ne récupèrera pas son oeil et Stregus aura des tiraillements à vie mais ils survivront. Philbert explique que Delow a dû sentir le coup venir et que les prisonniers doivent être maintenant à Burch. Marmaille est envoyé en éclaireur pour vérifier ces déclarations. Bursh n'est qu'à trois jours de marche après tout...

Marmaille part donc en expédition, arrive à Bursh, observe l'immense forteresse de bois et en déduit que les prisonniers ne sont pas là. Sur le chemin du retour, des traces attirent son attention. On s'est battu ici il y a quelques jours. En effet, au milieu d'une clairière, L'hysnaton découvre le cadavre d'un piorad. Dans le piorad, il y a une épée plantée. Au bout de l'épée, du côté sans piorad, il y a une main et un avant-bras noir. Mais le gadhare, lui n'est pas au bout de sa main. Une main, une épée, un piorad crevé. Et voilà que l'épée parle à Marmaille! Elle pensait passer des siècles dans ce trou et voilà un Porteur au bout d'une journée! Elle regrette son ancien Porteur dont elle n'a pas de nouvelle mais cet étrange jeune homme sera parfait. Marmaille s'en empare et revient faire son rapport à Svep.

 

Entre temps, Hector, leur védar, est arrivé au village. Les nouvelles n'étant pas bonnes, il est venu voir où en était l'expédition diplomatique. Il n'est pas satisfait. Quand il voit L'hysnaton arriver avec l'acréus Constance, il comprend que les problèmes ne font que commencer. Il convoque donc Constance et Maecius (les plus gradés) et réorganise les missions de chacun. A son côté, le glaive standard de la légion s'envole en fumée pour devenir Pomélius, une Lance Dieu qui change forme au service de l'Empire. Ensemble, ils décident de retrouver la trace du Védar Proban, chef de la XIII ème splendeur et Porteur de Messager. Pas encore remis, ils reforment une troupe d'une quinzaine de légionnaires pour aller à Burch commencer leur enquête. La présence de piorads rapportée par Marmaille, les campements d'éclaireurs et la disparition de soldats gradés et Porteurs d'Arme ne présage rien de bon.

 

Le détachement prend son temps. Ils prendront les chemins balisés et seront plus lents que Marmaille lors de sa première reconnaissance mais peu importe, les blessures ne doivent pas s'aggraver.

Après deux jours de marche, ils tombent sur une petite échoppe à un croisement appelée sobrement "Chez Okpala, du cul, oui, mais du bon!". L'étrange repère doit servir de lieu de détente aux guerriers des trois villages alentours.

Le tenancier les accueille à bras ouverts et commence à remplir cornes et verres en bois. Il explique qu'Okpala est le propriétaire des lieux. C'est une Arme joviale au tempérament de bon vivant qui passe de temps en temps. En discutant, Maelius apprend également qu'un gadhare de la légion totalement désespéré est passé ici il y a peu de temps. Le bougre avait une main en moins! Une fille du coin l'a trouvé dans une crevasse où il était en train de mourir et l'a amené ici avant de disparaitre. Le type est reparti à la recherche d'une épée. Cette histoire ne rassure pas Marmaille.

 

Alors que chacun se repose ou prend du bon temps, Maelius décide d'aller fumer un peu de muffin à l'extérieur. Entre les arbres qui lacèrent la nuit glacée, il voit une ombre se déplacer péniblement. Sortant son glaive, il s'approche et découvre un homme aux vêtements criards qui est en train de vivre ses derniers instants. Partageant son muffin avec le moribon, Maelius reçoit un énorme cimeterre au creux de sa main. Le mourant présente l'Arme sous le nom d'Okpala et souhaite bonne chance à son nouveau Porteur avant de rendre son dernier souffle. Aussitôt l'Arme gronde dans l'esprit de Maelius. Elle l'injurie, lui ordonne de courir se mettre à l'abri, pas question qu'elle perde deux Porteurs le même jour! Maelius entend un grognement. Une troupe de piorads vient de le repérer. Ils sont une bonne vingtaine, ils ont des dogues de combat et un géant caparaçonné qui monte un chagar.

 

Maelius court se réfugier dans l'auberge et donne l'alerte à pleins poumons.

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Anecdotes Episode 16

Joh (Victorius): Je trouve pas les info sur mon matériel.

Lemicro (Marmaille): Tout est là, sur ta feuille, t'as tout noté.

Joh (Victorius): Ah t'as raison, je regardais pas au bon endroit, comme toujours.

Lemicro (Marmaille): Ce qui explique la mésaventure de Flavien...


Lemicro (Marmaille): "Simplement brillant"? Ca sert uniquement si tu veux éblouir.


Zell (Stregus): Ces lances? Elles se lancent? C'est bien.


Lemicro (Marmaille): Au moins, j'aurai une mort héroïque.

Joh (Victorius): On n'est jamais héroïque quand on est mort.


Joh (Victorius): C'est pas le moment de crever. On n'est jamais glorieux quand on meurt bourré.


Joh (Victorius): La gloire c'est pour moi. La gloire ne touche que le sublime, pas les clochards comme vous.


Trem (Maelius): Quand il était Filips, il fuyait tout le temps. Maintenant qu'il joue un dérigion de deux mètres... Ben c'est pareil.


Joh (Victorius): Si j'avais fait un perso aussi pourri que les vôtres, je pourrais mourir pour rien moi aussi.


Thex (Mj): Joh, tu veux de l'eau?

Joh (Victorius): Non, je vais prendre du sucre parce qu'il va encore falloir que je les sauve.


Maelius (Trem): Tu sais, ma mère était aussi noble que la tienne.

Victorius (Joh): Ca m'étonnerait.


barbare avide de sang (Thex): Hey! On t'a vu avec ta cape rouge de fiote au milieu de la neige!

Joh (Victorius): C'est vrai que la classe, ça peut te foutre dans la merde.


Constance Arme Dieu (Thex): Sais tu ce qu'est un destin?

Marmaille (Lemicro): C'est quand il reste juste une main au bout de l'épée?


Thex (Mj): La taverne se nomme "Chez Okpala: du cul, oui, mais du bon!"

Joh (Victorius): Cet établissement m'a l'air tout à fait recommandable! Ca semble enchanteur!

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27 mai 2018

CR épisode 15, dN 458

Des traces dans la neige

 

Le long des berges du Vilké, une colonne s'avance. Légionnaires, chariots, officiers à cheval, toute une compagnie s'avance d'un bon pas vers la chaîne des forts. L'empereur tient à ce que les défenses en amont de Pôle soient retapées et opérationnelles pour stopper la prochaine incursion piorade.

Dans les rangs, Victorius Agrippa fait connaissance avec Stregus. Le premier est un jeune bellâtre issu d'une famille illustre de la noblesse pôlienne qui a eu le tort s'accoquiner avec des conspirateurs peu efficaces. La disgrâce qui les touche est profonde. Aussi, ce pôlard jouisseur, expert en bien être, est rappelé de son séjour chez les batranobans soumis pour participer à l'effort de guerre. Le seul crime qui pèse sur les épaules de son compagnon est son incapacité à satisfaire un père qui a tout perdu à cause de ses dépendances au jeu, à l’alcool et surtout aux épices.

Les voilà tout deux en route à travers les Prudences pour des histoires de famille.

Avec eux voyage Marmaille, un hysnaton alweg de la plus curieuse espèce. Le jeune homme ressemble à un croisement entre un humain et un loup. Les dérigions l'ont trouvé au milieu d'un convoi dont il était le seul survivant. Il avait alors quatre ans et son lien unique avec les animaux ont fait de lui à la fois un palefrenier correcte et la mascotte de la compagnie. Depuis, c'est un légionnaire.

