Le boiteux qui ne portait pas bonheur

Tout bien réfléchi, Marmaille, Maecius et Strégus décident de venger Victorius. Faisant trois prisonniers, ils massacrent le reste de la bande qui a massacré leur camarade. Messager est dans la main d'un des membres de cette bande. La main tient encore La dague Dieu mais elle a été séparée du corps de son nouveau Porteur par un coup d'Okpala bien placé. Maecius prend donc le membre tranché et le fourre dans un sac le temps de trouver un Porteur correct pour Messager.

L'un des prisonniers finit par mourir malgré les soins de la rebouteuse et c'est à ce moment-là que la trentaine de dérigions venus se détendre à la taverne sort pour tirer au clair cette effusion de sang. Maecius et ses camarades sont déguisés en voyageurs et expliquent que les mercenaires ont tué leur camarade et qu'ils leur ont rendu la monnaie de leur pièce. Cette explication convient au soldats qui retournent besogner de la gueuse !

L'un des prisonniers boite. Il a la jambe et le visage très tuméfiés. Il explique qu'ils voulaient simplement leur transmettre l'invitation de leur patron et qu'ils avaient pris Victorius pour un importun grossier qui méritait une bonne leçon. Lui et ses hommes ne savaient pas qu'il était leur ami Porteur !

Clopin clopant, il conduit le groupe chez Farö l'infâme. En haut d'une colline, un vestige nain retapé en vaste chaumière abrite Farö. Un hysnaton atteint de gigantisme avec des mains de nain, des cornes, la peau rouge comme le sang bref, une erreur de la nature. Le monstre reçoit des offrandes des paysans du cru qu'il accueille nu comme un ver. Visiblement le froid ne le gêne pas. Il octroie à ses hommes le privilège de "la rincette". Quand ils ont bien travaillé, ils ont le droit de se taillader l'avant-bras avec une petite lame trempée dans un épice liquide qui annule les effets de manque dont ils sont victimes. Cela lui assure la fidélité et le zèle de ses hommes.

 

Farö leur propose de travailler pour lui. Refus. Il propose d'acheter Messager. Nouveau refus. Mais Maecius accepte de travailler de concert avec le chef mafieux et pour cause : Les attaques de convois lui posent aussi de gros problèmes ! Il fournit en épices un légionnaire au château de la vieille qui paie rubis sur ongle (Maecius lui-même !) en utilisant ces convois de pierres comme moyen de transport. Les soldats grimés apprennent également que Farö est dans ses petits souliers en ce moment. Le camp dérigion qui s'installe dans le coin compte près de mille hommes de la famille de la Treille (dont Marmaille a cramé un fils il y a quelques temps...). Sur un caprice, ils pourraient mettre fin à son organisation en quelques jours. Pas question de faire de vagues.

A Farö donc l'enquête de fond, à la troupe de Maecius l'enquête de terrain. D'ailleurs pour ce qui est du terrain, un convoi de pierre doit arriver en ville à la nuit tombée, aller à sa rencontre pourrait s'avérer utile. D'autant plus de Farö y a un homme à lui discrètement implanté (il faut bien s'assurer que les épices sont bien transportées jusqu'au fort). En partant, ils remarquent que parmi les offrandes, il y a de l'orfèvrerie caractéristique du village de Hen. Coïncidence étrange qu'il faudra tirer au clair plus tard.

Ils retournent donc à la scierie récupérer le reste de leur troupe. Maecius remet Messager à Hadrien, un brave vétéran et repart à la rencontre du convoi. Marmaille a pris les devants et cherche des endroits où une embuscade pourrait avoir lieu. Strégus, de son côté, se présente en tant que Porteur garde du corps, ce qui rassure les convoyeurs. Pourtant, le convoi d'énormes charriots remplis de pierres atteint Les Brumes sans encombre. Là, Maecius fait la rencontre de Tö, un alweg qui mène les charriots et lui ordonne de garder le silence sur la véritable nature de ses hommes et de lui-même. Ils constatent tous également que si Farö a placé un espion discret dans la troupe, il s'est également assuré un beau contrat si l'on en croit la dizaine de mercenaires aux bras tailladés qui forme l'escorte.

 

Tous les convoyeurs se rendent à la taverne et repartent au petit matin. Marmaille part en avant de la troupe et tombe sur un barbare des Marches qui rejoint seul un groupe situé en aval de la route et qui se tient prêt à une embuscade. Pendant ce temps, La troupe avance lentement car une curieuse épidémie frappe les convoyeurs : Ils doivent s'arrêter sans cesse pour baisser culotte dans les fourrés avoisinants. Rapidement les soupçons se portent sur Barmeur, le tavernier qui vient de Hen. Mais il y a d'abord une embuche à résoudre.

