Arrivée à Al Rackel

Quelque part, dans un village détruit, où les dérigions de la 8ème Splendeur et les troupes du « Fer de lance » ont anéanti les forces vorozionnes, Simon Bérille et son Arme, Pomélius, bouent de rage. Toutes les troupes envoyées pour récupérer son trésor, ces Armes ennemies de l’Empire, ont échoué. La tentation est trop forte de devenir Porteur et ses adversaires semblent très convaincants.

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Il décide donc de prendre les choses en main et de s’occuper lui-même de la situation. Visiblement, les nouveaux Porteurs se sont rendus vers Téhen. Connaissant la haine viscérale des peuples Tarek pour Messager et leur souhait de rester les seuls maîtres des pistes qui portent leur nom, il est sûr de pouvoir leur mettre la main dessus sans trop de difficulté en utilisant les nomades. Il part donc avec une vingtaine d’hommes dont le très sérieux Malaka, esclave fraîchement acquis avant son départ de Pôle, dont la stature impressionnante devrait s’avérer décisive…

A des centaines de kilomètres de là, de l’autre côté du désert, sur leurs juments bariolées, les quatre Porteurs reprennent leur route avec leur captive et un morceau de jambe d’éléphant. En chemin, Lakhdar regarde la carte et comprend rapidement qu’ils n’iront pas loin. Al Rackel est à cinq-cents ou six-cents kilomètres d’ici et ce n’est pas un morceau de pachyderme, trois gourdes et une esclave qui vont les y conduire.

Ils se mettent donc en quête d’une caravane pour participer au voyage. Arrivés dans une oasis, ils commencent par chercher du matériel pour affronter les terres de Haaz puis ils se reposent et, avec la complicité d’un tavernier local, prostituent la jeune veuve afin de commencer à rebâtir le réseau de bordels d’Okpala.

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La caravane attendue arrive, les négociations avancent rapidement, malgré un concours de quequette entre Gamato et Lakhdar pour savoir lequel est le plus « enfant du désert », et le départ est lancé. Malheureusement, Saarl commet une erreur en évoquant le nom d’Al Rackel. La cité haïe représente le pire pour les Tareks, c’est-à-dire le retour de Messager et de sa convoitise sur leurs terres.

En acceptant de les conduire, ils vont en réalité les amener au cœur du désert pour tuer les Porteurs et perdre les Armes. Le voyage dure deux bonnes semaines avant que le piège ne se referme. Une autre tribu de Tareks semble attaquer la première en la bombardant de flèches. Pourtant les hommes du convoi sont étrangement à l’abri au moment de l’assaut. Tous les Porteurs sont touchés par les projectiles et, lorsque les membres de leur propre caravane attaquent, ils commencent à ressentir les effets d’un poison. Filips, plus touché que les autres, le ressent particulièrement bien. Aussi décide-t-il de fuir au triple galop devant le combat qui s’annonce. Voyant cela, Gamato jure qu’il tuera l’hysnaton dès leur prochaine rencontre si toutefois il survit à ce traquenard.

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Les hommes de la caravane sont une quarantaine et leurs complices presque vingt, la situation semble mal engagée. Au milieu de la confusion, le chef des Tareks s’empare de l’esclave des Porteurs et prend la tangente. Qu’on essaie de le tuer est une chose, qu’on lui vole le début de sa carrière prometteuse de proxénète en est une autre. Gamato rompt le combat pour aller récupérer ses affaires. C’est pourtant Saarl le plus rapide. D’une flèche, il fait chuter le chameau et d’un coup de Constance, massacre le scélérat. Le plan de carrière de Gamato est récupéré.

Un peu plus loin, Filips aperçoit dans sa fuite un troisième groupe de Tareks en route pour le champ de bataille. Il est certain de reconnaître à leur tête Simon Bérille et son Arme-Dieu, Pomélius. Le pôlard n’a pas renoncé à ses Armes et c’est une raison de plus pour l’hysnaton de poursuivre sa route.

Du côté de ses camarades restés sur place, la situation est pourtant critique. Derrière eux, les Tareks chargent dans la descente et la nouvelle troupe menée par Pomélius semble les avoir rejoints… Ils sont maintenant trois contre une centaine d’hommes. Ils choisissent donc de fuir. Al Rackel ne doit plus être très loin de toute façon.

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Filips justement vient d’arriver dans la cité en ruine, nichée au creux d’un cirque rocheux. Il y a encore la trace d’un point d’eau et Messager et son Porteur trouvent même l’emplacement d’un puits visiblement condamné volontairement. Messager exulte, c’est ça ville qui est là ! Il demande à Filips de trouver des tonnes de nourriture puis des esclaves pour nettoyer le puits et rebâtir la ville. Il suffira ensuite de baliser à nouveau la piste et à eux la fortune !

