De la diplomatie en milieu hostile.

 

Pendant que Wakala et Saarl se rendent en ville pour voir comment tourner le conflit diplomatique à leur avantage, Lakhdar et Lydine s’échinent à retrouver le tarek orange pour lui voler l’épice tant désiré par Sambre. Mais le bougre a quitté les lieux justes après avoir payé la Particule, la taxe lui permettant de rester dans la caravane austrane pour une semaine. Visiblement, il a eu peur de ce Porteur insistant.

 

Qu’importe, un tarek orange ne devrait pas être bien compliqué à retrouver. En attendant, Filips a quand même prévu de tuer Sang-Grü et, avec l’aide de ses deux compagnons Porteurs, ça ne devrait être qu’une formalité. C’est donc sans même regarder ce qui se passe à l’intérieur de la roulotte rouge que Filips tente une infiltration via le siège du cochet pendant que Saarl et Lydine s’apprêtent à franchir la porte arrière.

 

Filips voit sa cible en pleine conversation avec un gadhar assit sur un tabouret, se tenant de ses deux mains sur un bâton. L’hysnaton a à peine le temps de reconnaitre l’Aveugle qu’un œil globuleux se matérialise au milieu de l’enchevêtrement de brindilles fiché au sommet du bâton.

 

Il est trop tard, la rapidité de l’Aveugle est stupéfiante. Il bondit sur Filips et le frappe à trois reprises, lui faisant traverser la paroi de la charriote avant de le rouler dans la poussière. Lydine, Porteuse trop novice, fuit afin de se mélanger à la foule pendant que Lakhdar convoque la puissance de Sambre pour pulvériser Sang-Grü. Le chef des mercenaires du Fer de lance est projeté à l’extérieur sous la forme d’un abominable amas de chairs. Les deux hommes qui l’escortent sont mis hors de combat la seconde suivante et gémissent en regardant leurs multiples fractures ouvertes.

 

Filips fuit à toute jambe, à l’intérieur de la caravane, ce genre de débordement est puni de mort et l’Aveugle est trop fort pour lui. Alors qu’une troupe de gardiens se lance à sa poursuite, un événement inattendu vient lui sauver la mise. La bataille contre les sekekers et l’utilisation massive de pouvoirs lors de la bataille ont entrainé la création d’une poche de magie glauque. Ce nouveau déferlement de pouvoir envoie des décharges d’énergie très douloureuses à travers le corps des non Porteurs présents. Les enfants, les vieux, les malades et les blessés trépassent immédiatement. Ne souhaitant pas voir la suite des événements, Lakhdar et Filips prennent la tangente…

 

Pendant ce temps, Lydine a rejoint Wakala et Saarl à l’auberge. Elle picole lourdement pour se remettre de la peur que lui a inspiré l’Aveugle pendant qu’Oranos, son Arme, explique à ses compagnons que Salamec, le bâton lesté de l’Aveugle, vient de recruter le Fer de lance pour récupérer Messager et ses compagnons divins. Messager, justement à la même information et confirme les déclarations d’Oranos quand ils arrivent dans le bouge. Visiblement, elles ont eu le temps de discuter avec Salamec pendant que leurs Porteurs respectifs s’entretuaient…

 

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Bien qu’Okpala et Wakala ruminent la perte de leur premier bordel au profit d’un certain Acrius, le gadhar que certains plats se mangent froid. Il met donc à profit le temps disponible pour trouver avec Saarl un moyen de se débarrasser de Sybile et de Plane. Il leur faut également trouver une grosse somme d’argent pour acheter la quarantaine d’esclaves dont ils ont besoin.

 

Leur plan est rapidement monté. Ils vont créer un incident diplomatique afin que les bathras, déjà sur les nerfs, massacrent les dérigions. Filips et Saarl se mettent donc à filer discrètement de jeunes nobles désœuvrés afin de trouver une opportunité de réaliser leur plan.

 

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Filips se fait passer pour un hysnaton misérable et obtient le droit de laver les chausses de nobles batranobans. Cette situation le conduit à découvrir que l’un d’eux, Alik ben Alaoui, rencontre en secret un jeune dérigion. En plus de passer du bon temps, ils complotent allégrement contre le père d’Alik. Les deux nobliaux sont lassés de rester dans ce trou pourri et Alik ne supporte plus la longévité légendaire de son père. Ils parlent donc de tuer ce dernier afin qu’Alik reprennent les rennes de la famille et qu’il décide de mettre un terme à cette stupide mission diplomatique. Autre information d’importance, le jeune dérigion s’appelle Alexandre…. de Plane…

 

Saarl découvre ensuite qu’Alik ben Alaoui a un jeune frère, Maâham, et que ce dernier, bien que participant au complot, émet des doutes quant à la réalisation de leur plan.

 

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Wakala, de son côté, a utilisé la journée pour se faire embaucher parmi les lavandières. Se faisant passer pour un benêt, le voilà au milieu des femmes et des gamins en train de laver des uniformes dérigions dans la rivière. Plus grand que les enfants, il se retrouve à étendre les vêtements sur d’interminables encordages. Profitant de la situation, il cache trois uniformes dans une souche creuse et finit tranquillement sa journée de travail. Le soir tombant, il revient sur place récupérer les affaires.

 

Lakhdar, lui utilise ses compétences pour soigner des soldats et ainsi récupérer quelques piécettes bienvenues.