Mais déjà la colonne arrive en vue du premier fort. Quelques recrues sont laissées sur place avec du ravitaillement et le reste de la troupe poursuit sa route. De fort en fort, ils atteignent celui que l'on nomme "le château de la vieille", sous la responsabilité du vedar Hector et de son chef de camp, l’acérius Maélius.

C'est le terminus pour Victorius, Stregus et Marmaille. Ainsi que pour une vingtaine de leurs camarades. Après deux mois de marche, les voici arrivés au bout du voyage. Derrière eux les Prudences, pleines de barbares mal dégrossis qui ne savent même pas qu'ils font partie de l'empire. Devant eux les Marches. Exactement la même chose. Avec plus de neige.

 

Une par une, les recrues passent devant le vedar Hector. Victorus, se fait remarquer par son arrogance et son insolence. Il se croit l'égale d'Hector vu qu'il est noble lui aussi. Devant une telle impertinence, le vedar le convoque sous sa tente à la nuit tombée, pour mettre les choses au point.

L'acréus demande à tous les hommes de se mettre en ligne pour inspection et mise au point des règles qui régissent la vie dans la 8ème Splendeur. Heureusement, la colonne avait prévu une journée d'arrêt avant d'arriver aux forts pour que les soldats se refassent une beauté. Leur tenue est jugée passable.

La vie du campement repose donc sur trois points essentiels: Remettre debout cette ruine lamentable que l'on ose encore appeler un fort, nouer des relations cordiales avec les populations barbares histoire de ne pas les voir renforcer les rangs des piorads quand ces derniers viendront à se promener dans le coin, et rester en vie parce qu'un fort sans légionnaire, c'est assez inutile.

Une fois les choses clairement présentées, chacun va s'installer.

A la nuit tombée, Stregus et Marmaille décident d'aller chasser pour améliorer l'ordinaire et se faire bien voir des copains. Ils vont demander l'autorisation de Maécius qui leur rit au visage. Demander ça c'est déjà un crime! Il est formellement interdit de sortir du camp! Pourtant l'acréus les laisse faire. Il sait que plusieurs légionnaires font régulièrement le mur. Ces sorties améliorent le quotidien et sont bonnes pour le moral des troupes. Mais si les choses se passent mal, il ne veut rien entendre et pas question de dormir plus si les noctambules rentrent tard!

 

Marmaille négocie avec le responsable de l'armurerie un arc et des flèches contre la promesse d'un lapin à leur retour. Et fait la même promesse au soldat qui garde la sortie côté Marches. Voilà les deux chasseurs en route.

Victorius, lui, se rend à sa convocation chez le vedar. Il le trouve vêtu d'une simple serviette près d'un bac d'eau chaude. Puisque Victorius est expert en bien-être et en anatomie depuis son passage chez les batranobans, autant mettre son savoir au service de son supérieur.

Maélius est également de sortie. Prétextant vérifier les défenses extérieures, il se rend au cœur de la forêt pour honorer un rendez-vous.

Marmaille et Stregus s'enfoncent loin dans les collines boisées des alentours. Au bout de deux heures, la chance leur sourit: Ils tombent sur un énorme Maïgnal. Le vieux mal solitaire ne les sent pas venir et Stregus lui envoie une méchante flèche en guise de bonjour. Marmaille court vers la bête pour la tuer de ses griffes mais le cervidé est plus robuste que prévu et il envoie valser l'hysnaton comme s'il n'avait été qu'une brindille. Sa blessure est sérieuse mais il se relève et relancer un assaut. Pendant ce temps, les flèches de Stregus tombent sur l'herbivore qui finit par s'effondrer. Marmaille met un terme au combat en l'égorgeant de ses griffes. Mais un nouveau problème se pose: La nuit est déjà bien avancée et la bête pèse plusieurs centaines de kilos.

Maélius s'est perdu. Il tombe par hasard sur un campement de fortune mal camouflé et cela accroit son angoisse. Mais il n'a pas le temps de s'inquiéter plus, son rendez-vous est là. Masoul, un fils d'épicier qui a rejoint la légion pour se faire oublier un moment se sert de ses relations pour monter un petit trafic d'épices récréatifs au sein de la chaîne des forts. Maécius est son débouché pour le château de la vieille. Le batranoban prend son or et le dérigion sa commande et ils se quittent sans plus attendre. Quelques heures plus tard, Maélius a retrouvé son chemin et est de retour au fort.

 

Alors que Victorius se réveille sur le torse velu de son supérieur, Marmaille et Stregus ne sont toujours pas rentrés. Ils ont écorché la bête et l'ont débitée en morceaux avant de placer le tout sur un tréneau de fortune fait de branches de pins tressées. Quand ils arrivent enfin, l'appel est fait depuis longtemps et Maélius a déjà dû mentir pour les couvrir. Il est furieux mais la prise calme ses nerfs. Ce soir c'est fête.

La journée se passe dans les travaux pour Victorius qui passe pour un tir au flanc trop bavard, et en patrouille pour Marmaille et Stregus qui cachent péniblement leur fatigue. Le voyage en traineau sanguinolent a rameuté les loups du coin ce qui ne rend pas les balades agréables.

Le soir la fête promise a lieu. Maélius écoule ses épices via son réseau tout en menaçant de sévir s'il voit des légionnaires en consommer. Loupéo, un alweg en fuite sort sa gnôle frelatée qu'il distille dans une cabane abandonnées dans les environ à partir de patates volées dans la réserve.  Stregus et Victorius honorent des barbares locales qui sont venues vendre leur vertu contre un peu de nourriture. Bref, ce camp loin de la capitale est un bouge à pirates.

 

Ainsi passent les semaines puis les mois et finalement les années entre petits arrangements et rencontres avec les populations locales, tempêtes de neige et tabassages de piorads trop téméraires. Stregus et Marmaille sont affectés aux patrouilles au cours desquelles ils découvrent les environs. Marcelius est affecté à l'intendance (une planque, mais quand on est le chouchou du vedar...) où il seconde l'acréus Maélius tout en sympathisant avec les populations locales.

Et puis soudain, des ordres tombent et il faut sortir de la routine: le védar veut que la légion se rapproche des tribus du coin pour en faire des alliés ou au moins recruter des travailleurs pour rebâtir ce que les piorads ont saccagé. Maécius est responsable de la mission et une troupe de vingt légionnaires bien équipés se rend à Svep, petite bourgade tenue par Philbert à deux jours du chateau de la vielle.

Après deux jours de marche dans la neige, le détachement arrive donc à Svep, petite bourgade entourée d'une palissade en bois où les gamins courent après des poules sous le regard rude de leurs pères.

 

Les légionnaires sont accueillis amicalement et même invités à la fête du porcelet qui se tient justement aujourd'hui. Les jeux à boire, les combats de lutte et les lancés de tronc animent les grillades et l'ambiance est joyeuse. Loupéo partage sa gnôle et Flavien, le jeune soldat zélé et un peu coincé se déride. Tant et si bien qu'il finit dans les fourrés environnants avec deux jolies barbares et Victorius (ce qui fait que tout ne se passe pas comme prévu pour Flavien mais passons).