Mais Filips ne l’entend pas de cette oreille. Il est en train de mourir et, même s’il était en pleine forme, Messager et en train de parler d’un projet s’étalant sur plusieurs décennies. Broutille pour une Arme-Dieu, toute une vie pour un hysnaton malingre. Face à ces remarques, Messager propose à son Porteur de se laisser mourir tranquillement, après tout, un autre Porteur le servira aussi bien sinon mieux. Mais Filips le menace d’aller se perdre tout droit dans le désert, d’y trouver une faille profonde et de s’y jeter. De plus, il lui rappelle que leurs poursuivants n’ont pas l’intention de devenir les Porteurs de Messager mais de l’enterrer dans un trou. La dague se calme un moment pour reprendre un dialogue plus constructif quand arrivent Gamato, Saarl et Lakhdar.

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Filips se met à couvert pour échapper à ses camarades (il se rappelle des menaces de Gamato) et regarde à travers les trous d’une ruine la suite des événements. Celle-ci est intéressante car les choses ont changé. Pour descendre dans le cirque, il faut emprunter un chemin escarpé par lequel les hommes doivent venir de front, par deux dans les endroits les plus larges. Gamato et Saarl exhibent leurs Arme tout en faisant face à la troupe qui essuie les injures de Simon Bérille.

Deux hommes tentent quand même leur chance. Devenir Porteur ne leur déplairait probablement pas. Gamato et Saarl en tuent un chacun et les troupes se déploient prudemment autour du cirque. Un face à face est désormais exclu.

Pourtant, pendant que Saarl et Lakhdar combinent leurs savoirs pour stopper les effets du poison, Gamato se propose d’utiliser ses dernières forces pour défier Pomélius et son Porteur. Un bon moyen de retrouver la paix.

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Simon Bérille se présente et charge Okpala et son Porteur thunk qui font de même. Le choc est violent et les deux adversaires se trouvent à terre dans un nuage de poussière. Gamato sourit avec cruauté en voyant la blessure béante que son cimeterre a laissée sur le torse de Bérille. Malheureusement, le goût du sang lui vient à la bouche et il s’aperçoit qu’il s’est empalé sur la Lance de son adversaire. Il meurt sous le soleil brûlant de Haaz pendant qu’Okpala est enfermé dans un coffre épais.

Simon ramène son corps aux camarades de Gamato en leur expliquant qu’ils n’ont qu’à jeter leurs Armes et partir. Les Tareks leur donneront des vivres et de l’or et ils pourront reprendre tranquillement le route. Ses hommes l’ayant laissé seul, il ne peut faire mieux que leur donner la nuit pour réfléchir.

Les trois Porteurs restant profitent de la nuit pour se soigner. Peu désireux de laisser leurs Armes et persuadés qu’ils seront tués quoi qu’il arrive, ils s’organisent pour préparer une embuscade. Saarl dans un coin attirera les troupes et Lakhdar s’occupera de Pomélius. Filips quant à lui, restera en retrait pour venir appuyer ses camarades en cas (probable) de difficulté.

Mais un soutien inattendu les attend. Dans le camp de Pomélius et des Tareks, en haut du cirque, Wakala comprend que son maître ne veut pas utiliser les Armes capturées pour avoir de nouveaux Porteurs mais pour les garder cachées plusieurs siècles. Il pensait devenir Porteur et voilà qu’il devrait rester esclave ?! C’est hors de question. Il commence par empoisonner les pumas qui devaient constituer l’attaque surprise contre les Porteur retranchés, brise quelques nuques, un cadenas et, s’emparant d’Okpala, descend dans Al Rackel.

Le vol est rapidement découvert et l’attaque est lancée. En bas, Wakala est intégré au plan malgré lui. Le gadhar s’était imaginé une fuite rapide mais ses nouveaux compagnons, bien que passablement fatigués, semblent décidés à en découdre.

Saarl se fait remarquer volontairement et fonce dans une maison en ruine poursuivi par une trentaine d’hommes. Replié à l’étage, il affronte les ennemis au fur et à mesure qu’ils se présentent à lui. Pendant ce temps, Lakhdar et Wakala engagent Simon Bérille et sa Lance dans un autre bâtiment. Aussitôt, le pôlard utilise les pouvoirs de son Dieu. Il lance un brouillard aveuglant et utilise sa vision infrarouge pour ne pas en être gêné. La situation devient compliquée pour Wakala et Lakhdar qui optent pour une prise en tenaille à l’extérieur.

La situation devient critique et, encore une fois, Filips n’intervient pas de peur d’y laisser la vie ! Saarl est finalement obligé de sauter sur sa monture depuis la fenêtre et de prendre le large. Il est aussitôt pris en chasse par les Tareks. Mais certains s’arrêtent brusquement…

Prêt d’un mur effondré, Wakala tient la tête de Simon Bérille. Lakhdar et lui sont finalement venus à bout du Porteur et les Tareks voient en même temps la possibilité de ramasser une Arme et la fin de leur contrat avec le pôlard.

Rapidement, c’est la discorde dans les rangs et les Porteurs en profitent pour disperser et massacrer ce qui reste de nomades.

Régnant désormais sur un tas de ruines, le groupe de Porteurs doit maintenant trouver de la nourriture en grande quantité et une bonne quarantaine d’esclaves.

Avant de se mettre en route, ils creusent un grand trou, y jettent Pomélius, et le rebouche.