Marché aux esclaves dans la caravane austrane

Les Porteurs se partagent l’or des de Plane et filent à travers les bois qui longent la côte. Avec leurs trois charriots et les jeunes garçons qui les conduisent, ils se mettent en quête de leurs esclaves. La discussion qui débute alors concerne leur destination. Bien sûr, la caravane austrane semble toute indiquée, mais leurs déboires passés les invitent à la prudence. Il y a des villes dans les environs et il y a la possibilité d’acheter de petits lots séparés. Cela pose cependant le problème de l’entretien, de la surveillance et du temps passé loin d’Al Rackel.

Les dérigions n’ont pas insisté et la poursuite n’a pas durée. De plus, ils sont tous en pleine forme et ce double avantage les poussent à l’audace. Ils iront donc vers la caravane, elle ne doit pas être bien loin.

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En effet, il ne leur faut qu’une journée pour repérer le nuage de poussière et les enfants qui font la récolte des objets perdus à l’arrière du convoi. Ils atteignent ensuite le nuage lui-même et les condamnés qui suivent à pieds les dernières charrettes. Mais ce simple voyage semble les avoir fatigués et, pour une raison qu’ils ignorent, un mal étrange commence à les ronger de l’intérieur.

Aussitôt, les affaires reprennent. Saarl, Wakala et Lakhdar cherchent des marchands d’esclaves ayant pignon sur « rue » tandis que Filips s’enfonce dans les bas-fonds sordides de cette ville en mouvement.

Le premier groupe s’aperçoit que les choses vont être plus compliquées qu’escompté. Il y a beaucoup de marchands d’esclaves et leurs marchandises sont variées : gladiateurs, femmes sublimes, amuseurs, scribes mais très peu d’ouvriers. Or, il n’est pas question de reconstruire Al Rackel avec des danseuses ou des tueurs.

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Filips finit par rencontrer Mahéra, la dirigeante d’une mafia locale. Elle lui parle d’un certain Morlek. Cet homme pourrait lui fournir une quarantaine d’esclaves travailleurs mais il a disparu depuis deux jours et sa marchandise aussi. Pour des raisons qui lui appartiennent, elle souhaite qu’on lui rapporte Morlek. Malheureusement, Filips propose d’échanger ses services contre des faveurs sexuelles ce que la belle Mahéra prend assez mal. L’hysnaton est jeté dehors sans ménagement.

De leur côté, ses compagnons n’ont pas fait beaucoup mieux (au moins n’ont-ils pas fait pire !). Ils ont également entendu parler de Morlek et ont appris qu’il avait un ami nommé Ashül.

Mais la nuit finit par tomber et le convoi géant s’arrête. La vie nocturne prend sa place. Les travailleurs de nuit viennent vendre du foin, des soins aux animaux, de la nourriture… Les bordels s’ouvrent sous leur forme statique et Wakala décide immédiatement d’en profiter. Saarl garde le campement pendant que Filips continue d’enquêter et que Lakhdar part à la recherche d’épices.

Filips fait courir le bruit qu’il a vu récemment ce Morlek et finit par avoir un résultat intéressant. Un homme, portant un turban bleu et une tunique rapiécée, s’intéresse à son histoire et semble inquiet de ce que lui raconte cet étrange hysnaton. Filips sent bien que ce vendeur de scorpions et de perroquets, qui s’est présenté sous le nom d’Ashül, a quelque chose sur la conscience et il décide de le suivre. Malheureusement, il tombe dans une embuscade tendue par les hommes de Mahéra qui souhaite lui donner une bonne leçon. Il a juste le temps de voir Ashül entrer dans une large roulotte avant de prendre la fuite.

Lakhdar trouve des épices de très bonne qualité et en profite pour poser des questions. Sa curiosité et son statut de bon client lui permettent d’apprendre que Morlek a une famille et il s’en va voir sa femme. Cette dernière, dans une situation misérable, s’inquiète pour l’avenir. Morlek a disparu avec la marchandise et l’argent et elle n’aura bientôt plus rien. Elle lui apprend que son mari a un associé du nom de Jarek. Poursuivant ses investigations, il découvre que le dénommé Jarek vend des armes aux Tareks pour les aider dans leur lutte contre les batranobans. Aussitôt, il décide d’aller rendre visite à cet homme.

Pendant ce temps, Wakala et Okpala découvrent les joies de la vie au grand air au milieu d’un bordel à ciel à ouvert. Malheureusement, Sambre contacte ses semblables et ils doivent quitter les lieux tout comme Saarl doit quitter le coin du feu si confortable.

Filips n’arrive pas à semer ses poursuivants malgré les pourvoir de son Arme. Il les entraine donc à l’écart, fait volte-face et, d’un geste, découpe trois d’entre eux qui se vident de leur sang à ses pieds. Un instant, il pense laisser partir le dernier afin de faire passer un message mais il se résigne finalement, préférant garder un certain anonymat. Il égorge donc son ultime opposant d’un geste précis.

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Lakhdar arrive à la roulotte de Jarek. Un véhicule large dans lequel vient de rentrer un petit homme portant un turban bleu turquoise et une tunique rapiécée. Les gardes sont nombreux et fermes mais Lakhdar évoque la possibilité d’un achat groupé pour équiper les quinze gardes de son père. Il est immédiatement mis en relation avec Jarek mais doit laisser ses armes dehors. Voulant garder secret son statut de Porteur, il accepte, voyant que Sambre ne serait jamais trop loin de lui et que le contact ne risque pas d’être rompu.

