En terres naines.

Magnus obtient un répit. Les Porteurs décident de flotter d'un camp à l'autre sans trop s'impliquer histoire de pouvoir filer avec les vainqueurs ou laisser tout ce beau monde s'entretuer le moment venu.

Fort de ce supplément de vie, Magnus décide de mener ses compagnons jusqu'à destination. Marmaille a décidé de remonter la piste des éclaireurs qui les observaient et il arrive le premier en vue de la troupe dérigionne. Les pisteurs étant expert dans leur domaine, il se doutait de ce qu'il allait trouver. Ainsi le voici en haut d'une crête à observer en contre bas deux à trois mille légionnaires. L'armée avance lentement. Les officiers ont délibérément choisi un chemin détourné plus discret et leur permettant d'éviter toute forme d'affrontement mais cela leur coute cher en temps. Ils sont en arrêt devant une immense porte couverte de végétation. Un vestige d'un autre temps dont Marmaille ne comprend rien. Pour Constance par contre c'est plus clair : Il s'agit de l'entrée d'une ancienne cité naine.

 

Strégus, Hadrien et Magnus arrivent sur les lieux. En route ils ont découvert un paysage étrange fait de rochers à forme humaine ou de silhouettes d'écorces tentant de sortir d'un arbre et comme figées dans le temps. Des champignons ont des formes de mains, de pieds, des chutes d'eau ont des visages qui se forment dans leur courant.

Une fois sur place, ils décident d'observer la situation pour y voir plus clair mais Magnus prend les devants et va se rendre auprès d'un groupe de sentinelles. Il annonce être un agrippa qui souhaite rencontrer un Verte la cour, probablement l'officier en chef de cette gloire.

Il est donc mis en présence d'Alberine Verte la cour qui conduit sa propre armée. Cela n'est pas rassurant. Quand un noble conduit lui-même sa troupe vers un trou comme la chaîne des forts c'est qu'il prend la fuite. Les de la Treille, eux, emploi leur Suradar. Sûrs qu'ils sont de leur position à Pôle. Tout va donc se jouer sur les forts.

Alberine le reçoit comme un neveu longtemps perdu de vue. Les Verte la cour et les Agrippa sont amis depuis des lustres et Alberine vient secourir son ami Flérin Agrippa. Il est ravi de rencontrer Magnus. Ensemble, ils font un point sur la situation.

 

Pendant ce temps, en haut de la crête, les Armes font le point sur la situation et sur cette étrange porte aux dimensions cyclopéennes. Hadrien explique d'emblée qu'il ne mettra pas les pieds dans ce trou. Les autres Porteurs s'énervent lui demandent des comptes quant à son refus d'obéir. Les Armes expliquent alors que Messager lui a montré un futur dans lequel tout le monde descendait dans cette grotte mais qu'alors ce serait Magnus le Porteur de Messager et plus lui. Lassé d'explications et de désobéissance, Strégus pulvérise Hadrien et envoie la Dague Dieu voltiger au milieu des arbres.

A ce moment-là, Alberine Verte la cour en personne arrive en personne auprès des Porteurs. Magnus lui a en effet parlé de son escorte et le noble est très curieux de rencontrer trois Porteurs. Voyant les restes pulvérisés de Hadrien, Magnus comprend ce qui vient de se passer et part chercher Messager qui s'est montré discret afin de pas attirer de sentinelles. Visiblement, comme il avait choisi Victorius, il décide d'être encore porté par un Agrippa. Magnus traine un peu à l'arrière de la troupe et finit par trouver Messager planté dans un arbre.

Arrivé dans la grotte, le groupe repère le boiteux de Farö et quelques hommes à lui. Strégus n’ayant aucune confiance en Farö, ce dernier ayant un peu trop tendance à jouer sur les deux tableaux, il demande à son noble hôte de bien vouloir les capturer afin d’éviter tout risque de fuite regrettable. Le noble explique à son invité qu’ils sont là pour vendre un service de sabotage chez les de la Treille près des Brumes mais Verte la cour se méfie de ce genre de tourne casaque et décide d’accéder à la demande de Strégus.

Alberine explique ensuite au groupe que son armée vient de tomber sur un vestige nain et qu'il a bien l'intention d'y trouver une arme des chimères qui lui permettrait de gagner cette guerre. Malheureusement, toutes les troupes envoyées dans la caverne ne reviennent jamais.

Les Porteurs décident donc de s'y rendre.

 

Dans la caverne, ils s'enfoncent profondément au milieu des restes de ce qui a dû être une cité merveilleuse aux dimensions colossales. Dans les profondeurs du gouffre, ils retrouvent les restes des soldats envoyés par Alberine. Certains sont découpés avec une netteté incroyable alors que d'autres ont été mis en pièces.

Dans un recoin, Strégus tombe sur la pièce intacte d'un ancien rouage. Une sorte de boule faite de roues dentées. Sambre devient aussitôt fou de convoitise face à l'objet et Strégus n'a d'autre choix que de l'emporter. L'Arme parle alors de sa liste d'ingrédients mystérieux qui semblent l'appeler. Cette roue en fait partie. Strégus n'insiste pas.

