La défense de Verlupo

Wakala et Lydine sont de retour à Verlupo. Aussitôt, un conseil des Porteurs est organisé. La situation est grave, les dérigions sont à l’est, les sekekers au sud et les villageois totalement dépassés. Alors que la foule s’est rassemblée autour du vieux Gompert qui tente tant bien que mal d’organiser les défenses, Lydine révèle à ses sauveurs que l’infiltratrice que Wakala a terrassée lui a dit avoir saboté les maigres remparts de la bourgade.

Aussitôt, des décisions sont prises. Wakala ira organiser les défenses pour le plus grand soulagement du vieux Gompert. Saarl, de son côté, ira chercher les chasseurs de deinonychus. Etant les meilleurs guerriers du village, il compte les utiliser au mieux. Lakhdar s’occupera de vérifier les défenses avec l’aide de quelques villageois afin d’effectuer les réparations nécessaires. Lydine se chargera de mettre ses parents à l’abri pendant que Filips… ira piller la réserve de nourriture du grand-père d’Hembert avant de prendre la fuite….

De côté des villageois, on semble attendre une intervention des dérigions. Après tout, ils sont forcément là pour protéger les routes et massacrer les pillards !

Wakala s’en sort bien. Les points faibles sont protégés et les hommes correctement répartis sur les remparts même si tous veulent rester à proximité du Porteur. Lakhdar et sa troupe découvrent rapidement des fondations affaiblies, des grilles minutieusement sciées, des portails sabotés… Guerlon Fustile a bien fait son travail. Les failles sont grossièrement comblées avec des gravats et des charriots. Filips, lui, réalise sans problème son effraction, vole un charriot et attend que la rue se vide entre deux chargement. Dans l’effervescence générale, il est tranquille pour réaliser son larcin. Lydine apprend que son père va se battre et emmène sa mère près du charriot de Filips. Face aux protestations de cette dernière, Lydine l’assomme, la jette dans le charriot et va voler des chevaux de trait pour l’attelage. Oui ils vont survivre, oui ils vont voler tout le stock du commerçant et oui ils vont abandonner le village.

Saarl est moins chanceux. Alors qu’il tente de convaincre les meilleurs guerriers du village, il commet un impair et provoque au contraire leur fuite (échec cuisant : un, un, un et… un !) ! Les fuyards se font massacrer quelques centaines de mètres après la sortie du village par des maraudeuses qui ont déjà commencé à brûler les fermes alentours.

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Soudain, c’est l’assaut. Les sekekers lâchent les baveux et les premiers affrontements ont lieu. Les villageois, habitués aux champs et aux troupeaux, paniquent immédiatement. Seuls les exploits de Wakala et Lakhdar leur permettent de tenir moralement. Ils tuent d’ailleurs une tueuse chrysalide et sa garde de tourbillons qui étaient en train de décimer les paysans et reprennent brièvement le contrôle du rempart.

Au pied de la colline, les dérigions ne bougent pas. Ils sont là pour récupérer les Armes-dieux et n’ont pas l’intention de verser leur sang quand ils peuvent attendre tranquillement que le ménage soit fait. Dans le village, les corps à corps s’engagent. Bon nombre de maraudeuses ont pénétré l’enceinte ainsi qu’une petite quantité de deinonychus rendus fous par l’odeur du sang et les épices de Guerlon Fustule. Le vieux Gompert finit d’ailleurs écharpé par les créatures. Le chaos est complet.

Filips est aux prises avec un reptile qui commence à piller son chargement. Rusé, il arrive à détourner l’attention de l’animal avec des jambons. Pendant ce temps, le vieux commerçant est venu demander des comptes à Lydine. Pensant se réfugier dans sa réserve, il vient de tomber nez à nez avec des voleurs ! Alors que Filips tente de le rouler en lui jetant dans les bras un sac de farine, Lydine sort son glaive et lui tranche la tête. Oranos est très fière de sa nouvelle Porteuse.

 

Saarl jette des tonneaux enflammés sur les assaillantes pendant que Wakala et Lakhdar tiennent leur position. Les Sekekers ne s’attendaient visiblement pas à tomber sur trois Porteurs alors qu’elles n’ont plus de nouvelles de la leur !

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Dans le camp dérigion, quelque chose vient de se passer. Des sekekers ont contourné le gros des troupes pour s’approcher des nobles. Pensant couper la tête de la formation, elles viennent poignarder Guillaume de Plane. Mais l’hysnaton qui porte Crâne a senti leur odeur est intervient avant que son patron soit trop sérieusement touché. Utilisant les pouvoirs de son Dieu, l’hysnaton massacre les trois tueuses en quelques secondes… de Plane hurle de rage et de douleur ! Cette bande de chiennes va payer pour cet outrage. Le vegen tente de le raisonner mais un soldat le transperce de sa lance en bavant comme un damné. Le sac d’épice que Filips et Saarl ont placé la veille dans la citerne d’eau vient de faire son œuvre. Un autre officier est tué, plusieurs soldats sont obligés de s’entretuer pour neutraliser les enragés. Malgré les appels au calme de Lauran Sybile, Guillaume de Plane lance l’assaut. Les quatre-vingt dérigions se lancent contre plus de trois-cents sekekers.