A l’intérieur, Lakhdar joue la comédie devant Jarek et observe attentivement l’homme au turban. Ce dernier semble s’effondrer de l’intérieur quand il évoque le nom de Morlek. Il remarque aussi que Jarek est un Porteur. Il possède en effet un Marteau du nom de Skern qui possède une bouche cerclées de dents effrayantes et qui participe avec entrain à la conversation.

Lakhdar doit ensuite quitter rapidement les lieux. Le lien qui l’unit à Sambre se disloque soudainement dans son ventre et il a l’impression qu’on le vide comme une truite alors que l’envahit un soudain sentiment de désespoir.

Sortant poliment, il trouve deux gardes en train de se partager ses affaires. L’un d’eux est persuadé que Sambre est une Arme-Dieu et il compte bien la garder bien que l’Arme soit pour l’instant muette. Lakhdar se rapproche suffisamment pour reconstruire le lien et écoute patiemment les gros durs se moquer de lui et le menacer. Quand un petit public s’est formé autour de l’esclandre et qu’il est à nouveau pleinement relié à Sambre, Lakhdar enflamme son poing et l’envoie directement dans le visage de son interlocuteur. L’impact est foudroyant et l’homme, le visage pulvérisé et brûlé, est projeté à plusieurs mètres de lui. Le second fier à bras s’enfuit sans demander son reste et Lakhdar décide de suivre Ashül et d’appeler les autres quand il arrivera chez ce dernier. Saarl et Wakala le rejoindront rapidement à l’intérieur de la roulote.

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Une fois chez lui, Ashül n’a pas le temps de faire les cents pas pour soulager son angoisse. Les Porteurs lui tombent dessus et commencent à lui poser des questions auxquelles il s’empresse de répondre. Son ami Morlek a décidé de se lancer dans le trafic d’armes et Ashül s’est précipité chez Jarek pour l’informer de cette germe de concurrence. Jarek a donc fait capturer son ancien associé et le fait torturer depuis deux jours dans une roulotte à l’écart du campement pour qu’il révèle le nom de ses associés.

Saarl profite de l’occasion pour prendre une paire de scorpions et les Porteur scellent l’humiliation d’Ashül en lui jetant quelques piécettes afin qu’il redore son commerce minable. Sans plus attendre, un plan est échafaudé.

Les Porteur décident de se plier docilement aux lois de la caravane austrane afin d’éviter les problèmes tout en se faisant de nouveaux alliés. Ils vont donc voir Mahéra (mais sans Filips !), puisque cette dernière avait souhaité que Filips lui ramène Morlek, et lui demande de signer le Contrat. Ce document faisant loi sur la caravane, ils peuvent agir comme bon leur semble. Le chef mafieux leur signe donc un papier leur demandant de lui ramener Morlek par n’importe quels moyens.

Aussitôt, les Porteur se mettent en route et encercle la caravane désignée par Ashül. Saarl tire une volée de flèches sur la quinzaine de gardes et en tue trois sans difficulté. Alors que le groupe se précipite vers le tireur, Wakala charge et les prend à revers effectuant un terrible massacre.

Profitant de cette diversion, Filips entre dans la roulotte côté conducteur et aperçoit Morlek (du moins le suppose-t-il) attaché à quatre pattes sur un banc, nu et couvert de zébrures écarlates. A ses côtés se tiennent un bourreau avec sa cravache et Jarek avec son Marteau.

Lakhdar sort de sa cachette pour atteindre la roulotte au moment même où Jarek décide d’en sortir. Les deux Porteurs ne prennent pas le temps de réfléchir et se jettent l’un sur l’autre. Frappant en même temps, ils s’infligent mutuellement de terribles blessures. Jarek est frappé par une explosion de feu qui le projette à terre, profondément éventré. Lakhdar, lui, a tout le côté enfoncé par le coup de Marteau et la gorge à moitié ouverte par la morsure que Skern a eu le temps de lui infliger.

Filips égorge le bourreau et libère Morlek. Saarl et Wakala achèvent blessés et fuyards et partent trouver un médecin. Contre une forte somme d’argent et un passe gratuit au bordel « chez Okpala », il consent à soigner Lakhdar. Malheureusement, le tarek est dans le coma et son état semble critique. La situation est d’autant plus préoccupante que le mal qui les ronge refait son apparition, plus violemment encore.

Skern connait Messager et ses compagnons. Il exulte en se remémorant le passé et félicite Sambre pour son talent et celui de son Porteur. Il est vaincu et Jarek n’a rien compris. L’assaut fut fabuleux bien que bref. Mais 400 ans d’amitié ne peuvent être entachés par un petit échange viril comme ça en passant !

Les trois Porteurs encore debout chez Mahéra avec Morlek. Cette dernière est satisfaite d’autant plus que ces nouvelles relations lui font cadeau de Skern ! Une association prochaine et prometteuse semble se mettre en place. C’est avec Mahéra que Morlek pensait se lancer dans le trafic d’armes et il n’a pas cédé sous la torture. Leur commerce naissant n’est donc pas en danger. Morlek explique aux Porteur qu’il a vendu tous ses esclaves à Madrille, un alweg richissime qui possède l’oasis de Taäl.

La bonne nouvelle c’est qu’il y en a quatre lots de vingt et de bonne qualité ! Soit le double du stock espéré. La mauvaise c’est qu’il va falloir aller les récupérer.

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