En route pour le remède

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Le temps presse pour les Porteurs. Le poison qui les ronge est sur le point de les tuer. Ils choisissent pourtant de rester sur place et d’attendre. Madrille produit des matériaux de brut pour les épiciers, l’un d’entre eux passera surement prochainement.

Heureusement pour eux, c’est effectivement le cas et Saarl et Lakhdar réunissent une très grosse quantité d’or pour obtenir de la poussière d’Orlog et un onguent qui ralenti les effets de la toxine.

Pendant ce temps, Morleck est retourné voir Madrille pour évoquer ce problème de poison et obtient l’espoir d’une réduction chez l’épicier qui vient d’arriver. Mais quand il rejoint ses compagnons, la transaction a déjà été effectuée. Il utilise quand même le nom de Madrille pour acheter à bas prix deux doses de somnifères.

Dans le désert, les quatre jours de voyages sont épuisants. Pour tenir, Lakhdar consomme une grosse dose d’épice et finit par sombrer dans une dépendance morbide.

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Ils arrivent enfin devant la cité du producteur de poison dont les Armes ont parlée. Celle-ci est bâtie sur un pic rocheux et se compose de ruelles escarpées qui serpentent entre de hauts bâtiments longiformes. La population vit repliée sur elle-même et les étrangers sont très mal vus, même pour des batranobans, les habitants font preuve d’une réelle défiance pour tout ce qui n’est pas du cru.

Wakala et Saarl vont immédiatement taper à la porte du seigneur local, le préparateur émérite du poison, mais ils essuient un refus. Tout Porteur qu’ils sont, ils n’ont pas le statut social qui permet d’obtenir un entretient avec sa seigneurie.

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En route, Wakala est tombé sur le « fer de lance ». Les anciens camarades de Saarl et Philips sont sur place et le thunk a du mal à croire à un hasard.

Philips, de son côté va faire un tour pour repérer le niveau de sécurité de la ville et la localisation de ses différentes sorties. Il rencontre alors Reg, l’Arpenteur qu’il a chargé de reformer le groupe de soldats de Messager, la garde d’Al Rackel. Ce dernier est en prison et c’est au travers d’une grille située au niveau du trottoir qu’ils échangent ses informations. Le capitaine lui explique qu’il est venu récupérer les Arpenteurs comme Messager le lui avait ordonné mais ces derniers sont entrés au service du seigneur local étant donné que la Dague-Dieu avait disparu. Et bien sûr, ibn Califa refuse de lâcher sa garde d’élite, ce qui explique sa présence en prison.

Philips se laisse alors surprendre par six de ses anciennes connaissances du « fer de lance ». Ces derniers expliquent avoir été recruté par des dérigions qui supposaient qu’ils viendraient par ici dans un état de fatigue avancé pour chercher un contre poison. En souvenir du bon vieux temps, ils proposent à Philips de leur laisser Messager et de disparaitre. Mais l’hysnaton ne l’entend pas de cette oreille. Il s’envole vers les étages supérieurs et commence à fuir par les toits. Il essuie quelques tirs et une volée de menaces mais finit par semer habilement ses poursuivants.

De leur côté, Lakhdar et Morleck font le tour des tavernes afin de voir où ils mettent les pieds. Un des taverniers justement a repéré Wakala et pense qu’il est l’un de ses Porteurs que les mercenaires étrangers recherchent. Ce benêt de gadhare cherchait un bordel et il lui a indiqué celui de son neveu Sourdine, juste en face. Le Porteur devrait être occupé pour un moment et le tavernier les invite à venir le dénoncer avec lui afin de toucher la récompense. Lakhdar et Morleck acceptent volontiers et le massacre dans une ruelle sombre.