Filips et Lydine, au milieu du chaos, viennent de repérer un morceau de rempart dévasté au milieu duquel paysans et maraudeuses s’affrontent. Les chevaux que Lydine a trouvés sont d’affreux bourrins. Ils n’iront pas bien loin mais suffiront pour charger au travers des combattants et passer par-delà le mur. Utilisant le pourvoir de contrôle des animaux de son Arme, elle lance la carriole.

Du haut des remparts, Wakala, Saarl et Lakhdar sont au cœur de l’enfer. Dans les flammes, la fumée et les morceaux de cadavres, ils luttent sans vergogne. Entre une giclée de sang et un râle d’agonie, ils voient au loin la caravane de marchand pleine de nourriture qu’ils attendent ici depuis trois jours ! Lancé à plein vitesse, le convoi de charriots est poursuivi par des sekekers montées. Quittant le front, les trois Porteurs se ruent vers leur trésor.

Filips et Lydine, font tournoyer leurs Armes pour se frayer un chemin et gagnent enfin la plaine. Malheureusement, il n’est pas question pour les assaillantes de laisser fuir des survivants. Le charriot est pris en chasse par trois cavalières. Filips en tue une pendant que Lydine utilise Oranos pour inviter un cheval à faire une roulade et éventrer une pillarde. Voyant au loin leurs camarades s’enfuir à cheval, ils comprennent qu’ils vont porter secours à un convoi qui doit transporter… La nourriture que Messager attendait !!

Les trois autres Porteurs chargent perpendiculairement la quinzaine de sekekers qui poursuit les marchands. Alors que ces derniers profitent de la diversion offerte par Wakala, Saarl et Lakhdar pour prendre la tangente, Lydine et Filips leur bloquent la route afin de les garder sous leur coupe.

Une fois les cavalières massacrées dans un déluge pyrotechnique d’acier et de fureur, les cinq Porteurs se retrouvent face à LEURS charriots de nourriture. Mais les marchands batranobans pensent s’en sortir en leur offrant des bourriches de moules et des pommes confites. Les Porteurs leur expliquent alors le marcher passé avec Verlupo et les commerçants éclatent de rire ! Le village dont ils parlent est en flamme personne ne leur paiera de marchandises ! Filips trouve alors une solution. Utilisant Messager, il bondit jusqu’au chef des marchands dix mètre devant lui et lui plante la dague en plein cœur. Les autres marchands sont chassés sans ménagement et les palefreniers « recrutés »…

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Alors que la bataille fait rage loin derrière eux à Verlupo, les Porteur reprennent la route d’Al Rackel. Après un voyage d’une semaine dans le désert, ils atteignent enfin la cité détruite. Dès leur arrivée, ils repèrent un petit groupe de tareks qui s’enfuient en les apercevant. Probablement des guetteurs, il va falloir se préparer à de sérieux problèmes surtout que Lakhdar repère un trou proprement creusé à l’endroit où ils avaient enterré Pomélius…

Dix jours de vacances se déroulent paisiblement dans la solitude profonde du désert. Avec l’aide des palefreniers et de la mère de Lydine, les Porteurs battissent quelques défenses, retapent une maisonnette avec un sous-sol pour y entreposer leur nourriture et réfléchissent à l’avenir. Ils ont de quoi nourrir une quarantaine d’esclave pendant des mois. Restent à les trouver.

Ils prennent donc la décision de laisser ici Sidone, la mère de Lydine et les palefreniers pour retourner à Verlupo. Là-bas, ils espèrent trouver un moyen de gagner de l’argent pour acheter ou recruter de la main d’œuvre. Et s’il ne reste rien du village et bien… ce point de départ en vaut bien un autre !

Encore une bonne semaine de route et revoilà les quatre Porteurs en vue de Verlupo. Après presque un mois d’absence, le retour est pour le moins étonnant. Les dérigions ont visiblement remporté la victoire et, comme les y autorisent les lois de l’Empire, ils ont pris position dans le village pour s’assurer que la zone est sécurisée. Profitant de l’occasion, ils ont fait de Verlupo un territoire de l’Empire. Les travaux sont impressionnants : Rempart de pierre, bâtiments modernes en construction un peu partout, douves et route pavée vers le port. Pôle à surement des projets avec cet accès sur la mer austrane à moins que de Plane et Sybile aient des envies de grandeur.

Cependant la situation géopolitique ajoute un peu de piment à ce qui aurait pu être un non-événement. En effet, en cette année 736, les batranobans ont décidé unilatéralement de ne plus payer l’impôt à Pôle. Ces derniers voient donc d’un très mauvais œil cette intrusion impériale sur leurs terres et trois des plus grandes familles bathras sont également présentes pour une mission diplomatique. Bien sûr, ils sont venus en masse pour exprimer leur point de vue sur cette bravade qui fait grincer des dents de Durville à Téhen.

