Du sang sur la neige.

Strégus décide avec Flérin Agrippa d'envoyer les assassins Chandu et le Borgne régler le problème d'Invall. Pour le reste, les Marches devront se débrouiller car la légion choisit de lancer les Porteurs au sud, dans les Prudences et dans les Crèts pour traquer et tuer Proback et ainsi éliminer cette menace et laisser arriver les ressources jusqu'au fort. Maecius restera au fort avec Okpala. La capacité de l'Arme à détecter le danger permet à Agrippa et de Plane de mieux dormir la nuit.

Les trois Porteurs passent donc sous la statue de Victorius (construite par son père pour saluer sa mémoire) et descendent jusqu'au pont de Cassar (ou ce qu'il en reste). Là, ils rencontrent un accueil froid. Les habitants n'ont pas digéré les saccages de leur village et de leur pont par les barbares qui ont franchi la chaîne des forts l'an dernier. Strégus laisse un peu d'or pour redorer l'image de la légion et le petit groupe traverse la rivière sur un bac chancelant.

 

Quelques jours plus tard, ils croisent un convoi de pierres escorté par une douzaine de gaillards. Ces derniers leur apprennent qu'ils ont été attaqué par des barbares et que les corps sont encore sur le bord de la route à deux jours de marche. Strégus leur conseil d'attendre que le pont mobile soit construit à Cassar plutôt que d'utiliser le bac, parce que pierre par pierre, il va leur falloir un an pour passer.

Les corps sont effectivement là où le mercenaire le leur a indiqué. Ils décident de partir de là pour rejoindre la scierie qu'ils ont déjà fréquentée il y a quelques mois. Lamar, le chef des ouvriers les reçoit et leur donne les nouvelles du coin contre un peu d'or. Le suradar Ancelin, qui commande les troupes des de la Treille est passé seul pour poser des questions sur des convois de contrebande. Etrange. Il ne sait rien des barbares et ne veut pas s'y frotter. Par contre il y a à l'est un village appelé La Teigne. Ils en sauront plus là-bas peut être.

Magnus décide de demander une vision du futur à Messager. Celui-ci la lui donne de façon énigmatique : une vieille femme poursuivie par un loup dans les bois. Un piège écrase le loup et la vieille est sauvée. Puis un aiglon mort cloué sur une palissade. Très flou.

En route dans les Crèts, ils aperçoivent au loin une troupe de soldat en route vers les forts. Au moins cinq mille hommes. Les de la Treille ont fini d'attendre, l’avenir de l'empire va se jouer sur la chaîne.

 

Le groupe se rend donc à La Teigne où ils reçoivent un accueil froid. Immédiatement, ils se dirigent vers la tour en pierre qui surplombe les maisons. Ils y rencontrent Drenil, le seigneur local, très hostile à la présence de dérigions en cette période troublée d'autant plus que ces dérigions sont des Porteurs. Il ne connait pas de Proback et leur demande de partir. Ils auront l'hospitalité pour la nuit mais demain ils devront quitter les lieux. Drenil demande alors à sa servante Mirdrille de s'occuper des chevaux des visiteurs. Immédiatement, Magnus reconnait en elle la femme de sa vision. Marmaille décide de la filer pour la garder à l'œil pendant que Magnus et Strégus iront à l'auberge.

Marmaille n'a pas à attendre trop longtemps pour la voir la vieille Mirdrille filer dans les bois. La femme se sait suivie et fonce à toute allure pour précipiter Marmaille dans un piège. Ce dernier manque de se faire écraser par un rocher mais la vision de Messager l'avait mis en garde. Il voit finalement sa cible rencontrer un piorad qui la paie pour ses informations. Sur le chemin du retour, elle tombe entre les griffes de Marmaille et lui avoue sans tarder qu'elle a prévenu les pillards de la présence des Porteurs à La Teigne. Elle espionne les environs pour eux. Marmaille l'assomme et la ramène dans sa tanière.