Marmaille lance l'attaque en se téléportant près du chef du détachement barbare. Il l'exécute d'un coup net et tue d'un même geste un autre guerrier. Les dérigions de Maecius et de Strégus se sont entre temps placés en tenaille autour des assaillants victimes de leur propre positionnement, les voilà proies. La charge est lancée et c'est un carnage. Seul un homme est fait prisonnier, tous les autres sont massacrés sans ménagement Hadrien donnant même la charge aux fuyards.

Un des soldats explique avoir quelques compétences de bourreaux et se met à travailler le survivant. Celui-ci explique rapidement que c'est Probak qui fédère et organise les piorads et les barbares qui ont choisi la fuite après la défaite. Il donne l'emplacement exact de leur campement et la description de leur employeur dont il ne sait rien à part quoi il ressemble pour l'avoir déjà vu : un type à la lèvre fendue. Visiblement l'homme paie avec des bijoux en or ce qui semble indiquer qu'il travaille lui-même pour une famille de nobles désargentée.

 

Pendant ce temps, Hadrien reçoit des visions de Messager. Il lui montre un futur lointain dans lequel la Dague est portée par un hysnaton chétif auquel il manque un bras (ce qui semble traumatiser l'Arme) mais aussi un futur plus proche dans lequel Flavien (de retour de Pôle avec les infos demandées par Maecius) se fait capturer par les hommes de Farô. Hadrien décrit un homme à la jambe et au visage boursouflés par les hématomes que ses camarades reconnaissent immédiatement comme étant l'homme de main du mafieux. Pour Flavien, le futur se complique puisqu'il finit torturé et violé par Farö lui-même. A partir de là la vision devient plus floue. Messager montre à Hadrien une première tente de commandement à l'intérieur du campement dérigion qui annonce leur malheur à tous et une seconde plus modeste qui est, elle, pleine de promesses et qui est ornée d’une oriflamme déchirée.

Flavien se fait attaquer de nuit et ça peut être la suivante comme une autre dans dix jours. Le groupe décide donc d'aller terminer le campement barbare avant que ses occupants ne prennent le large en devinant le sort de leurs camarades. Marmaille retrouve rapidement le chemin qui y mène et téléporte les Porteurs à l'intérieur après que Strégus a abattu d'une flèche la seule sentinelle en position. C'est un nouveau massacre. Pris au dépourvu, la dizaine de barbares se fait tailler en pièce.

 

Ils trouvent sur place de l'or et... Des objets façonnés en cuivre et en bronze typiques de Hen.

 

Choisissant de ne pas perdre de temps, ils retournent aux Brumes. Là ils laissent les soldats en retrait de la ville et partent à quatre Porteur et trois soldats déguisés en civils avec une tenue en plus pour Flavien.

Trois jours plus tard, ils n'ont toujours pas croisé le légionnaire et décident de s'arrêter à une taverne "chez Okpala". Décidemment ! Et là, par hasard, ils tombent justement sur Flavien qui a choisi l'auberge pour passer la nuit. Ils décident de rester discrets car ils veulent savoir si Farö a monté son enlèvement ou si c'est un hasard. Malheureusement, Maecius et Okpala se laissent emporter par l'ambiance et organisent une fête de tous les diables à leurs frais dans cette taverne oubliée. Au matin bien sûr, Flavien a reconnu tout le monde. Qu'importe, il passera devant en appât.

En route il donne ses informations : Ça se passe mal côté rébellion. Les Agrippa perdent leurs soutiens et la famille Verte-la-cour, dernier appui sur place, vient de quitter la capitale en route pour le fort de la vieille où va avoir lieu l'affrontement final.

Deux jours de voyage plus tard, la prédiction de Messager se réalise et Marmaille, gardien discret et silencieux de Flavien, voit le boiteux et trois de ses hommes fondre sur son protéger. De toute évidence c'est un hasard complet, les bandits n'étaient là que pour rançonner des voyageurs imprudents ou prendre des informations. Cela n'empêche pas les Porteurs de tuer tout le monde sauf le boiteux pour explication. Malheureux de voir ses compagnons massacrés à chaque fois qu'il tombe sur les Porteurs, il joue la collaboration à cent pour cent et raconte même qu'il connait un espion Agrippa infiltré dans le campement dérigion des de la Treille, tout proche.

 

Ils choisissent d'épargner une nouvelle fois ce triste mercenaire et retournent à la planque forestière où ils ont laissé leurs camarades.

 

Lorsqu'ils arrivent sur place, tous les soldats sont morts, massacrés par surprise et, par un caprice du Néant ou part on ne sait quel Karma, leur bourreau a été sévèrement torturé. Il a dû dire tout ce qu'il savait. Reste à savoir ce qu'on lui a demandé et qui le lui a demandé. Par contre tout laisse à penser qu'il s'agit d'une attaque dérigions.