Maécius est surpris de trouver sur place d'autres légionnaires. La 13ème Splendeur du fort aux vents est là. En grand nombre. Philbert fait les présentations et Maélius découvre que le Vedar Proban est en mission. Lui et sa splendeur remontent la piste de plusieurs campements de fortunes trouvés dans les environs (Maélius a trouvé l'un de ces campements mais se garde bien de l'évoquer pour ne pas avoir à expliquer les circonstances de cette découverte.) et cela indique une présence piorade inquiétante. En effet, ce sont des éclaireurs qui laissent ces traces. Souvent des adolescents envoyés pour prouver leur valeur. Mais cette année, les traces sont nombreuses et signalées par plusieurs forts ce qui laisse présager l'approche d'un jarlbänd et la possibilité que le nord piorad se soit trouvé un nouveau roi ou un jarl suffisamment charismatique pour lancer une attaque d'envergure.

A la grande surprise de Maécius et ses compagnons, le vedar Proban parle à la dague qui est plantée sur la table devant eux depuis le début de leur conversation. Il s'agit de Messager, un dieu dont Proban est le Porteur. D'ailleurs il y a un autre Porteur au sein de la 13ème Splendeur. Nata, un grand gadhare légionnaire, porte une épée-dieu du nom de Constance qui d'ailleurs est l'acréus de la 13ème. Nata et Proban sont étonnés de les voir si surpris puisque Hector, leur vedar, est lui-même Porteur de Pomélius, une lance-dieu au service de l'empire. Ils n’avaient jamais remarqué ça chez leur vedar et ne l'ont jamais vu avec une lance. Proban se trompe surement de vedar. Cela dit, ça expliquerait le talent incroyable d'Hector dès qu'il s'agit de briser des crânes.

 

Maécius finit sous les draps d'une vieille veuve du village et la fin de journée se déroule pour le mieux. Pourtant Stregus et Marmaille remarquent que plusieurs barbares sont sur le qui-vive. En posant quelques questions, Ils apprennent que les relations sont tendues depuis quelques semaines avec Burch, le village voisin. Leur chef, un certain Delow, reproche à Philbert d'avoir pillé un convoi sur ses terres sans son autorisation et sans avoir proposé de partager. Ils redoutent une attaque même s'il faudrait être particulièrement lâche pour lever une troupe le jour de la fête du porcelet!

Tout le monde va donc se coucher serein et heureux d'avoir participé à une belle journée de contact fraternel sur fond de choc des cultures. Malheureusement au matin, la trompe sonne. Dans la vallée, Delow défie le village de Svep pour régler cette histoire de pillage de caravane. Le fourbe a bien attendu que tout le monde ait la gueule de bois pour pointer le bout de son museau. En surnombre en plus. Qu'importe, il ne sera pas dit que Svep est peuplé de lâches d'autant plus qu'ils ont un avantage: plusieurs légionnaires sont dans leurs rangs et comptent bien en découdre pour défendre l'honneur de leurs nouveaux amis barbares. C'est donc à moitié saoul de la veille que les hommes de la 8ème Splendeur se mettent en formation.

Constance et son Porteur gadhare sont restés avec quelques soldats mais le vedar Proban et Messager sont partis avec le gros des troupes suite à une alerte donnée par leurs éclaireurs. Qu'importe, même à un contre trois, les hommes de l'empire valent dix barbares, alors pourquoi avoir peur? La troupe se met en marche vers la vallée.

Constance, en tant qu'acréus propose de placer la cavalerie de la 13ème dans le bois jouxtant le champ de bataille pour prendre les guerriers de Burch à revers au moment opportun. La 8ème et les guerriers de Svep feront face. Aussitôt, chacun prend ses positions et l'échange d'injures et de menaces traditionnelles démarre. Les légionnaires sont un peu perplexes devant cette coutume mais puisque Loupéo s'y met, c'est qu'il doit être possible de s'intégrer.

Après un temps infini, Delow lance ses hommes à l'assaut. Ils ont la pente pour eux, le choc va être violent.

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26 mai 2018

Anecdotes Episode 15

Zell (Stregus): Quoi? Seulement 230 pts pour la création et un seul aspect à 4?! Mais on va tous être faibles et lâches comme Filips!

Joh (Victorius et ex Filips): Le lâche il a fait toute la campagne je vous signale!

 

Lemicro (Marmaille): Je vais pas faire un noble, vous êtes tous nobles.

Trem (Maécius): Tu peux y aller, va y avoir des morts de toutes façons...

 

Lemicro (Marmaille): Si tu fais l'intendant, Mirsan va te tuer.

Trem (Maécius): Mais Mirsan il n'est même pas sur la campagne!

Thex (Mj): Ca va pas l'empêcher de te tuer tu sais...

 

Trem (Maécius): Mais fais le même perso que moi, on s'en bat les reins on va crever!

Joh (Victorius): Non, TU t'en bats les reins et TU vas crever.

 

Zell (Stregus): LA question est de savoir maintenant combien on va avoir de Filips à la table.

Joh (Victorius ex Filips): Un max! J'espère pour vous!

 

Joh (Victorius): Je peux avoir une épée longue? Parce que je suis médecin.

 

Lemicro (Marmaille): J'aime bien avoir des aspects drôles quand tu les lis... Mais si en plus ils peuvent être utiles...

 

Thex (Mj): Trem, mets nous une musique ambiance neige.

Lemicro (Marmaille): Libérééééeeee..... Délivrééééeeeeee.....

 

Lemicro (Marmaille): J'ai "chanceux". Ça marche pour faire la bouffe?

 

Joh (Victorius): Alors que je m'approche de ta couchette tu sens un gros truc qui te masse... Et c'est pas ma main...

 

Thex (Pnj): Victorius, pourquoi on peut pas rentrer sous cette tente?

Victorius (Joh): Je suis en conférence, j'ai réuni mon état-major.

Thex (Pnj): Tu t'envoies de la gueuse en fait c'est ça?

Victorius (Joh): Exactement.

 

Maécius a une passion pour les personnes d'un certain âge. Alors qu'il est en pleine action avec la veuve Birgen, il s'inquiète de sa santé.

Maécius (Trem): Tu aurais dû me parler de ton lumbago. Tu sais je vends des épices pour ça!

 

Victorius (Joh): Y a plein de gamines de 15 ans et lui, il se tape une vieille! Alors qu'il pourrait s'envoyer un légionaire!

 

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13 mai 2018

CR épisode 14, 736 dN

La renaissance d’Al Rackel

Les Porteurs retournent à la demeure fortifiée de Faisal ibn Califa avec Reg, le commandant des Arpenteurs. Ce dernier parvient à convaincre les gardes, au sommet de la muraille d'écouter Philips. Ce dernier utilise les pouvoir de son Arme pour impressionner les soldats et les convaincre qu'il est bien le Porteur de Messager.

S'en suit une longue période d'attente où nul ne sait ce qui se décide derrière les murs de la villa. Soudain la porte s'ouvre et les arpenteurs sont des dizaines à s'agglutiner autour de l'ouverture pour apercevoir ce dieu tant attendu dont certains pensait qu'il n'était qu'affabulation de Reg.

Le groupe est finalement invité à la table du seigneur Califa. Porteur de l'anneau de l'ours cyclope qui l'identifie comme membre d'une des treize familles qui dirigent la nation batranobane. Les Armes le connaissent depuis 400 ans et les Porteur s'étonnent de ce prodige. D'autres personnes de son entourage semblent profiter de la même longévité sans qu'ils puissent deviner pourquoi.

Lors du repas, les Porteurs demandent l'antidote du poison qui les ronge. Califa a fourni le même produit à Messager il y a 400 ans pour exterminer la population récalcitrante d'Al Rackel, surement en connaît-il encore l'antidote. Le seigneur ne nie pas mais ne voit pas pourquoi il devrait aider ses invités. En hôte serviable, il leur offre un ralentisseur et le gîte en plus du couvert mais pense qu'il devrait les livrer au « fer de lance » afin que ces maudits mercenaires quittent la ville.