Magnus lui revit un épisode du passé de Messager. L’Arme dieu l'emmène très loin en arrière dans le temps. Il revoit la cité telle qu'elle était et au milieu, une bande naine en train de se disputer. Ils sont en train de fabriquer Messager ! Dans leur crainte des hommes, ils ont conçu une Arme capable de prédire l'avenir. Et Messager les a mis en garde contre les projets d'extermination des hommes. Aussi les chimères se sont-elles enfoui aux fond de la terre pour échapper au massacre. Mais dans leur fuite, elles ont abandonné la dague qui les a sauvés. Messager ne sait pas pourquoi. Mais il éprouve une terrible rancœur vis à vis de ses créateurs qui ne l'ont pas emporté avec eux.

Marmaille quant à lui découvre un nouveau charnier avec en son centre un monstre dont la tête est une main immense. En plus de cette excroissance grotesque, la chose possède quatre bras. Elle est munie de deux sabres très effilés qui semblent être l'explication des coupures nettes. La chose et remplie de rouage dorés que couvre à grand peine une chair rouge vif. C'est un gardien laissé en arrière par les nains. Constance est immédiatement fascinée par cette créature qu'elle nomme le monstre à neuf bras.

Le combat s'engage. Violent et bref. Les Porteurs réunis viennent à bout de la chose au prix d'une terrible fatigue. Malheureusement, ils voient les rouages détruits se remettre en place rapidement. Cette chose n'est pas programmée pour mourir. Autre problème, le combat a libéré un exal terrible et la zone entière est une poche de magie glaude. L'exal libéré semble réparer la cité souterraine tout en fuyant vers l'extérieur. Les Porteurs se précipitent vers la sortie et découvrent que la troupe est partie sans eux. Alberine a laissé une trentaine d'homme en arrière pour les escorter mais ces derniers ont été touché par l'exal et sont maintenant changés en arbre ou en pierre.

 

Après quelques jours de marche, ils rattrapent la gloire des Verte la cour et y retrouvent Maecius. Ce dernier a constaté que plusieurs convois d'or prennent des sentiers de contrebande pour se rendre derrière les forts. Des troupes envoyées par les de la Treille sont spécialement mandatées pour traquer ces convois. Maecius pense que c'est l'or des Agrippa ou des Verte la cour qui quitte Pôle pour être mis à l'abri. Il rapporte aussi que des barbares "rencontrés avec qui il a discuté" parlent encore d'un gars à la lèvre fendue.

Après quelques semaines, les voici tous au fort de la vieille. Ils sont accueillis en sauveurs par les troupes de Plane et Agrippa. Flérin, Bérine et Alberine se retrouvent comme de vieux amis et évoquent le bon vieux temps. Les hommes de Farö font face à une grave crise de manque. Les dérigions les relâchent avec un message simple : Ou Farö les soutiens de tout son réseau et il sera bientôt riche, ou il agit autrement, de quelque manière que ce soit, et il est mort. Simple et clair.

Pourtant le temps n'est pas aux réjouissances. Le pont de Cassar n'étant pas réparé – mais va être lancé le projet de construire un pont mobile -, les pierres n'arrivent toujours pas. D'autant plus que Proback est toujours en activité et n'a pas arrêté ses attaques sur les convois. Même si les empoisonnements de Brameur ont cessé, des convois sont encore perdus et les escortent coutent cher surtout que Farö profite de la situation pour faire grimper les prix de ses services de sécurité.

 

Côté Marches les choses sont encore pires. A Svep, Elrick n'a pas encore osé tuer son oncle pour prendre sa place. Il est d'ailleurs furieux contre Maecius qui avait promis de l'aider dans ce sens contre sa collaboration pleine et entière. Philbert, toujours en poste, refuse l'autorité du soit disant gouverneur des Marches. Strégus propose que soit envoyé à Elrick quelques épices : les tonifiants pour lui, des affaiblissantes pour son oncle … avec ça il n’aura plus qu’à porter ses couilles et défier son oncle en duel. ainsi les choses pourront rentrer dans l'ordre sans que les dérigions ne soient directement impliqué.

Arnüll, gouverneur des Marches (grâce à un faux !) se plaint sans arrêt. A Hen, Invall résiste grâce à des légionnaires déguisés en barbare ! Il vient protester avec un cadavre pour appuyer ses dires. Il parle d'un homme à la lèvre fendue qui apporte une aide dérigionne à cette insurrection. De plus, grâce au marché de l'orfèvrerie barbare qui circule en contre bande, l'or rentre à Hen. Arnüll accuse le fort de la vieille d'être derrière tout ça et d'envenimer les choses. Flerin a bien du mal à expliquer au Porteur de Skern que la situation est aussi un problème pour eux. Heureusement les porteurs sont là pour mettre leur grain de sel et parviennent à convaincre Invall que ces légionnaires ne sont pas de chez nous et que l’on va régler le problème. Des patrouilles seront également détaché pour donner la chasse à ces infiltrés. Quand à ce marché de l’orfèvrerie, les porteurs suggèrent à Flerin de faire en sorte que l’or de cette route juteuse finisse dans les bonnes poches … après tout l’or est le nerf de la guerre.

Les Porteurs décident de repartir vers le sud pour tuer Proback et mettre un terme à la menace barbare au sud qui n’a que trop durée.