 

Pour peaufiner leur plan, ils retournent au cœur de la forêt, là où ils ont laissé leurs charriots et les palefreniers qui les ont accompagnés depuis Al Rackel. La solution est vite trouvée, ils vont abattre Le père d’Alik ben Alaoui et son traitre de rejeton et faire porter le chapeau aux dérigions grâce à leurs uniformes et aux armes utilisées.

 

Wakala profite de la nuit pour tenter de séduire Lydine. Mais, alors que le gadhar pense avoir charmé la jeune Porteuse, l’échange se transforme en viol et Filips, pensant partager le gâteau, arrive juste à temps pour voir la jeune fille se dégager, repousser Wakala et utiliser ses pouvoirs pour se fondre dans la roche et disparaitre dans les bois.

 

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Le lendemain, Saarl va voler des flèches dans un carquois dérigion et rejoint ses compagnons pour observer la journée du vieux noble. Ce dernier passe son temps à envoyer et recevoir des massages et à rencontrer des bathras et des dérigions pour régler le problème de Verlupo et de son nouveau port qui, visiblement, intéresse tout le monde. Le vieil Alaoui propos de laisser le village à l’empire contre une taxe ! Proposition très mal perçue du côté dérigion quelques mois à peine après la décision unilatérale des batranobans de ne plus payer l’impôt impérial.

 

Wakala tente en vain de retourner les esclaves gadhars, Filips met la main sur un seau de pois goudronneuse, et Saarl trouve le coin idéal pour lancer ses flèches. Il n’a qu’une flèche par cible, il s’agit de ne pas se tromper. A la nuit tombée, le plan est lancé. Saarl s’occupera des tirs après que la diversion de Filips se soit mise en place, Wakala assurera les arrières du tireur pendant que Lakhdar restera en retrait en tant que joker potentiel.

 

 

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Filips met donc le feu à quelques tentes au nez et à la barde des sentinelles. Aussitôt, la panique fait sortir les cibles de leurs tentes. Surpris en plein sommeil, le père et le fils Alaoui sont cueillis en souplesse par deux dards mortels. Le feu éveille des soupçons et une paire de soldats scrute les environs à la recherche de coupables pendant que leurs camarades tentent d’éteindre l’incendie. Ils sont répandus en morceaux par Wakala sur l’herbe sèche.

 

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Immédiatement, les flèches sont identifiées tout comme les uniformes portés par ceux qui ont été entraperçus au cours de l’attaque. Au cœur de la nuit, les bathras se regroupent pour punir les pôlards. Surpris dans leur sommeil, des centaines de dérigions sont passés par les armes.

 

Les Porteur eux, sont allés prendre un peu de repos sur le chantier du port déserté par les ouvriers. A l’aube, ils sont réveillés par l’odeur de brûlé et la fumée qui s’échappent de Verlupo. Le village est saccagé pour la seconde fois en un mois seulement. Ils ont juste le temps de voir partir au loin une petite délégation de soldats, une quarantaine de fuyards parmi lesquels le Porteur de Crâne.

 

Dans le village, Maâham, le second fils Alaoui, procède aux exécutions des prisonniers. Il a gardé quelques dérigions en vie afin qu’ils témoignent et qu’ils transmettent un message. Alexandre de Plane est alors amené pour être décapité mais Lakhdar et Wakala s’interposent à la surprise de tous. Ils voient dans la possibilité d’une rançon la solution à leur problème. Ils expliquent donc que la mort serait trop douce et qu’il vaudrait mieux renvoyer à Pôle les membres du noble. Aussitôt dit, aussitôt fait, l’homme est découpé et soigné pour qu’il reste en vie.

 

Les soldats épargnés sont chargés de ramener chacun un membre. L’empire est en morceau, le message est clair. Saarl rattrape la délégation de rescapés pour ajouter un message personnel à l’intention du groupe de fuyards que les soldats messagers ne manqueront pas de retrouver. Dans la confusion qui a suivi le massacre, il a récupéré Alexandre de Plane, ou ce qu’il en reste, et propose de l’échanger contre une rançon.

 

A Verlupo les jours passent et Wakala a récupéré son bordel. Ses compagnons se reposent en guettant l’arrivée de la rançon. Ils tentent tant bien que mal de garder le jeune Alexandre en vie dans leur repère forestier en reprenant des forces.

 

Finalement, le détachement attendu arrive. Les Bathras ne semblent pas s’en préoccuper. Les défenses sont solides et la troupe ridicule. S’ils veulent venir, ils peuvent, ils sont attendus.

 

Au cœur de la forêt, l’échange à lieu mais pas en bonne entente. En effet, les dérigions se fichent éperdument d’Alexandre. Ce lointain cousin de la famille n’a aucune importance. Pourtant, de Plane et Sybile voient là une occasion de ramener les Armes à Salamec, leur véritable maître. Ils sont donc venus avec de l’or, assez peu en vérité, juste de quoi faire bonne mesure et l’intention de cribler de flèches tout ce ramassis de Porteur.

 

L’échange ne dure qu’une seconde. Saarl et Lakhdar amènent le gamin à moitié mort au point de rencontre et prennent le coffre. Aussitôt, Constance téléporte tout le monde alors qu’une pluie de flèches s’abat sur la zone. Seul les deux serviteurs qui ont transporté le coffre et Alexandre sont encore sur place lorsqu’arrive la mort.

 

Les Porteurs, un peu plus loin, quittent aussitôt les lieux pour se mettre en quête de leurs esclaves. Bien que tout se soit bien passé, il y a tout de même quelque chose d’étonnant… Comment Crâne s’est-il fait avoir aussi facilement alors qu’il connaissait le pouvoir de téléportation de Constance ?...