Cependant, Wakala et Lakhdar lui apprennent que les commanditaires sont de riches dérigions et que c'est à eux qu'il a vendu le poison. Or, Califa hait les dérigion. Il souhaite couper la route des épices en utilisant les Sekekers (sans préciser toutefois comment il s'y prendrait) pour se détacher définitivement de ce peuple décadent. C'est un point intéressant pour les Armes qui voient dans la voie du sud un accès de remplacement à cette route des épices. Malheureusement, Leur hôte ne veut pas non plus entendre parler d'Al Rackel.

Pour couronner le tout, il refuse de rendre les Arpenteurs.

Pourtant, si le repas semble se terminer sur une impasse, les discussions de couloir le prolongent dans le bruissement des murmures.

Ainsi, Sofiane Al Sarale, le gestionnaire du domaine, propose à Philips de lui remettre un prêt afin de financer la renaissance d'Al Rackel. Bien sûr c'est une désertion. Il lui propose carrément de voler le trésor de la famille avant de le lui prêter contre intérêt et une place au conseil d'Al Rackel. Il prétend en plus pourvoir leur fournir l'antidote et de les faire sortir en sécurité.

De son côté, Saarl écoute Constance, son Epée-Dieu, avec attention. Mektoub, un Cimeterre-Dieu, a parlé avec elle toute la soirée. Son Porteur n'est autre que Saber ibn Califa, le fils de Faisal. Ce dernier, contrairement à son père, souhaite la paix avec les dérigions et place le commerce avant la nation et l'honneur. Mais Mektoub se plaint de la lâcheté de son Porteur qui ne veut pas prendre la place de son père ! Peut-être qu'avec l'aide de quatre Porteurs, un coup d'état serait plus facilement envisageable.

Lakhdar, lui, se promène dans le palais pour tenter d'obtenir l'antidote plus rapidement. Il trouve un laboratoire d'épicier un peu spécial. Derrière la porte qui en garde l'accès se trouve une grotte naturelle avec un puits de lumière. Il y fait très humide et le tarek croit apercevoir un grand lac au fond de l'immense cavité.

Le lendemain, Faisal ibn Califa, leur propose l'antidote accompagné d'un contrat. Il faudra qu'Al Rackel lui verse un impôt révisable en fonction de l'avancement économique de la cité. L'impôt est judicieusement calculé. Il permet à la ville de se développer sans lui permettre de devenir une réelle menace économique et militaire. Califa a sûrement senti que les couloirs ne lui étaient pas favorables et a trouvé cette solution de compromis.

A contre cœur, les Porteur acceptent. Les autres solutions présentant le problème de se créer des ennemis puissants. Ils parviennent toutefois à négocier le départ des Arpenteurs qui souhaiteront les suivre. Califa accepte à condition qu’ils payent la fin de leur engagement; La fortune du groupe est mise à contribution et une bonne centaine de soldats les suivent dans le désert.

De son Califa a également négocié et a obtenu Morlek et Reg. L'un ayant fait évader l'autre, il est juste qu’ils retournent tous deux dans ses geôles. L'affaire est conclue et les Porteurs se remettent en marche et équipe au mieux leurs soldats, certains ayant été obligés de tout vendre pour racheter leur contrat.

Ils décident de se mettre en quête de leur esclaves ayant pris la fuite dans le désert. Madrille, à Taäl, attend le retour de la moitié de ses esclaves et de Paraguelle, L'Epée-Dieu psychotique qu'il tenait enfermée. Une partie des Arpenteurs est envoyée directement à Al Rackel tandis que l'autre les suivra sur les traces des fuyards

En quelques jours, la piste des esclaves est remontée mais la situation s'est compliquée. Une troupe de mercenaires ou de pillards les a récupérés. Lakhdar découvre qu'ils sont menés par Lydine et Oranos, son Arme Dieu. Lakhdar se souvient qu'ils se sont quittés en très mauvais termes suite à un viol raté de Wakala (que ce dernier a toujours nié d'ailleurs...)

Saarl et Lakhdar vont donc voir le groupe pour discuter pacifiquement de la situation mais Lydine semble leur en vouloir particulièrement. Cette histoire de presque viol ne semble pas être oubliée mais il semble y avoir autre chose...

Les Porteurs n'ont pas le temps d'y réfléchir et prennent la fuite pour rejoindre un point plus avantageux. Les mercenaires sont plusieurs centaines et les quelques Arpenteurs présents sont vite submergés malgré l'aide de Lakhdar et de Wakala.

Philips s'étant planqué sous un rocher, Saarl ne voit pas venir dans son dos une femme à moitié nue, en larme et couverte de crasse. Cette dernière est la malheureuse Porteuse de Paraguelle et elle foudroie Saarl par derrière, le laissant s'effondrer de son cheval dans un nuage de fumée. L'esclave Porteuse fait ensuite un ravage dans les rangs des deux camps juste avant de relever les morts pour ajouter encore au chaos.

Voyant arriver Lydine et Oranos les Porteurs pensent qu'il est plus favorable pour eux de prendre la fuite. Philips attrape Saarl et le groupe fonce en direction des esclaves qui, livrés à eux-mêmes, ont entamé une fuite désespérée dans le désert.

Loin derrière eux, les mercenaires achèvent les derniers Arpenteurs, ce qui leur laisse juste le temps de prendre une avance confortable.

Arrivé à Al Rackel quelques jours plus tard, une mauvaise surprise les attend encore. La mère de Lydine et les palefreniers qu'ils avaient laissés sur place sont morts pendus et déjà largement pourrissant (ce qui explique le comportement de Lydine qui n'a pas pu manquer de passer par là). De plus, certains Arpenteurs ont profité de cette espace de liberté pour déserter. Bien évidemment, toute leur réserve de nourriture a été volée.

Il y a toutefois une lueur d'espoir. Un homme est venu les voir pour demander aux Porteurs de venir rencontrer leur chef : Mahmoud ben Mahmoud.

A quelques jours dans le désert, ce seigneur tarek tient un campement de mille hommes, dresseurs de crotale géant, cavaliers émérites et fins négociants. C'est lui qui a déterré Pomélius dont il est le nouveau Porteur. Il travaille maintenant avec Loran Sybile et propose à ses nouveaux voisins un marché. Il va leur rendre la nourriture contre un sauf conduit pour les dérigion qui seront autorisés à séjourner avec leurs troupe à Al Rackel. Visiblement une guerre avec les batranobans se préparent. Ils seront hébergés et accueillis en paix.

En échange, et en plus de la nourriture rendue, ils recevront de l'aide pour retaper la ville. Cela assure au groupe une construction très rapide mais aussi une présence encombrante de troupes dérigionne.

Voilà les Porteurs bien mal installés entre Pomélius le dérigion et Faisal ibn Califa le seigneur dérigion. Al Rackel va très vite ressortir de terre mais à quel prix ?

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11 octobre 2015

CR épisode 13, 736 dN

En route pour le remède

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Le temps presse pour les Porteurs. Le poison qui les ronge est sur le point de les tuer. Ils choisissent pourtant de rester sur place et d’attendre. Madrille produit des matériaux de brut pour les épiciers, l’un d’entre eux passera surement prochainement.

Heureusement pour eux, c’est effectivement le cas et Saarl et Lakhdar réunissent une très grosse quantité d’or pour obtenir de la poussière d’Orlog et un onguent qui ralenti les effets de la toxine.

Pendant ce temps, Morleck est retourné voir Madrille pour évoquer ce problème de poison et obtient l’espoir d’une réduction chez l’épicier qui vient d’arriver. Mais quand il rejoint ses compagnons, la transaction a déjà été effectuée. Il utilise quand même le nom de Madrille pour acheter à bas prix deux doses de somnifères.

