Quittez le navire !

La nouvelle étape des Porteurs est la taverne. Si Hadrien profite de l'étape pour besogner la serveuse, Marmaille et Maecius compte bien demander de comptes à Brameur, le barbare de Hem reconverti en aubergiste. Grâce aux pouvoirs de Constance, Marmaille entre sans difficulté dans la chaumière attenante et ouvre à Maecius. Volant un jambon, il le consomme goulument pendant que cette fine équipe se demande comment procéder une fois qu'ils auront réveillé le gros Brameur qui dort du sommeil des justes.

Finalement, opération à l’ancienne : menace, gifle, et le gros barbare reconverti raconte qu'il empoisonne les convois de pierres pour le compte d'un gars qui a la lèvre fendue. Il ne l'a pas revu depuis un an mais il paie en or, avec des bijoux de valeur (du type de ceux retrouvés sur les chefs barbares). Maecius en profite pour expliquer à Brameur que voilà, maintenant il travaille pour lui et que son bouiboui devient une franchise Okpala. Pour ce qui est du "loyer", il s'arrangera plus tard avec Farö.

De son côté, Strégus a repéré un gars qui les observe un peu trop. Il décide de le suivre dans la forêt où il se rend et l'invite à la discussion en lui envoyant une flèche dans les côtes. Opération quelque peu exagérée puisque l'homme n'a rien à cacher, il vient du campement dérigion et s'y rendait justement pour dire qu'il avait vu les Porteurs dont tout le monde parle dans le coin. Consciencieux, Strégus décide de l'éclater.

Pendant ce temps, Messager a encore des visions du futur. Il voit une tente de commandement qui sent le danger et un oriflamme déchiré. Flou. Pour le moins.

 

Les légionnaires survivants sont renvoyés au fort avec le corps de Victorius. Et les quatre Porteurs se mettent en route vers le camp dérigion de la famille de la Treille, fidèle à Helmuth III, l'empereur légitime (selon les points de vue) chassé du trône par les Agrippa. En effet, Hadrien vient d'apprendre en discutant avec des marchands aimables que la famille Verte la cour a fui la capitale. Ce dernier soutient des Agrippa rejoint les forts pour ce qui va être le combat final. Dans la capitale et à Centre Pôle, tout est perdu. Ils sont en sous nombre mais les murs des forts pourraient bien faire la différence surtout si l'ennemi arrive après des jours de marche dans le froid. Néanmoins, il est peut-être temps de quitter le navire.

Au campement, tout le monde est étonné de les voir arriver. Vu qu'on les cherche un peu partout. Mais c'est parfait, le Suradar va les recevoir. Il est dans la tente de commandement qui sent le danger (dans les visions de Messager). Prudence donc. Farö est à l'intérieur. Justement, il était en train de négocier on ne sait trop quoi avec la légion. D'ailleurs comment un tel géant a-t-il pu entrer dans cette tente ?

Bref, Maecius négocie leur rattachement au groupe loyaliste. Le Suradar en tomberait de son siège. Il cherche depuis des semaines à retourner les Porteurs des Agrippa et en voilà quatre qui se présentent et se proposent spontanément de rejoindre leur bord. Il signe à Maecius un document en faisant l'administrateur général de l'ensemble de la chaîne des forts ce qui ravi les Armes puisque la première phase du plan de Messager est de tenir les piorads loin de la capitale. La Dague n'a que trop vu un futur dans lequel les piorads s'emparent de Pôle et mettent tout à sac sur le continent plongeant Tanaephis dans une ère de chaos très longue. Messager veut bien attendre un millénaire pour réaliser son plan mais pas plus. Donc les piorads resteront dans leurs montagnes.

 

Le Suradar leur propose donc d'aller chercher Magnus, son fidèle messager afin qu'ils partent avec lui jeter un coup d'œil du côté des forces Verte la cour qui viennent d'être repérées à deux jours de marche d'ici. Première mission. Et éventuellement les anéantir ou leur mettre de gros bâtons dans les roues. Bon ils sont quand même plusieurs milliers mais passons.

Ils rencontrent donc Magnus. Il occupe justement la tente à l'oriflamme déchiré. Le type est défiguré, une vieille brûlure. Moche.

Le groupe se met donc en route. Sur le chemin ils trouvent un charriot renversé et les convoyeurs massacrés. Ce sont les marchands aimables rencontrés dans la taverne quelques jours plus tôt. Ce chemin est un choix bien étrange pour ce genre de véhicule. Mais Marmaille découvre de la poussière qui laisse supposer que l'attelage contenait de l'or. Beaucoup d'or. Ceci explique peut-être cela.

 

Mais les questions doivent rester en suspens. Déjà le groupe sent qu'il est espionné. Et c'est pénible. Pourtant ce point doit rester en attente car, sans aucune raison, Magnus explique à ses nouveaux compagnons Porteurs qu'il est le frère de Victorius et qu'il occupe le poste d'agent double au service de la famille Agrippa. Les autres sont stupéfaits. Ils viennent de trahir les Agrippa et Magnus leur explique qu'il est leur ennemi infiltré. Avec pour seule explication que, de toute façon, ce sont les Agrippa qui vont gagner la guerre.

Là, tout de suite, dans la nuit d'une forêt glacée, Magnus est seul entouré de quatre Porteurs qui ne voient pas pourquoi ils devraient le laisser en vie... Commence alors de houleuses discussions où Magnus essaye d’avancer divers arguments tant stratégiques que politiques mais malheureusement ces derniers sont pétris de l’arrogance propre aux Agrippa (ce qui finit d’ôter tout doute quant à sa filiation si doute il y avait) et cela ne l’aide pas à les vendre.

Il faudra bien qu’il y parvienne pourtant, sinon il le père Agrippa apprendra qu’il n’a pas perdu un fils mais deux …