Pendant ce temps, Strégus et Magnus dilapident leur or à la taverne. Rapidement, ils deviennent le centre d'attraction du bourg et apprennent que ce bon Suradar Ancelin est venu poser des questions sur des convois et que justement, il y a un convoi de contrebandiers étrange en ville. L'escorte dort avec le chariot dans une étable et les marchands (qui sont plus probablement des guides) dorment à l'étage dans le dortoir. Ils apprennent aussi qu'un autre village, un peu au nord, appelé Durguette, appartient à Drenil. Troussant la gueuse locale pour se détendre, les deux soldats doivent abandonner leurs réjouissances pour répondre à l'appel de Constance : Marmaille a ramené la vieille.

Ils se retrouvent donc dans la chaumière de la captive où ils se restaurent de quelques pommes. Mirdrille se réveille et répète ses informations mais un stylet vient traverser son crâne d'un coup sec. C'est Drenil qui vient de tuer sa traitresse de servante et accuse les dérigions d'être de mèche avec elle ! Il est le Porteur de Mélancolie, un stylet dieu inconnu mais qui semble lui donner le courage de faire face à trois autres Armes. Ces dernières dialoguent d'ailleurs entre elles pendant que les mortels échangent des menaces. Finalement, comprenant que personne n'est de mèche avec les pillards, Drenil se fond dans le mur et quitte les lieux en rappelant aux indésirables qu'ils ont jusqu'à demain midi pour quitter les lieux.

Magnus va alors voir la sentinelle qui garde le convoi mystérieux. Il s'agit d'un ami de son père qui le reconnait immédiatement ! Il explique qu'il doit mettre à l'abri des effets personnels de Flérin Agrippa quelque part dans les montagnes au nord de la chaîne. Changeant radicalement d'objectif, le groupe décide de filer de loin ce convoi pour assurer sa sécurité.

 

Les choses ne trainent pas, quelques heures de route plus tard, des bruits de combat se font entendre. Magnus et Marmaille chargeront à droite, Strégus, à gauche. Leurs adversaires sont une vingtaine, les hommes d'escorte onze. Ça devrait passer.

Le combat est pourtant rude et ils identifient rapidement les assaillants : des légionnaires. Strégus capture leur chef mais ce dernier refuse de donner l'ordre de se rendre. Pendant ce temps Marmaille est désarçonné et finit au sol. Le malheureux hysnaton n'arrive pas à se défendre face aux dizaines de coups de glaive qui l'assaillent. Il meurt sous le nombre.

Magnus et Strégus, appuyés par les membres de l'escorte reprennent le dessus et un coup d'exal particulièrement violent achève les blessés. Voyant que le chef des assaillants n'hésite pas à se trancher la gorge, Magnus tente de capturer le dernier survivant mais le soldat est plus rapide et s'enfonce son glaive entre les côtes. Un gadhar, membre de l'escorte Agrippa ramasse Constance qui pleure son ancien Porteur bien aimé. Il s'appelle Kikou et quitte ses camarades comme ces derniers s'y attendaient. C'est le destin de tout Porteur que de partir. Magnus reconnait parmi les morts des compagnons d’arme : Ces hommes sont des de la Treille sous les ordres du Suradar Ancelin.

Les survivants décident d'enterrer tout le monde sur place et Magnus soigne efficacement les blessés. Se séparant du convoi, ils font route vers Durguette. Ici aussi l'accueil et froid et quand ils leur parlent des pillards barbares, les villageois expliquent qu'ils font surtout de la petite rapine pour voler des vivres. Cela étonne les Porteurs qui décident d'aller voir sur les lieux d'une attaque de troupeaux.

 

Les bergers ont été massacrés et le troupeau volé. Mais le plus étonnant dans ces traces, c'est le nombre de pillards. Magnus et Strégus évaluent cette troupe à une cinquantaine d'individus. Cinquante barbares pour tuer quatre bergers et voler quelques moutons ? Sans même mettre le village à sac ? Les trois Porteurs vont donc suivre leurs traces pour en avoir le cœur net.

Et les conclusions ne se font pas attendre. Dans une vallée, ils voient Proback haranguer presque un millier de barbares déchus dont un paquet de piorads. Les renégats font des stocks de vivres et se dirigent vers le nord. Une menace supplémentaire plane sur les forts.