Dans le désert, les quatre jours de voyages sont épuisants. Pour tenir, Lakhdar consomme une grosse dose d’épice et finit par sombrer dans une dépendance morbide.

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Ils arrivent enfin devant la cité du producteur de poison dont les Armes ont parlée. Celle-ci est bâtie sur un pic rocheux et se compose de ruelles escarpées qui serpentent entre de hauts bâtiments longiformes. La population vit repliée sur elle-même et les étrangers sont très mal vus, même pour des batranobans, les habitants font preuve d’une réelle défiance pour tout ce qui n’est pas du cru.

Wakala et Saarl vont immédiatement taper à la porte du seigneur local, le préparateur émérite du poison, mais ils essuient un refus. Tout Porteur qu’ils sont, ils n’ont pas le statut social qui permet d’obtenir un entretient avec sa seigneurie.

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En route, Wakala est tombé sur le « fer de lance ». Les anciens camarades de Saarl et Philips sont sur place et le thunk a du mal à croire à un hasard.

Philips, de son côté va faire un tour pour repérer le niveau de sécurité de la ville et la localisation de ses différentes sorties. Il rencontre alors Reg, l’Arpenteur qu’il a chargé de reformer le groupe de soldats de Messager, la garde d’Al Rackel. Ce dernier est en prison et c’est au travers d’une grille située au niveau du trottoir qu’ils échangent ses informations. Le capitaine lui explique qu’il est venu récupérer les Arpenteurs comme Messager le lui avait ordonné mais ces derniers sont entrés au service du seigneur local étant donné que la Dague-Dieu avait disparu. Et bien sûr, ibn Califa refuse de lâcher sa garde d’élite, ce qui explique sa présence en prison.

Philips se laisse alors surprendre par six de ses anciennes connaissances du « fer de lance ». Ces derniers expliquent avoir été recruté par des dérigions qui supposaient qu’ils viendraient par ici dans un état de fatigue avancé pour chercher un contre poison. En souvenir du bon vieux temps, ils proposent à Philips de leur laisser Messager et de disparaitre. Mais l’hysnaton ne l’entend pas de cette oreille. Il s’envole vers les étages supérieurs et commence à fuir par les toits. Il essuie quelques tirs et une volée de menaces mais finit par semer habilement ses poursuivants.

De leur côté, Lakhdar et Morleck font le tour des tavernes afin de voir où ils mettent les pieds. Un des taverniers justement a repéré Wakala et pense qu’il est l’un de ses Porteurs que les mercenaires étrangers recherchent. Ce benêt de gadhare cherchait un bordel et il lui a indiqué celui de son neveu Sourdine, juste en face. Le Porteur devrait être occupé pour un moment et le tavernier les invite à venir le dénoncer avec lui afin de toucher la récompense. Lakhdar et Morleck acceptent volontiers et le massacre dans une ruelle sombre.

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Saarl s’occupe avec des saltimbanques pour oublier les douleurs du poison. Mais quand il s’aperçoit qu’il joue depuis des heures avec des charmeurs de serpent, il reprend ses affaires. et rencontre Mahéra qui est en train de finaliser des affaires avec les Tareks. Saarl tique. Certes, Mahéra et Morleck sont leurs associés mais ils sont aussi en train d’armer leurs ennemis. Il se propose alors d’aller retrouver ses camarades pour annoncer à Morleck qu’il est riche mais que c’est à leur dépends !

Wakala est allé acheter un nouveau bordel pour sa chaine « chez Okpala, du cul oui, mais du bon ! ». Il rencontre donc Sourdine, un batranoban particulièrement raciste qui hésite longtemps à tuer. Rejoint par Morleck (couvert de sang), il parvient à négocier et à installer une nouvelle succursale.

Le groupe finit par se reformer pour faire le point. Saarl et Philips ont compris que Messager est connu du seigneur local et que c’est là leur ticket d’entrée. Ils ont également appris qu’ibn Califa vit la nuit et qu’il faudra encore attendre pour le rencontrer. Lakhdar a retrouvé la trace de l’épicier en orange dont l’épice a rendu fou de convoitise Sambre et propose à Saarl et Philips de l’aider à cambrioler son laboratoire. Malheureusement, le local se trouve à côté d’une caserne et il va falloir être discret.

Pour entrer, Philips entreprend de crocheter la porte pendant que ses deux amis le couvrent. Mais Saarl et Lakhdar, couvert de l’exéma provoqué par le poison, attire la compassion (et la crainte d’un risque de contagion) des soldats qui leur proposent de les conduire chez un soigneur. Lakhdar, voulant la jouer souple, accepte et les suit afin de laisser Philips finir son travail. La porte s’ouvre enfin et les deux Porteurs entrent. Ils se retrouvent face à une vieille femme de ménage qui hurle et le menace. Elle est bientôt rejointe par un jeune apprenti qui ajoute ses hurlements aux siens. Il faut dire que deux étrangers qui entrent par effraction ne suscitent pas la confiance.

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Quand Lakhdar revient, il voit une dizaine de soldats se diriger vers le laboratoire. Via son Arme, il prévient celles de ses compagnons. Ces derniers, après une tentative d’intimidation ratée de Saarl, décident de prendre la fuite, entrainant à leur suite la soldatesque en patrouille.

Profitant du vide ainsi créé, Lakhdar entre, tue sans ménagement la vieille femme et le jeune homme, puis gravit les étages jusqu’à trouver sa cible. Il maitrise l’épicier sans effort mais subit les assauts mentaux de Sambre qui devient fou à l’idée de trouver l’ingrédient qu’il convoite. Lakhdar parvient à obtenir de l’homme le nom de cet épice inconnu. Il s’agit de « Souffle du temps ». Le Tarek renonce à poser d’autres questions de peur que son Arme ne lui grille le cerveau et exécute le chercheur.

Philips n’a pas renoncé à récupérer les Arpenteurs. Il conduit ses camarades jusqu’à la prison. Reg reconnaitra les Arpenteurs et pourra les convaincre de laisser tomber Ibn Califa. Morleck parvient habilement à rouler le garde qui lui remet Reg avant de le laisser partir.

Sur le chemin du retour, ils tombent dans une embuscade tendue par les hommes du « fer de lance ». Ces derniers ont laissé des vigiles devant la prison en pensant, à juste titre que Philips reviendrait dans les parages. Les Porteurs sont donc cernés, dix hommes en face d’eux, autant derrière, et un Reg épuisé sur les bras sans parler de Morleck.

Sans attendre, ils décident de se frayer un chemin en fonçant dans le tas, avant que le groupe de derrière ne leur tombe dessus. Lakhdar, Saarl et Philips pulvérisent en une seconde la quasi-totalité du groupe qui leur faisait face. Même Morleck, par ruse encore une fois, parvient à planter l’un des agresseurs que Reg achève sans pitié. Au milieu des morceaux, des viscères et du sang répandus, ils reprennent leur course dans les ruelles pour semer le reste du groupe.

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Anecdotes épisode 13

Madrille (Pnj) : Les nouvelles vont pas vite dans c’putain de désert…

Wakala (Trem) : Heureusement ! Parce que sinon tu saurais déjà que tu vas te faire enculer…

 

Morleck (Pat) : Madrille, tu ne vas pas me laisser dehors quand même ? Je venais te proposer d’être le parain de ma fille !

Madrille (Pnj) : T’as une fille toi ? Depuis quand ?