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Pour couronner le tout, la caravane austrane est là. Ce convoi marchand, composé de millier de chariots, éléphants, chameaux et autres roulottes, longe la côte sur des centaines de kilomètres. La caravane ne s’arrête normalement que la nuit. Véritable ville mobile, elle est en permanence rejointe par des voyageurs tandis que d’autres la quittent. On y trouve de tout et son administration y fait régner ses propres lois et fixe ses propres taxes. Bref, aujourd’hui, Verlupo, c’est un conflit diplomatique, trois régimes législatifs qui se superposent et dix à vingt mille habitants tant que la caravane reste sur place.

Messager, ses compagnons Dieux et les sacs de viande qui les portent pensent donc créer un incident diplomatique grave afin de se débarrasser de de Plane et Sybile. Si un jeune noble bathras était retrouvé mort dans une ruelle avec un glaive dérigion dans le bide, les choses pourraient devenir avantageuses pour le groupe.

Les Porteurs décident donc d’aller en premier lieu jeter un œil le plus discrètement du monde. Wakala découvre ainsi que le tavernier qui travaillait pour lui a survécu à la bataille et travaille maintenant pour un vétéran qui a renommé le bordel « chez Okpala » en fonction de son patronyme. Ainsi, le gadhar se trouve devant « chez Acrius » et subit l’explosion de colère du cimeterre. Mais Wakala n’est pas Gamato et il tourne les talons. Pour le moment. La mission d’abord.

Saarl et Wakala, dans le village, comprennent que les deux nobles dérigions ont saisi l’occasion de récompenser leurs vétérans en leur offrant terres et villas pour leurs vieux jours. Une retraite à moindre frais et des hommes fiables sous la main. L’opération n’est pas mauvaise.

De son côté, Lakhdar décide de se remplir un peu les poches en utilisant ses talents de médecin. Il paie une place dans la caravane et dispense des soins à qui peut payer. Mais rapidement, Sambre semble devenir fou. Il vient de voir passer un jeune homme dans une tenue orange qui regagnait paisiblement son échoppe mobile. C’est un épicier et Sambre est sûr d’avoir vu dans le champ de vision de son Porteur une racine beige dépasser de sa poche. Il la veut et demande à son Porteur de massacrer le marchand pour la lui voler. Lakhdar ferme son infirmerie et décide de régler simplement la situation par un achat honnête. Malheureusement, le jeune homme nie complètement avoir cet épice en sa possession ce qui décuple la fureur de Sambre. Pourtant Lakhdar garde son calme et choisit d’aller voir Filips pour utiliser ses talents. Il semble également qu’Oranos puisse apporter l’aide qu’il faut à sa Porteuse pour subtiliser la racine convoitée.

Filips, de son côté, explore la caravane austrane. Rapidement, il s’aperçoit qu’il est suivi. L’homme qui le file n’est pas un expert en la matière et son visage brûlé ne l’aide pas à passer inaperçu. Filips choisit de le laisser venir sans s’en préoccuper, d’autant plus qu’il vient de trouver la roulotte rouge qu’il a vue en songe. Se postant au comptoir d’un bouge mobile, il sirote une boisson alcoolisée dont il ne parvient pas à identifier la nature en surveillant la carriole. Deux événements se produisent alors. Tout d’abord, l’homme à la face brûlée vient s’assoir à côté de lui, l’air de rien, puis, quelques instants après, Sang-Grü, le chef de la compagnie de mercenaires qu’il a déserté avec ses compagnons, entre dans la roulotte rouge escorté par deux gros bras.

En attendant d’y voir plus clair côté roulotte, il décide de discuter clairement avec son nouvel ami Tronche-cramée. L’homme est d’abord surpris, il pensait avoir été discret. Puis, rapidement, il explique à Filips qu’il connait Messager et que c’est ce dernier qui l’a contacté pour lui demander de devenir son nouveau Porteur en égorgeant Filips. Mais Tronche-cramée, qui finit par se présenter sous le nom de Reg, a eu peur de s’en prendre à un Porteur.

Contenant son envie de jeter sa dague dans l’océan tout proche, l’hysnaton invite son voisin à continuer. Celui-ci lui explique qu’il est un arpenteur. Les arpenteurs sont un groupe de mercenaires constitué par Messager en personne il y a des décennies et certains d’entre eux attendent son retour depuis de lustres alors que d’autres sont morts et ont transmis la flamme à leur descendants. Les arpenteurs ont pour seule vocation de défendre Al Rackel. Ils ont perdu depuis bien longtemps la route de la cité mais souhaitent tous la chute de l’empire et les richesses promises par la Voie du sud et l’avènement d’une nouvelle ère.

Filips lui donne rendez-vous ici même, à Verlupo dans un mois. A charge pour lui de rassembler ses hommes et de le rejoindre. L’hysnaton part ensuite à la recherche d’un de ses compagnons de route. Sang-Grü avait prévu de le sacrifier lors d’une bataille, pas question que cette ordure s’en sorte. Justement, voici Lakhdar et Lydine qui viennent vers lui. Eux aussi ont quelque chose à lui demander...