Mise au point

Chandu est un esclave gadhar pour le moins cajolé. Il faut dire que son maître, Flérin Aggripa, a souvent recours à ses compétences. Ce soir d'ailleurs, il est caché derrière une teinture avec quelques sbires de son maître et il attend patiemment que le groupe qu'ils attendent tous entre dans cette pièce sombre. Les voilà justement. Ils sont une vingtaine, avinés et chargés d'épices. Qu'importe, Chandu sort de sa cachette suivi des hommes de main de son maître et ils massacrent tout ce beau monde comme leur maître le leur a demandé. Vraiment Chandu est un esclave efficace.

Une fois son office terminé, il retourne dans la demeure du maître où il découvre que tout le monde est sur le départ. Deux gloires les attendent à la sortie de la ville. Flérin Aggripa retrouve son ami Barène de Plane et voilà la prestigieuse troupe qui quitte Pôle en pleine nuit direction la chaîne des forts. Etrange.

C'était il y a plusieurs semaines. Aujourd’hui, son maitre vient de remporter une grande victoire face au piorads et par le même coup sauver le château de la vieille.

Sur place, les soldats dérigions soignent leurs plaies. Strégus récupère du choc causé par son Arme traumatisée et chacun reprend ses marques. Au fils des jours, Maecius remet la main sur son marché parallèle et rappelle à Loupéo (qui a assuré l'intérim) qu'il n'y a qu'un seul chef dans l'organisation.

 

Flérin Aggripa prend son fils Victorius à part et lui explique la raison de sa présence. A Pôle, les choses ont bougé et les grandes familles sont à couteaux tirés. Aussi de Plane et lui-même sont venus porter secours à la légion suite à la réception de leur message de détresse pour se mettre un peu au vert tout en prouvant leur loyauté à l'Empire (les troupes sont financées par leurs soins comme ils n'oublient jamais de le rappeler).  Flérin explique à son fils que l'empereur Helmut II, qui venait de succéder à son père a été massacré au milieu d'une orgie. La nouvelle impératrice est Béléa Ière, qui se trouve être la petite fille de Barène et Flérin ! Si ce n’est pas de la chance ça ! Voilà Victorius oncle de l’Impératrice !

Maecius profite de sa relation d'amitié avec Victorius pour demander de l'avancement à son père. En effet, les nobles ont pris immédiatement le contrôle du fort. Hector et sa lance Dieu Pomélius deviennent maréchaux de la famille Aggripa tandis que Maelius prend le poste de Vedar. Strégus et Victorius sont désormais acréus. L'or coule à flot, bref, on s'assure de la fidélité.

 

Les semaines passent et le fortin est retapé du mieux qu'il se peut dans la tranquillité des jours qui succèdent à la guerre. Pourtant un matin, des guerriers des Prudences viennent prévenir qu'une troupe importante de dérigions marche vers le château de la vieille. Cela est inquiétant compte tenu des troubles qui secouent la capitale et du fait qu'aucun message n'a annoncé cette venue.

Immédiatement, et avec une certaine nervosité, Flérin Aggripa ordonne que l'on se mettent en marche. Marmaille/Constance est envoyé en éclaireur pour évaluer leur force alors que Victorius et Chandu forme une avant-garde légère et discrète dont le but est d'intercepter les éclaireurs d'en face. Et de ramener leurs têtes à Flérin.

Chandu et Victorius tombent rapidement sur une petite équipe de cinq soldats qui troussent joyeusement une bergère du cru. N'écoutant que leur courage, ils volent au secours de la malheureuse et Chandu se met à poursuivre les éclaireurs tant bien que mal. Victorius lui, finit de... cajoler la bergère.

Mais seul, Chandu a bien du mal accomplir sa tâche aussi l'un des hommes parvient-il à lui échapper. C'est Marmaille qui retrouve ce dernier quelques kilomètres plus loin et doit le stopper d'une boule de feu titanesque à quelques mètres de sa troupe. S'en est fini de la discrétion, aussi Marmaille choisit-il de se téléporter auprès de ses camarades.

Chandu et Victorius ramènent les têtes des éclaireurs peu de temps avant que les troupes ne se retrouvent face à face.

 

Maelius et ses compagnons, accompagnés d'Hector, vont à la rencontre de la délégation adverse. Et là les choses deviennent étranges. Un représentant d'une grande famille de la noblesse est ici, visiblement il s'agit d'un descendant de l'empereur Helmut. Lui et sa troupe demandent des comptes à Aggripa et à Barène de Plane. Ils sont accusés d'avoir massacré l'empereur et ses proches lors d'une soirée secrète dont seul Barène avait connaissance. Il présente une jeune fille terrorisée qui prétend avoir échappé au massacre. Maelius l'écoute attentivement mais Flérin Aggripa ne semble pas goûter cette discussion. De là où il se trouve, il ordonne à Chandu d'utiliser sa fronde pour envoyer les têtes des éclaireurs sur leurs adversaires.

Voyant que les choses se gâtent, Maelius prend les devants et demande à Marmaille de carboniser le noble d'en face et commence de son côté le massacre. La charge est lancée. Sang, tripes et viandes en tout genre viennent maculer la neige.

Au milieu du carnage, Flérin Aggripa envoie son fils aux trousses du témoin. Il veut sa tête. Lorsqu'il la retrouve, Victorius ramasse la jeune femme qui vient de tomber dans un ruisseau gelé. Elle explique qu'elle n'était pas vraiment là mais qu'elle a recueilli et tenté en vain de soigner une femme qui elle, a bien assisté au massacre. Les dates ne concordent pas. Au moment des faits, Aggripa et de Plane étaient déjà en route pour le fort. Mais la jeune femme explique que c'est parce que les corps ont disparu, impossible de savoir quand a eu lieu le massacre. De plus, la soirée de l'empereur étant secrète (pour raison de sécurité !!), il a été très dur de retrouver le lieu du crime. Bref, tout est brouillé. Alors Victorius la tue et ramène sa tête. C'est plus simple.

 

Chandu lui aussi a reçu une mission : Il doit ramener du champ de bataille les effets du noble que Marmaille a cramé. Tâche dont il s'acquitte à grand mal alors que Maelius, Strégus et Marmaille sont au cœur des combats. Dans les affaires du noble, Strégus (qui lui aussi fouillait ces riches bonhommes) trouvera le message d'appel à l'aide envoyé par le Château de la vieille au moment de la menace piorad. Aggripa a au moins menti sur ce point, il n'a jamais eu ce message.

Au bout de quelques heures de lutte, leurs adversaires sont mis en déroute et ils rentrent tous au fort. Pendant ce temps, les Porteurs font plus ample connaissance avec leurs Armes...