Morleck (Pat) : Aïsha ?! Mais tu plaisante, elle a trois ans ! Aller laisse-moi entrer !

Madrille (Pnj) : Bon, entre, je vais faire envoyer un cadeau à ta femme…

Thex (Mj) : Le mec il vient de vendre à un mec le parrainage d’un gosse qu’il n’a pas… T.T

 

Wakala le gadhare (Trem) va faire affaire avec un batranoban (notoirement raciste comme tous les membres de son peuple, faut pas s’mentir).

Sourdine (Pnj) : Mais, mais ?... Qu’est-ce que cet animal fait en liberté ?! Mais ?! Où est ton maître ? (Mimant les mouvements et les cris d’un gorille) Toi comprendre quand je parle ?

Trem (Wakala) : Et là en fait, faut pas je le bute c’est ça ?

 

Trem (Wakala) : Bon, pour ne pas tuer le mec, je prends mon niveau de « violence » en tension.

Thex (Mj) : Et tu prends aussi le niveau de la motivation « le respect ça compte » de ton Arme…

Trem (Wakala) : Oui, ça aussi, c’est vrai…

Thex (Mj), reprenant le jeu : Morleck entre alors dans l’établissement…

Trem (Wakala) : Ca va devenir compliqué pour ma tension….

 

Morleck (Pat) : Ce gadhare est civilisé, il a eu des gestes que j’ai appréciés…

Sourdine (Pnj) : Moi, c’est les gestes qu’il n’a pas eu que j’ai appréciés !

 

Wakala (Trem) : Bon, je vais reprendre de la tension pour pas les buter tous les deux. Je trouverais ça dommage de brûler un commerce dans lequel je viens d’investir…

 

Saarl (Dryssaac) vient de tomber sur Mahéra qui est en train de vendre un stock d’armes à des tributs tarek dans le cadre de son association avec Madrille.

Mahéra (Pnj) : Vous êtes toujours avec Morleck ? Dites-lui que j’ai progressé dans nos affaires et qu’il est riche. Je ne vais quand même pas l’arnaquer ! Je suis la marraine de son fils !

Saarl (Dryssaac) : T.T

 

Thex (Mj) : Comment allez-vous faire pour rencontrer Faisal ibn Califa, le seigneur de cette cité ?

Pat (Morleck) : Facile ! C’est le parrain de mon fils !

Thex (Mj) : Non.

Pat (Morleck) : Ha bon ?

 

Les Pj sont cernés par des membres du « fer de lance ».

Saarl (Dryssaac) : Je peux mettre Morleck en sécurité pour commencer.

Morleck (Pat) : C’est une putain de bonne idée ça !

 

Morleck (Pat) à propos de Wakala (Trem) : Depuis le début, je n’ai montré que de la loyauté et il a quand même essayé de me buter !

Philips (Joh) : Rhôoo, moi tu sais, il a essayé de me buter pour bien moins qu’ça !

 

Thex (Mj) : Bon là, Saarl va crever…

Trem (Wakala) : Je pensais à un truc…

Thex (Mj) : Tu t’en fous en fait de Saarl.

Trem (Wakala) : Oui, en effet, je disais donc que je pensais à un truc…

 

Lakhdar (Zellrhun) : Va voir Madrille et demande lui de nous fournir un contre poison !

Morleck (Pat) : Je ne vais pas le déranger pour des pichenettes quand même !

Saarl (Dryssaac) à moitié mort à cause du poison: des pichenettes, des pichenettes…

 

Morleck (Pat) se lance une nouvelle fois dans un monologue interminable.

Wakala (Trem) : STOOOOOP ! Tu vas la fermer et écouter deux minutes !!

Philips (Joh) : Et voilà Morleck, tu vas crever…

 

Wakala (Trem) : Tu veux mourir ou devenir Porteur ?!

Morleck (Pat) : C’est vrai que la mort a quelques inconvénients…

 

Morleck (Pat) : C’est mal de mentir !!... Après… c’est vrai que ça se fait…

 

Morleck (Pat) : Mais Morleck tout le monde l’aime, Morleck il est sympa, Morleck il retient tout…

Wakala (Trem) : Morleck, il n’a pas du boulot ?...

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04 octobre 2015

CR épisode 12, 736 dN

Investissement à Taäl.

Dans le fond de sa charrette, Lakhdar est à l’agonie. Ses blessures sont terribles et Saarl et Morlek sont envoyé vers Maldwïn, le marchand Alwel à qui Lakhdar avait déjà acheté des épices. Il a besoin d’une grosse dose de poussière d’Orlog, juste pour pouvoir se déplacer.

 

Morlek, reconnaissant, décide de la conduire à Taäl, un oasis sur lequel règne Madrille, l’homme à qui il a vendu tout son stock d’esclave, afin de négocier une rétro cession.

Mais avant de partir, Lakhdar décide de mettre à profit son immobilité et fouillant dans des bouquins et dans ses connaissances afin de comprendre la nature de l’étrange mal qui les ronge tous. Ils sont de plus en plus fatigués et leurs mains se recouvrent d’un exéma très douloureux. Il comprend qu’ils ont touché le poison et réfléchit à tous ce qu’ils ont pu avoir entre les mains. Soudain, la lumière se fait dans son esprit. C’est l’or des de Plane ! Voilà pourquoi ces derniers n’ont pas insisté dans leur poursuite !

Une partie de l’or est passée au feu et un onguent est acheté à un apothicaire (payé avec de l’or empoisonné, le vieil homme est ravi de trouver un médicament pour soulager tout le monde et même de faire un prix !).

Compte tenu de la circulation de l’argent au sein de la caravane, ils ont dû provoquer l’empoisonnement de beaucoup de monde, il est temps pour eux de quitter les lieux.

Au bout de deux jours de voyage entre les dunes ils arrivent à Taäl. L’oasis est minuscule et la villa fortifiée de Madrille semble énorme en comparaison. Aussitôt, le groupe se sépare. Morlek va supplier les gardes de lui ouvrir la porte mais ses derniers refusent.

Lakhdar apprend, en discutant avec des soldats, que la villa est fermée depuis quatre jours. Cà n’est jamais arrivé et tout le monde craint qu’il se soit passé quelque chose de grave. Il apprend aussi que les batranobans en orange que cherche Sambre passent parfois par ici. En effet, Madrille cultive de la matière première, des végétaux formant une base pour la création d’épice. Il est réputé pour la qualité de ses produits. La vaste villa contient de vastes parcelles de cultures.

Saarl et Morlek vont ensuite à la caravane sérail et reprennent en main les affaires du vieux patron. Ils investissent de grosse somme d’argent pour s’assurer une route commercial entre ce lieu important pour la production d’épices et Al Rackel. L’oasis est bien placé entre le port de Verlupo et Al Rackel, un bon placement en somme.

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Wakala suit la même logique et rachète le bordel pour le transformer entièrement et poursuivre son entreprise de chaine de commerce avec franchise. Il découvre aussi que leurs actions marquent la région. Tout le monde a entendu parler de Verlupo et des événements qui s’y sont déroulés.

Lakhdar apprend de son côté qu’on ne peut plus aller derrière la villa, le rempart nord est interdit d’accès pour une raison tenue secrète. Il propose à Filips d’attendre la nuit pour tenter de masser par le système d’irrigation de la plantation afin d’entrer et de jeter un œil sur l’intérieur de la bâtisse.

Morlek tente encore d’entrer par la grande porte. Il tombe sur Rachid, un garde qui est aussi le parrain de son fils (Morlek a donné le titre de « parrain exclusif de son fils unique » à 67 personnes. On ne sait jamais, on peut toujours avoir besoin de rappeler à quelqu’un qu’il est un peu de la famille !). C’est encore en vain.

