Panique au château de la vieille.

Sur la route Maelius décide qu'il ne se fera plus surprendre. Il envoie Marmaille/Constance loin devant sa troupe et place Strégus en avant garde et Victorius à l'arrière avec plusieurs de leurs camarades.

Marmaille découvre le lieu d'un affrontement sur lequel reste quelques cadavres de loups affamés. Une troupe en provenance de Fort Ulam a dû régler son compte à une meute désespérée. Constance flaire un danger et Marmaille décide de revenir auprès des siens en faisant une large boucle histoire voir s'il peut tomber sur la troupe de Fort Ulam avant que celle-ci ne cueille son groupe de reconnaissance dérigion. Les cris au loin lui indiquent qu'il est déjà trop tard.

Au milieu de son détachement, Maelius voit tomber un de ses hommes, foudroyé par une flèche. Aussitôt, les soldats entraînés se mettent en formation défensive alors qu'une pluie de flèches les arrose généreusement. Regrouper tout le monde prend du temps et plusieurs dérigions tombent avant qu'une formation offensive ne soit construite.

Pendant ce temps, Marmaille et Constance observent leurs adversaires. Des piorads. Dont deux en retrait montés sur d'énormes chagars. Mais aussi des barbares du cru. Ainsi Porback, chef de Fort Ulma vient-il de trahir un tabou absolu: Il s'est associé aux piorads. Ses multiples tentatives infructueuses de domination de la région l'ont vraisemblablement poussé à cette extrémité.

Alors qu'en bas de la pente, les dérigions montent à l'assaut, les piorads et leurs camarades barbares descendent la colline en hurlant. Marmaille profite de la diversion pour attaquer par le flanc les deux piorads installés sur leurs chagars. Utilisant le pouvoir de projection de son arme, il envoie dans les airs coup sur coup les deux montures que les troupes en contre bas doivent éviter. Ce double lancé de chagars provoque la stupeur parmi les combattants. Mais Marmaille n'en reste pas là et découpe dans un déluge de flammes ses adversaires, désormais à pieds, qui ont à peine eu le temps de se relever.

Le combat fait rage un moment puis les barbares sont contraints à la fuite. L'un d'eux est capturé et la tête du chef et placée dans un sac. Le prisonnier confirme ce que le groupe avait déjà compris: Les piorads sont à Fort Ulam. Cette année, le mois des conquêtes passe par le château de la vieille et fort aux vents. Il faut rapidement faire demi-tour et prévenir le Vedar Hector.

 

Sur le chemin du retour, ils s'arrêtent à Hen. Leur troupe est terriblement réduite. Ils ne sont plus que six soldats et deux prostituées. Même le tavernier de chez Okpala s'est enfuit en courant dans les montagnes! Le chef du village les accueille avec la même courtoisie que quelques jours plus tôt mais reste très étonné de leur rapport, surtout qu'ils ne sont même pas allés voir jusqu'à Fort Ulam! Cependant, la tête du chef et le récit du prisonnier finissent de le convaincre. Il prévient ses soldats, envoie quelques messages et prépare ses défenses. Pourtant, il n'a pas l'intention d'en faire plus. La tradition est de laisser passer les piorads. Cependant, si Porback vient chercher la guerre sur ses terres, il va la trouver.

Le chemin se poursuit en direction de Svep. Ici, Philbert a une dette envers eux et s'allie sans hésitation à la VIIIème Splendeur. Finalement, Maelius ramène ce qui reste de sa troupe au château de la vieille. Pour la première fois, l'acréus remarque le laisser-aller qui règne dans le camp. Le retard dans les travaux de fortification est considérable. Hector et Pomélius, son Arme Dieu, accueillent le rapport avec froideur. L'interrogatoire du prisonnier est laissé aux soins de Victorius qui obtient quelques informations supplémentaires: Un Järl, Porteur d'une Epée dieu assoiffée de pouvoir, se verrait bien roi des piorads. Cela arrive périodiquement mais cette fois, c'est pour la VIIIème.

 

Ils seraient déjà deux mille sur place et cette information date déjà d'une bonne dizaine de jours. Artöff, tel est le nom de ce chef belliqueux, a envoyé de nombreux messagers et chaque jour sa troupe grandit. Parfois une famille vient y ajouter cinq guerriers, d'autre fois c'est tout un clan avec ses deux cents guerriers qui vient rejoindre l'ost. La problématique du chef de guerre et donc de savoir s'il doit attendre ou attaquer rapidement.

Des décisions sont prises: Les travaux doivent reprendre au plus vite et des machines de guerre doivent être construites. Malheureusement, les compétences manquent et il va surement falloir aller chercher de l'aide dans les Prudences. Il faut également fédérer les clans des Marches pour gonfler les troupes dans le fort. Enfin, deux messagers sont envoyés: Un à Pôle pour les prévenir et l'autre au fort aux vents pour rassembler au même endroit les troupes de la XIIIème et de la VIIIème.

 

La première réponse vient de ce qui reste de la XIIIème Splendeur. Ils n'ont, eux non plus, aucune nouvelle du Vedar Proban et de son Arme Messager, pas plus que de Nata. Ils sont par contre ravis de savoir que leur Acréus Constance a un nouveau Porteur. Deux jours plus tard, les troupes réunies dans le château de la vieille comptent cent-cinquante soldats. C'est bien maigre face à la horde de Piorads et de barbares qui est déjà peut être en route.