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Saarl s’occupe avec des saltimbanques pour oublier les douleurs du poison. Mais quand il s’aperçoit qu’il joue depuis des heures avec des charmeurs de serpent, il reprend ses affaires. et rencontre Mahéra qui est en train de finaliser des affaires avec les Tareks. Saarl tique. Certes, Mahéra et Morleck sont leurs associés mais ils sont aussi en train d’armer leurs ennemis. Il se propose alors d’aller retrouver ses camarades pour annoncer à Morleck qu’il est riche mais que c’est à leur dépends !

Wakala est allé acheter un nouveau bordel pour sa chaine « chez Okpala, du cul oui, mais du bon ! ». Il rencontre donc Sourdine, un batranoban particulièrement raciste qui hésite longtemps à tuer. Rejoint par Morleck (couvert de sang), il parvient à négocier et à installer une nouvelle succursale.

Le groupe finit par se reformer pour faire le point. Saarl et Philips ont compris que Messager est connu du seigneur local et que c’est là leur ticket d’entrée. Ils ont également appris qu’ibn Califa vit la nuit et qu’il faudra encore attendre pour le rencontrer. Lakhdar a retrouvé la trace de l’épicier en orange dont l’épice a rendu fou de convoitise Sambre et propose à Saarl et Philips de l’aider à cambrioler son laboratoire. Malheureusement, le local se trouve à côté d’une caserne et il va falloir être discret.

Pour entrer, Philips entreprend de crocheter la porte pendant que ses deux amis le couvrent. Mais Saarl et Lakhdar, couvert de l’exéma provoqué par le poison, attire la compassion (et la crainte d’un risque de contagion) des soldats qui leur proposent de les conduire chez un soigneur. Lakhdar, voulant la jouer souple, accepte et les suit afin de laisser Philips finir son travail. La porte s’ouvre enfin et les deux Porteurs entrent. Ils se retrouvent face à une vieille femme de ménage qui hurle et le menace. Elle est bientôt rejointe par un jeune apprenti qui ajoute ses hurlements aux siens. Il faut dire que deux étrangers qui entrent par effraction ne suscitent pas la confiance.

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Quand Lakhdar revient, il voit une dizaine de soldats se diriger vers le laboratoire. Via son Arme, il prévient celles de ses compagnons. Ces derniers, après une tentative d’intimidation ratée de Saarl, décident de prendre la fuite, entrainant à leur suite la soldatesque en patrouille.

Profitant du vide ainsi créé, Lakhdar entre, tue sans ménagement la vieille femme et le jeune homme, puis gravit les étages jusqu’à trouver sa cible. Il maitrise l’épicier sans effort mais subit les assauts mentaux de Sambre qui devient fou à l’idée de trouver l’ingrédient qu’il convoite. Lakhdar parvient à obtenir de l’homme le nom de cet épice inconnu. Il s’agit de « Souffle du temps ». Le Tarek renonce à poser d’autres questions de peur que son Arme ne lui grille le cerveau et exécute le chercheur.

Philips n’a pas renoncé à récupérer les Arpenteurs. Il conduit ses camarades jusqu’à la prison. Reg reconnaitra les Arpenteurs et pourra les convaincre de laisser tomber Ibn Califa. Morleck parvient habilement à rouler le garde qui lui remet Reg avant de le laisser partir.

Sur le chemin du retour, ils tombent dans une embuscade tendue par les hommes du « fer de lance ». Ces derniers ont laissé des vigiles devant la prison en pensant, à juste titre que Philips reviendrait dans les parages. Les Porteurs sont donc cernés, dix hommes en face d’eux, autant derrière, et un Reg épuisé sur les bras sans parler de Morleck.

Sans attendre, ils décident de se frayer un chemin en fonçant dans le tas, avant que le groupe de derrière ne leur tombe dessus. Lakhdar, Saarl et Philips pulvérisent en une seconde la quasi-totalité du groupe qui leur faisait face. Même Morleck, par ruse encore une fois, parvient à planter l’un des agresseurs que Reg achève sans pitié. Au milieu des morceaux, des viscères et du sang répandus, ils reprennent leur course dans les ruelles pour semer le reste du groupe.