A la nuit tombée, Saarl monte sur une dune pour couvrir les arrières de Philips. L’hysnaton s’infiltre en silence et passe la nuit dans l’eau au milieu des plantations. Il voit que les ouvriers ne sont pas là mais qu’une importante troupe de soldats bien organisée est sur le qui-vive. Visiblement, on craint une attaque. De son côté, Saarl voit revenir un soldat de Madrille. Ficelé sur sa monture, ce dernier n’a plus de tête. Il semble être un message. Saarl laisse la monture continuer sa route vers la villa.

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Le lendemain, Morlek obtient une entrevue avec Madrille. Le gros producteur semble avoir mal dormi. Morlek lui vente la qualité des esclaves qu’il lui a vendu avant de décider qu’il enfin temps pour lui de la fermer. Madrille lui montre les cellules vides des esclaves. Ils se sont tous évadés.

Madrille gardait, au milieu de quelques sacs d’or, un Epée bâtarde Dieu psychotique. Il en était le porteur autrefois et, au prix d’un incroyable effort de volonté, il a réussi à se dégager de son emprise et à la garder enfermée. Une des esclaves vendue par Morlek est parvenue à s’en emparer et à pulvériser le mur nord pour quitter les lieux avec les quatre-vingt esclaves.

Il est maintenant persuadé qu’elle va vouloir se venger et envoie des soldats pour la ramener et massacrer son armée de fuyard. Le soldat sans tête devait faire partie d’une expédition punitive qui a avortée.

Pour Morlek, le temps des négociations est revenu. Il explique être avec quatre Porteurs en quête d’esclaves. Il parle même d’une ville qu’ils seraient en train de construire. Madrille saisit l’occasion : La moitié des esclaves pour les Porteurs, l’Epée et l’autre moitié pour lui plus Dix ans (qui sera négocié à dix-huit) d’exclusivité avec leur ville pour les matières premières d’épicier et sans taxe, bien sûr…

Morlek vient annoncer le tout aux Porteurs qui accueillent avec un enthousiasme modéré les termes du contrat qu’il a signé…

Les effets du poison des de Plane ont repris. L’onguent ne faisait que les soulager et les mettre en veille.

Messager et Okpala rassemblent alors leurs souvenirs pour offrir un flashback salutaire à leur Porteur respectif. Il y a des siècles, pour débarrasser Al Rackel de ses occupants, les Armes Dieux avaient utilisé un poison du même genre, le même probablement. Ce sont les Fils du désert, épiciers dans leurs tenues orange, qui le leur avaient fourni après l’avoir eux-mêmes produit. Pas d’antidote en vue mais c’est un excellent début.

Le groupe réunit réfléchit maintenant à la suite des opérations : poursuivre une Arme Dieux folle pour récupérer leur esclaves ou aller chercher, dans la citadelle des Fils du désert, la solution à leur problème de santé…

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Anecdotes épisode 12

Saarl (Dryssaac) à propos de Mahéra qui vient d'obtenir Skern, le Marteau Dieu: Elle se la pète avec sa nouvelle Arme-Dieu...
Lakdar (Zellrhun) à l'agonie suite à ses blessures: Elle peut! elle fonctionne super bien son Arme, je peux en parler...
 
Trem (Wakala): Il vaut mieux avoir zéro XP que zéro PV!
Pat (Morlek): Je reviens, je vais me laver les mains.
Thex (mj): T'as raison, l'or est empoisonné!
Wakala (Trem): On va faire ça dans le calme, on veut que ça se passe bien. C'est nouveau comme décision mais on veut que ça se passe bien...
Morlec (Pat): Reviens Madrille! Si tu refuses, tu vas le regretter le peu de vie qu'il va te rester!
Morlec (Pat): Laisse-moi rentrer Madrille! Après, si tu veux, tu me tues, c'est pas grave!
Thex (Mj): Zell, pendant que vous faites, le cons, il fait toujours le scénar!
Trem (Wakala): Non, on le fait tous!
Dryssaac (Saarl): Je confirme!... Tous! Sauf moi...
Joh (Philips), écoute les long monologue de Morlek (Pat): Je sais pas pourquoi, mais je sens que lui, il va mourir....

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06 septembre 2015

CR épisode 11, 736 dN

Marché aux esclaves dans la caravane austrane

Les Porteurs se partagent l’or des de Plane et filent à travers les bois qui longent la côte. Avec leurs trois charriots et les jeunes garçons qui les conduisent, ils se mettent en quête de leurs esclaves. La discussion qui débute alors concerne leur destination. Bien sûr, la caravane austrane semble toute indiquée, mais leurs déboires passés les invitent à la prudence. Il y a des villes dans les environs et il y a la possibilité d’acheter de petits lots séparés. Cela pose cependant le problème de l’entretien, de la surveillance et du temps passé loin d’Al Rackel.

Les dérigions n’ont pas insisté et la poursuite n’a pas durée. De plus, ils sont tous en pleine forme et ce double avantage les poussent à l’audace. Ils iront donc vers la caravane, elle ne doit pas être bien loin.

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En effet, il ne leur faut qu’une journée pour repérer le nuage de poussière et les enfants qui font la récolte des objets perdus à l’arrière du convoi. Ils atteignent ensuite le nuage lui-même et les condamnés qui suivent à pieds les dernières charrettes. Mais ce simple voyage semble les avoir fatigués et, pour une raison qu’ils ignorent, un mal étrange commence à les ronger de l’intérieur.

Aussitôt, les affaires reprennent. Saarl, Wakala et Lakhdar cherchent des marchands d’esclaves ayant pignon sur « rue » tandis que Filips s’enfonce dans les bas-fonds sordides de cette ville en mouvement.

Le premier groupe s’aperçoit que les choses vont être plus compliquées qu’escompté. Il y a beaucoup de marchands d’esclaves et leurs marchandises sont variées : gladiateurs, femmes sublimes, amuseurs, scribes mais très peu d’ouvriers. Or, il n’est pas question de reconstruire Al Rackel avec des danseuses ou des tueurs.

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Filips finit par rencontrer Mahéra, la dirigeante d’une mafia locale. Elle lui parle d’un certain Morlek. Cet homme pourrait lui fournir une quarantaine d’esclaves travailleurs mais il a disparu depuis deux jours et sa marchandise aussi. Pour des raisons qui lui appartiennent, elle souhaite qu’on lui rapporte Morlek. Malheureusement, Filips propose d’échanger ses services contre des faveurs sexuelles ce que la belle Mahéra prend assez mal. L’hysnaton est jeté dehors sans ménagement.

De leur côté, ses compagnons n’ont pas fait beaucoup mieux (au moins n’ont-ils pas fait pire !). Ils ont également entendu parler de Morlek et ont appris qu’il avait un ami nommé Ashül.

Mais la nuit finit par tomber et le convoi géant s’arrête. La vie nocturne prend sa place. Les travailleurs de nuit viennent vendre du foin, des soins aux animaux, de la nourriture… Les bordels s’ouvrent sous leur forme statique et Wakala décide immédiatement d’en profiter. Saarl garde le campement pendant que Filips continue d’enquêter et que Lakhdar part à la recherche d’épices.

Filips fait courir le bruit qu’il a vu récemment ce Morlek et finit par avoir un résultat intéressant. Un homme, portant un turban bleu et une tunique rapiécée, s’intéresse à son histoire et semble inquiet de ce que lui raconte cet étrange hysnaton. Filips sent bien que ce vendeur de scorpions et de perroquets, qui s’est présenté sous le nom d’Ashül, a quelque chose sur la conscience et il décide de le suivre. Malheureusement, il tombe dans une embuscade tendue par les hommes de Mahéra qui souhaite lui donner une bonne leçon. Il a juste le temps de voir Ashül entrer dans une large roulotte avant de prendre la fuite.

Lakhdar trouve des épices de très bonne qualité et en profite pour poser des questions. Sa curiosité et son statut de bon client lui permettent d’apprendre que Morlek a une famille et il s’en va voir sa femme. Cette dernière, dans une situation misérable, s’inquiète pour l’avenir. Morlek a disparu avec la marchandise et l’argent et elle n’aura bientôt plus rien. Elle lui apprend que son mari a un associé du nom de Jarek. Poursuivant ses investigations, il découvre que le dénommé Jarek vend des armes aux Tareks pour les aider dans leur lutte contre les batranobans. Aussitôt, il décide d’aller rendre visite à cet homme.

Pendant ce temps, Wakala et Okpala découvrent les joies de la vie au grand air au milieu d’un bordel à ciel à ouvert. Malheureusement, Sambre contacte ses semblables et ils doivent quitter les lieux tout comme Saarl doit quitter le coin du feu si confortable.

Filips n’arrive pas à semer ses poursuivants malgré les pourvoir de son Arme. Il les entraine donc à l’écart, fait volte-face et, d’un geste, découpe trois d’entre eux qui se vident de leur sang à ses pieds. Un instant, il pense laisser partir le dernier afin de faire passer un message mais il se résigne finalement, préférant garder un certain anonymat. Il égorge donc son ultime opposant d’un geste précis.

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Lakhdar arrive à la roulotte de Jarek. Un véhicule large dans lequel vient de rentrer un petit homme portant un turban bleu turquoise et une tunique rapiécée. Les gardes sont nombreux et fermes mais Lakhdar évoque la possibilité d’un achat groupé pour équiper les quinze gardes de son père. Il est immédiatement mis en relation avec Jarek mais doit laisser ses armes dehors. Voulant garder secret son statut de Porteur, il accepte, voyant que Sambre ne serait jamais trop loin de lui et que le contact ne risque pas d’être rompu.

A l’intérieur, Lakhdar joue la comédie devant Jarek et observe attentivement l’homme au turban. Ce dernier semble s’effondrer de l’intérieur quand il évoque le nom de Morlek. Il remarque aussi que Jarek est un Porteur. Il possède en effet un Marteau du nom de Skern qui possède une bouche cerclées de dents effrayantes et qui participe avec entrain à la conversation.

Lakhdar doit ensuite quitter rapidement les lieux. Le lien qui l’unit à Sambre se disloque soudainement dans son ventre et il a l’impression qu’on le vide comme une truite alors que l’envahit un soudain sentiment de désespoir.

Sortant poliment, il trouve deux gardes en train de se partager ses affaires. L’un d’eux est persuadé que Sambre est une Arme-Dieu et il compte bien la garder bien que l’Arme soit pour l’instant muette. Lakhdar se rapproche suffisamment pour reconstruire le lien et écoute patiemment les gros durs se moquer de lui et le menacer. Quand un petit public s’est formé autour de l’esclandre et qu’il est à nouveau pleinement relié à Sambre, Lakhdar enflamme son poing et l’envoie directement dans le visage de son interlocuteur. L’impact est foudroyant et l’homme, le visage pulvérisé et brûlé, est projeté à plusieurs mètres de lui. Le second fier à bras s’enfuit sans demander son reste et Lakhdar décide de suivre Ashül et d’appeler les autres quand il arrivera chez ce dernier. Saarl et Wakala le rejoindront rapidement à l’intérieur de la roulote.

http://fr.wahooart.com/Art.nsf/O/9GEKT8/$File/FrederickGoodall-anarabiandealer.JPG

Une fois chez lui, Ashül n’a pas le temps de faire les cents pas pour soulager son angoisse. Les Porteurs lui tombent dessus et commencent à lui poser des questions auxquelles il s’empresse de répondre. Son ami Morlek a décidé de se lancer dans le trafic d’armes et Ashül s’est précipité chez Jarek pour l’informer de cette germe de concurrence. Jarek a donc fait capturer son ancien associé et le fait torturer depuis deux jours dans une roulotte à l’écart du campement pour qu’il révèle le nom de ses associés.

Saarl profite de l’occasion pour prendre une paire de scorpions et les Porteur scellent l’humiliation d’Ashül en lui jetant quelques piécettes afin qu’il redore son commerce minable. Sans plus attendre, un plan est échafaudé.

Les Porteur décident de se plier docilement aux lois de la caravane austrane afin d’éviter les problèmes tout en se faisant de nouveaux alliés. Ils vont donc voir Mahéra (mais sans Filips !), puisque cette dernière avait souhaité que Filips lui ramène Morlek, et lui demande de signer le Contrat. Ce document faisant loi sur la caravane, ils peuvent agir comme bon leur semble. Le chef mafieux leur signe donc un papier leur demandant de lui ramener Morlek par n’importe quels moyens.

Aussitôt, les Porteur se mettent en route et encercle la caravane désignée par Ashül. Saarl tire une volée de flèches sur la quinzaine de gardes et en tue trois sans difficulté. Alors que le groupe se précipite vers le tireur, Wakala charge et les prend à revers effectuant un terrible massacre.

Profitant de cette diversion, Filips entre dans la roulotte côté conducteur et aperçoit Morlek (du moins le suppose-t-il) attaché à quatre pattes sur un banc, nu et couvert de zébrures écarlates. A ses côtés se tiennent un bourreau avec sa cravache et Jarek avec son Marteau.

Lakhdar sort de sa cachette pour atteindre la roulotte au moment même où Jarek décide d’en sortir. Les deux Porteurs ne prennent pas le temps de réfléchir et se jettent l’un sur l’autre. Frappant en même temps, ils s’infligent mutuellement de terribles blessures. Jarek est frappé par une explosion de feu qui le projette à terre, profondément éventré. Lakhdar, lui, a tout le côté enfoncé par le coup de Marteau et la gorge à moitié ouverte par la morsure que Skern a eu le temps de lui infliger.

Filips égorge le bourreau et libère Morlek. Saarl et Wakala achèvent blessés et fuyards et partent trouver un médecin. Contre une forte somme d’argent et un passe gratuit au bordel « chez Okpala », il consent à soigner Lakhdar. Malheureusement, le tarek est dans le coma et son état semble critique. La situation est d’autant plus préoccupante que le mal qui les ronge refait son apparition, plus violemment encore.

Skern connait Messager et ses compagnons. Il exulte en se remémorant le passé et félicite Sambre pour son talent et celui de son Porteur. Il est vaincu et Jarek n’a rien compris. L’assaut fut fabuleux bien que bref. Mais 400 ans d’amitié ne peuvent être entachés par un petit échange viril comme ça en passant !

Les trois Porteurs encore debout chez Mahéra avec Morlek. Cette dernière est satisfaite d’autant plus que ces nouvelles relations lui font cadeau de Skern ! Une association prochaine et prometteuse semble se mettre en place. C’est avec Mahéra que Morlek pensait se lancer dans le trafic d’armes et il n’a pas cédé sous la torture. Leur commerce naissant n’est donc pas en danger. Morlek explique aux Porteur qu’il a vendu tous ses esclaves à Madrille, un alweg richissime qui possède l’oasis de Taäl.

La bonne nouvelle c’est qu’il y en a quatre lots de vingt et de bonne qualité ! Soit le double du stock espéré. La mauvaise c’est qu’il va falloir aller les récupérer.

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Posté par Zellruhn à 14:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]